Il y a dans l’Evangile de ce dimanche, un des préceptes les plus importants de tout l’enseignement du Christ, si tant est que l’on puisse les classer. « Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. »

Je me garderai bien de le commenter en tant que tel, laissant cela à qui de droit.

Mais comme depuis quelques mois maintenant nous avons la chance, à plusieurs, de rencontrer des jeunes gens qui se préparent au mariage dans notre paroisse, nous avons à réfléchir et à témoigner de ce « Oui » qu’ils vont se dire et que nous avons nous-mêmes proclamé il y a déjà un certain temps.

Ce  « Oui » est vraiment un mot essentiel. C’est un mot constructeur.

Car ce « Oui » est, en soi, un engagement, pas un acquiescement. Ce n’est pas seulement une réponse à une question, fut-elle importante ou banale, c’est la réponse de tout notre être à une nouvelle vie.

Et ce « Oui »  ne peut être donné de façon machinale ou purement sociale à la mairie ou devant monsieur le curé. Il doit être regardé au cœur même de ce que nous sommes. Nous sommes tous le résultat d’un « Oui ».

Jésus lui-même est le fruit d’un « Oui » total, celui de Marie, à l’envoyé de Dieu, l’ange Gabriel. Ce « Oui » qui a permis cette fusion entre le créateur et sa création, entre l’Amour et notre contingence.

Et ce qu’il y a d’extraordinaire aussi, c’est que le « Oui », mot de la fidélité, est en même temps le mot de la liberté absolue. Il ne peut exister que s’il y a, en face de lui, la possibilité tout aussi grande de dire « Non ». Ce « Non » qui lui aussi, comme le rappelle le Christ, ne peut et ne doit être qu’absolu, pour la même raison qu’il nous engage tout autant.

Enfin, comme il y a de fortes chances que nous lisions ces quelques lignes  avant que ne commence la messe, pensons à cet autre « Oui » que la plupart d’entre nous allons proclamer dans quelques instants quand on nous présentera « Le corps du Christ » et que nous répondons avec conviction «  Amen »… là aussi, un « Oui » absolu.

Albéric