Saint Jean-Baptiste de Belleville

Bienvenue sur le site de la Paroisse catholique Saint Jean-Baptiste de Belleville.

Catégorie : 2015- 2016 (Page 2 sur 4)

FESTIVAL MISERICORDIA : EXPOSITION PHOTOS – Alban EYSSETTE

Dans le cadre du festival « MISERICORDIA »

des artistes au service de la miséricorde

affiche-misericordia-alban-page-001Un évènement à ne pas manquer :

 Alban  EYSSETTE

expose ses photos, sur le thème du dernier livre du pape François  :

« Le nom de Dieu est miséricorde »

du 25 septembre au 2 octobre

Tous les jours de 15h30 à 18h30

Vernissage : dimanche 25 septembre à 12h30

LA RENTRÉE DU CATÉCHISME – AUMÔNERIE – PATRONAGE

Merci d’agrandir l’image pour les infos de la rentrée

du catéchisme, de l’aumônerie et du patronage.

Vous pouvez encore inscrire vos enfants

A BIENTÔT

MESSE A LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE BELLEVILLE, REINE DES FAMILLES

MESSES CÉLÉBRÉES EN 2016 – 2017

 DIMANCHE – 10h – 3, rue Rampal

18 septembre
16 octobre 2016
1er (Toussaint) et 20 novembre
18 et 25 décembre (Noël)
15 janvier 2017
26 février
19 mars
16 avril (Pâques) et 30 avril
7 et 25 mai (Ascension)
11 juin 2017

FESTIVAL MISERICORDIA : TEXTE DE PABLO ABAD SUR LA SUITE DE L’ÉVANGILE SUR LE JEUNE HOMME RICHE

L’HOMME QUI AVAIT DE GRANDS BIENS,

par PABLO ABAD, d’après SAINT MARC

17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » 18 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.  19 Tu connais les commandements : Ne commets    pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

 20 L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » 21 Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »

22 Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.                                                                                                                                                       (Marc, X)

 

Partir

Le beau mot

Tourner la tête

Détourner le regard.

 

Il était sorti précipitamment du groupe/ s’étonnant de l’empressement qui l’avait saisi en arrivant.

Il avait traversé/ d’un pas rapide/ la poussière sur la place/ qui retombait à mesure qu’il s’éloignait de l’agitation

Et le bruit s’atténuait avec la distance/jusqu’au chemin qui le menait au village.

Chemin qu’il accueillit comme un refuge pour sa propre agitation.

Mais ce chemin qui lui était jusqu’alors amical/rassurant/

Il lui semblait/ maintenant/ l’emprunter pour la première fois.

Le sentier sec et pierreux qui surplombait le village/ lui parut enfermé de silence.

Il n’y percevait

Ni les odeurs habituelles

Ni les bruits familiers

Et sa démarche malaisée/ le contrariait sans émotion.

Le village lui était étranger/ comme un décor inhabité/ au relief estompé.

Il éprouvait avec une étrange indifférence/ un sentiment presque irréel de solitude.

Le calme du village isolé/ qui l’apaisait d’habitude

Il l’éprouvait maintenant comme un vide inquiétant

Une menace imprécise.

Comme il approchait de sa maison/ et pressentait l’accueil qui lui serait fait

Les sourires auxquels il devrait répondre

L’affection des siens

L’harmonie habituelle de la vie ordonnée

Il hésita.

À bonne distance /il en fit le tour/ plusieurs fois

De façon mesurée cependant/comme pour « prendre son élan ».

 

Parfois/ la satisfaction de soi/ la sensation du devoir accompli/ incitent à avancer d’un pas sidéral et léger/ comme si l’on possédait un secret/ rendant la démarche à la fois sûre et insouciante. Ce n’était pas le cas aujourd’hui.

Il constatait les choses/ mais ne les sentait pas.

 

Chacun était revenu à ses occupations/ tous s’affairaient :

Le forgeron était à sa forge

Le charpentier à ses outils

Le cordonnier à ses sandales

Le fermier à sa ferme

Les enfants à leurs jeux

Et les femmes s’appliquaient au repas.

Chacun était revenu à ses occupations

Et lui/ semblait désaffecté

Contraint à un trouble sentiment d’inquiétude

D’oisiveté

D’abandon

Et bientôt de colère

Une colère laide et impuissante puisqu’il ne savait contre qui la mesurer.

 

« Bon Maître… » avait-il demandé.

« Pourquoi m’appelles-tu bon ? » avait-Il répondu.

Démasquant aussitôt l’ironie prétentieuse dont il avait fait preuve/ presque par mégarde/dans une sorte d’insouciance cynique et brutale.

Il avait ainsi manifesté à ses propres yeux/ la fragilité de ses certitudes.

Et sans même l’interrompre/ le Maître l’avait désarmé.

« Vends tous tes biens et suis-moi. »

C’est à ce moment-là précisément/ qu’une grisaille laide l’avait suffoqué.

Quand le doute affleure en nous, il ne nous lâche plus.

Sa caresse nous assoupit et la torpeur envahit nos sens

Soudain

Il eut très envie de dormir.

 

ORGUE

Le matin/au réveil/ il avait pour habitude d’aller faire une brève promenade

Qui lui permettait de constater

Le bel ordonnancement des choses

Des gens

De ses propriétés.

Leur harmonie le tranquillisait

Le rassurait.

L’apaisait/ se disait-il aujourd’hui.

Sans doute/ parce qu’au fond/ c’était un homme inquiet.

Par nature pour ainsi dire.

Lorsqu’il percevait/ ou même soupçonnait/ un déséquilibre dans l’agencement du monde/

Il se défendait de la désagréable impression qu’il ressentait/ par un irrépressible besoin d’y remédier d’autorité.

