En ce quatrième dimanche de l’Avent, l’Eglise nous invite à contempler ce qui est caché aux yeux des hommes et que Dieu veut révéler : le mystère de sa venue. Aujourd’hui dans une première étape l’enfant-Dieu caché se révèle à travers le visage de sa mère, de la Vierge Marie, de cette jeune fille de Nazareth.
Qui mieux qu’elle pourrait nous montrer comment découvrir la venue du sauveur ?
Qui mieux qu’une mère sait ce qu’il convient pour préparer pour la venue de son enfant ?
La femme est invitée à être sentinelle de l’invisible comme le rappelait le Saint pape Jean Paul II. Ce qui se dit pour la femme se dit pour l’Eglise ; Nous aussi en ces temps bien sombre soyons sentinelle de l’invisible.
Alors laissons-nous éclairer par la Parole de Dieu telle une flamme dans la nuit.

Saint Luc veut nous présenter la Vierge Marie comme étant la véritable Arche d’Alliance, communiquant la présence de Dieu à tous ceux qu’elle visite.
A la différence de l’Ancien Testament, avec Marie, en ce jour de visitation, cela se fait dans une extrême simplicité.
Marie, la toute humble, effacée, discrète, fidèle, vient vers nous ce matin, demeurer dans notre maison. Elle vient nous visiter.
Elle est présence de Dieu. Elle est le tabernacle qui renferme la divinité. Dieu lui-même vient nous visiter, avec elle et en elle.

L’Eglise, en cette dernière ligne droite qui nous conduit à la crèche, nous la présente comme le signe qu’il nous est bon de recevoir.

Comment allons-nous accueillir la mère de celui qui est la miséricorde du Père ?

Comment allons-nous nous laisser saisir par la grâce de l’Esprit saint pour tressaillir d’allégresse ?

Ne devrions-nous pas nous aussi danser de joie ?
La vraie joie que nous pouvons vivre à quelques jours de Noël. Laissons de côté le stress et les énervements, les longues queues des caisses dans nos supermarchés et entrons dans la vraie joie, la joie de Dieu.
Pour entrer dans cette Joie divine qui unit ces trois âmes

« Il nous faut nous laisser entraîner dans l’acte de foi de Marie. »

Elizabeth nous le révèle. « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

La source de la joie chrétienne se trouve dans notre foi en ce Dieu qui nous a envoyé son propre Fils pour nous sauver, nous délivrer de la mort et du péché, de ma mort et de mon péché. Élisabeth pose la bonne question d’où met –il donné ? La première lecture et la seconde nous y réponde. Son origine remonte au temps anciens Oui Dieu a préparé la venue de son fils de toute éternité. Rien n’est dû au hasard mais Dieu a de la suite dans les idées. Il n’abandonne pas l’homme à son triste sort de pécheur mais il veut le sauver et pour cela Dieu lui-même se mets en visitation. Saurons-nous l’accueillir comme Elisabeth a accueilli Marie ?

Je nous invite dans ces quelques jours qui nous restent, à faire effort pour enter dans le silence de Dieu, à nous laisser caresser par la brise légère de sa parole et à la méditer en notre cœur.
Prenons du temps ou plutôt donnons du temps au Seigneur pour qu’il vienne nous visiter. Comme Marie accueillons-le dans notre quotidien.

Demandons à Marie de nous apprendre à voir l’invisible.

Laissons-nous guider par celle que Dieu a choisie entre toutes les femmes pour nous donner son Fils, le Seul qui puisse nous rendre la véritable Joie, la joie d’être sauvé, d’être pardonné. Oui Dieu fait miséricorde à son peuple. Oui Dieu veut me faire miséricorde

Je vous salue Marie…

Je vous salue Marie, Pleine de Grâce
Le Seigneur est avec vous
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, le fruit de tes entrailles, est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu
Priez pour nous, pauvres pêcheurs.
Maintenant, et à l’heure de notre mort.

Amen