Frères et sœurs, en ce matin de Noël, la liturgie nous donne d’entendre ce beau texte qui commence l’Évangile de st Jean.

« Au commencement était le Verbe, la parole de Dieu… et le Verbe s’est fait chair ».
Oui, ce matin, c’est le temps du commencement nous dit st Jean. Il reprend la même expression du premier du livre de la Genèse.
C’est l’heure de la nouvelle création, de la recréation.
Une création non abîmé par le péché. Une création qui annonce une restauration. Celle de l’homme : de tout homme et de tout l’homme.
Dieu, aujourd’hui, prend visage d’homme.
Hier soir nous étions à la crèche avec Marie, Joseph et les bergers et surtout l’enfant Jésus. Il y avait un décor humain si je puis dire.
Aujourd’hui, St Jean nous invite à la contemplation, à prendre de la hauteur mais c’est le même mystère.

Il le dit avec ces mots de théologiens : « le verbe s’est fait chair »

Je le dis avec mes mots : « Dieu s’est fait bébé ». 3kg 7 à peu près
A Noël, Dieu « nous parle par son Fils », il nous dit, nous crie, son immense amour pour l’humanité. « Le Verbe a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. » Il manifeste sa proximité étonnante, sa solidarité avec les hommes et en particulier avec les plus pauvres.

Il vient nous visiter, habiter au milieu de nous. Dieu dresse la tente de sa demeure parmi nous cette tente de la rencontre c’est son Fils son unique.

« Il est la vraie lumière qui éclaire tous les hommes en venant dans le monde ». Désormais, nous ne pouvons plus l’imaginer lointain, perdu dans les nuages. L’éternel entre dans le temps.

Le créateur de toute chose vient parmi sa création.
L’invisible devient visible.
Nous n’aurons jamais fini d’épuiser ce mystère.
Mais ne l’oublions pas, si nous nous penchons devant une telle merveille, il ne faudrait pas oublier une merveille plus grande encore celle de la nouvelle naissance.
Celle de la victoire de l’amour.
Celle qui a permis à cet enfant, devenu homme, de traverser la mort.
Oui, Noël n’a de sens que parce qu’il y a eu Pâque.
St Jean le précise : les ténèbres (de la mort) n’ont pas arrêté la lumière de Dieu contenu en cet enfant qui nous dit Dieu, qui nous montre Dieu.
Le verbe est bien l’élément d’une phrase qui relie le sujet au complément
Ainsi en est-il du Christ : il relie Dieu, principe, source de toutes choses, au complément que nous sommes.
Voilà la bonne nouvelle, l’Évangile qui nous fait vivre, nous chrétiens, l’Évangile qui alimente notre espérance, nous pousse à aimer à la manière de Jésus !
Comme lui, nous reconnaissons que tout vient de Dieu et nous désirons-nous offrir à lui. Voilà ce qui change tout.
Voilà ce qui fait de Noël un jour de commencement ! Désormais, nous pouvons suivre Jésus dans ce chemin d’humilité et d’amour, fragile et désarmé comme l’enfant de la crèche.
Nous pouvons le suivre jusqu’à la croix pour ressusciter avec lui.
St Jean ne s’y trompe pas quand plein d’émerveillement il affirme

« Tous, nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce sur grâce. »

Le verbe vient apporter la ressemblance perdue par le péché, l’égoïsme, la colère et la haine.
En son verbe Dieu nous montre le chemin de la paix, de l’amour et de la vie.
Jésus, Verbe de Dieu est lui-même chemin vérité et vie.
L’évangéliste St Jean nous invite à l’emprunter, à le suivre, à devenir son disciple et à en témoigner.
Dieu s’est fait homme pour que se réalise la promesse qu’il nous a faite : être à notre tour fils de Dieu. Voilà la vraie joie de Noël.
Joie d’une humanité visitée par Dieu.
Joie de l’alliance nouvelle qui nous permet de vivre en communion avec Dieu et avec nos frères.

  • Noël, c’est la fête des commencements, commencements d’un petit bout d’homme fragile, confié à l’affection de la Vierge Marie et sur lequel veille Joseph.
  • Noël, c’est le commencement du merveilleux parcours de Jésus, le chemin d’Évangile qui ouvre à tous les hommes l’alliance avec Dieu.

En Jésus, Dieu a pris visage. Dieu s’est fait chemin.
En suivant Jésus dans sa pratique d’amour au quotidien, nous avons le chemin assuré vers le Père et son bonheur éternel.

Noël sera vraiment Noël pour nous, si nous nous prêtons à cette grâce des commencements, si nous laissons Dieu nous visiter et orienter notre cœur vers son Fils, plein de grâce et de vérité, lumière née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu.
Je vous invite comme des enfants à fermer vos yeux.
A descendre à l’intérieur de vous-même.
A ouvrir la porte de votre cœur et à demander à Dieu de venir déposer son verbe son fils Bien-aimé :

« Viens Jésus, en moi. Viens faire ta demeure.
Je t’ouvre la porte, tu peux enter et y rester. »

Oui aujourd’hui encore le verbe se fait chair en mon cœur, en moi, avec moi et par moi et il demeure parmi nous tous. Il est là. Adorons-le.
Aimons-le et laissons-nous aimer par lui.
Oui paix sur la terre de Belleville aux hommes qui l’aime
Belle et sainte fête de Noël

Amen