En Avent toutes et tous. L’Église l’envisage trois venue du fils de l’homme :
Une historique, sa naissance dont nous ferons mémoire le 25 décembre.
Une venue quotidienne dans nos vie.

Et une venue glorieuse quand tout sera achevé. Cet avènement final, nous le confessons chaque dimanche « nous attendons ta venue dans la gloire ».
Les textes de ce dimanche nous orientent dans cette direction.

La Parole de Dieu est un appel à l’espérance. Notre Dieu est un Dieu fidèle. « Fidèle à sa promesse de bonheur ».

Cette bonne nouvelle nous rejoint dans un monde traversé par l’insatisfaction, l’angoisse et la peur. Ce n’est pas une nouveauté.

Le prophète Jérémie, lui aussi, s’adressait à un peuple qui souffrait de la défaite et de la misère. Il lui annonçait un avenir merveilleux. Notre Dieu est le Dieu sauveur et libérateur. Il est celui qui a vu la misère de son peuple, pas seulement la misère matérielle mais aussi la misère morale et spirituelle. Il invite les pécheurs à retrouver la bonne route qui conduit vers Dieu. Cette bonne nouvelle se réalise spécialement en Jésus. Avec lui, le Royaume de Dieu est là.

Les autres lectures nous parlent de la seconde venue de Jésus. Paul invite les Thessaloniciens à s’y préparer. Ce jour-là, le Seigneur reviendra, accompagné de tous les anges et de tous les saints pour manifester à tous la venue du monde nouveau de Dieu. Nous sommes tous invités à nous y préparer activement. L’apôtre nous supplie de nous conduire en conséquence. Il nous recommande de rechercher « une sainteté sans reproche devant Dieu le Père ».

Au jour de notre baptême, nous nous sommes engagés sur les sentiers de la foi. Il n’est plus question de s’arrêter. Il nous faut sans cesse « croître et abonder dans l’amour ».

Frères et sœurs, nous ne pouvons pas nous contenter d’un « programme minimum ». L’Évangile nous appelle à une vraie conversion du cœur. Il nous faut repartir chaque jour à la découverte des nouvelles exigences du Christ. Il est toujours devant nous, pour nous inviter à dépasser les progrès de la veille dans le domaine de l’amour fraternel : « Faites de nouveaux progrès ». Comme lui, il nous faut « oublier le chemin déjà parcouru et courir vers le but » (Phil 3. 14). La cible a atteindre c’est le Christ, c’est son Royaume de justice, de paix et d’amour.

Dans l’évangile, Saint Luc nous dit que « Jésus parlait à ses disciples de sa venue ». Il ne s’agit pas pour lui de revenir comme avant. C’est en ressuscité qu’il va venir et qu’il continue à venir. Par sa mort et sa résurrection, il nous ouvre le monde de Dieu son Père ; il nous offre la vie divine. Il va venir pour nous faire entrer pleinement dans cette vie nouvelle, dans le Royaume de Dieu.

Il ne vient pas établir un nouveau Royaume terrestre. Lui-même nous a prévenus dimanche dernier : « Mon Royaume n’est pas de ce monde ». C’est pourquoi il porte sur chacun et chacune d’entre nous, un regard d’espérance, de tendresse et d’amour.

Aujourd’hui, Jésus nous invite à « lever la tête ». Le jour du Fils de l’Homme s’abattra « soudain comme un filet ». Si nous voulons aller à la rencontre du Seigneur, des précautions s’imposent : la vigilance et la prière. Si nous suivons cette consigne, nous ne serons pas trouvés distraits ou endormis.

Le croyant doit être un « espérant ». Il doit témoigner aux yeux de tous que la venue du Seigneur est une bonne nouvelle. Elle seule est capable de nous renouveler radicalement.

En venant ici dans cette église, nous avons choisi de nous retrouver loin de l’agitation commerciale qui se manifeste à l’approche de Noël.
Nous le voyons bien : les publicités nous proposent chaque jour « un Noël idyllique surtout en omettant de nous dire qui est l’acteur principal de la fête » Laïcité oblige.

En ce temps de l’Avent, la Parole de Dieu nous interpelle : « Ne laissez pas vos cœurs s’appesantir dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie ». L’Évangile nous appelle à vivre chaque jour de manière généreuse dans l’amour. A faire advenir sa vie dans nos vies. Cela ne sera possible que si nous sommes unis au cœur de Jésus. C’est ainsi que Noël nous fera entrer dans une grande joie, une grande paix.

Sur ce chemin de l’Avent qui commence, le Seigneur est là. Il est Celui qui nous annonce notre délivrance. C’est pour cette raison qu’il nous recommande de rester éveillés et de prier. Quelle est la place que nous allons lui donner ?
Prenons la résolution d’être attentifs à Dieu et aux personnes que nous allons rencontrer. Entrons dans une véritable conversion du cœur. Accueillons le pardon que le Seigneur nous propose. Préparons notre crèche intérieure en recevant le sacrement de la réconciliation. Osons ouvrir nos maisons et nos cœurs à l’étranger. Donnons un peu de temps pour que notre paroisse soit encore plus accueillante dans toutes les propositions qu’elle fait.
Et surtout, ne lâchons jamais la prière. Grâce à elle, à la fin de notre vie et à la fin des temps, nous serons jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l’homme.

Oui, Seigneur, fais-nous connaître ce bonheur de tenir debout en ta présence. Viens, Seigneur Jésus, viens nous t’attendons.

Amen