Avec le plus souvent/ un fort sentiment d’impuissance et même /– mystérieusement –/ de crainte/ lorsque ses efforts/ pour y parvenir/ lui paraissaient vains.

Aujourd’hui par exemple, il avait été le premier levé.

Par la fenêtre/ il y avait encore des lambeaux de nuit qui s’attardaient/ et pesaient sur une vague buée/ qui persistait à ras de terre/ comme si la toilette du petit matin n’avait pas encore séché.

D’habitude/ au réveil/ il était accueilli par le sourire de sa femme

et les murmures des enfants à l’extérieur

Et le bruit familier de ses gens au travail.

 

Il regardait/ dans le miroir/ son visage endormi/ qu’il détaillait avec une inhabituelle suspicion.

On est toujours un peu fripé par la nuit/ qui nous chahute malgré nous / dans tous les sens/se disait-il.

S’essayant à une sorte d’humour qui ne lui était pas habituel.

Il ne se reconnaissait pas.

Le cheveu en bataille/ la barbe confuse.

Il remarquait quelques ridules froissées et pensait qu’il était temps de s’apprêter à affronter la journée.

Mais il restait/ et s’attardait devant son miroir.

 

Il ne se reconnaissait pas.

 

Comme les enfants qui s’amusent à se défigurer à coups de grimaces/ il s’essayait à changer de regards :

Un regard de reconnaissance.

Puis l’œil noir de celui qui est en colère.

Puis un regard souriant.

Car il avait remarqué depuis longtemps/ qu’un regard pouvait être souriant/ sans l’aide des lèvres.

Les yeux, à eux seuls, pouvaient sourire.

Cela/ il l’avait constaté chez les autres/le plus souvent chez les gens qui lui étaient agréables.

Il y avait aussi le regard d’autorité/ celui-là était plus facile.

Il n’y avait quasiment rien à faire / ne pas ciller/ et lever légèrement le menton.

Et le regard de réflexion/ une sorte de regard vers l’intérieur/ pour donner de la profondeur.

Il suffisait de fermer les yeux.

De laisser voir qu’on est allé très loin chercher des réponses/ et qu’on va bientôt revenir avec des certitudes.

Puis de les rouvrir.

C’est très valorisant. On y croit soi-même parfois.

 

Mais à vrai dire/ tout cela n’était qu’apparence. Il en avait bien conscience.

Au fond/ pas si éloigné des grimaces que se font les enfants/ comme si dans leur jeu même/ ils s’exerçaient déjà à leur futures simagrées.

La vérité, c’est qu’il n’oubliait pas le regard du Maître.

Pas plus qu’il n’oubliait Sa réponse : « Nul n’est bon sinon Dieu seul. »

Alors qu’il voulait contester l’autorité de Jésus/ celui-ci l’avait invité à se diriger vers Dieu.

 

Et cependant/ Son regard était bon.

Il n’arrivait pas à se débarrasser de cette impression.

Le regard que le Maître avait posé sur lui/ s’était imprimé sur sa rétine/ comme un éblouissement qui persiste sans défaillir.

Il s’essaya de nouveau à reproduire sur le miroir/ une ébauche de bonté en grimaçant de tout son visage/ puis/ lassé/ il passa à sa toilette/ pour transformer l’homme de nuit en homme de jour.

 

ORGUE

 

Il lui fallait convenir/ Que le bref entretien qu’il avait eu avec le rabbi Jésus/

L’avait laissé en équilibre

Entre le regard qu’il avait posé sur lui

Et la tristesse avec laquelle il était reparti/ et qu’il éprouvait comme un fardeau injuste.

Il claudiquait entre les deux.

 

La lumière du regard d’amour/ qu’il ne se sentait pas mériter

Venant de temps à autre soulager son accablement

Et jetant dans les choses affadies /des lueurs inespérées/ à des moments inattendus.

 

Il était allé se renseigner sur l’Éternité.

Et voilà que

Tantôt les moindres moments de sa vie perdaient leur goût

Tantôt leur saveur revenait/ comme relevée et révélée par le souvenir du regard.

 

Le rabbi Jésus avait posé des questions.

Il avait donné/ lui semblait-il/ les bonnes réponses.

Mais avait-il bien compris les questions ?

Comment avoir la prétention de répondre /si l’on n’entend pas la question ?

 

Alors il se raccrochait à ceci :

Jésus n’avait pas seulement posé des questions

Il avait surtout posé son regard

Comme on pose une question

Comme on pose une main sur l’épaule

Comme on épaule quelqu’un qui titube

Comme on redresse quelqu’un qui va tomber

ORGUE

 

Il traversait le marché du matin.

Il avait pris l’habitude de se lever avec le regard du rabbi Jésus.

Il avait accepté/ que son regard ne soit pas seulement un regard de bonté

D’autorité

De compréhension.

C’était bien plus que cela.

C’était un regard de pur amour

Sans arrière-pensée

Sans intention humainement perceptible.

Un regard de miséricorde

Qui le protégeait de ses propres hésitations

Le rassurait sans le contraindre.

Non

Ce regard l’obligeait quand même à se questionner lui-même

Mais sans qu’il sût exactement la question.

 

Il avait pris l’habitude de se lever avec ce regard/ et se sentait déjà soulagé de quitter L’épaisseur de la nuit

La confusion des rêves

La pesanteur de son corps encore assoupi.

C’est ainsi que le regard accompagnait sa toilette du matin.

Et lorsqu’il avait fini de s’habiller/ il s’enveloppait de ce regard/ comme d’une aura quasi maternelle /qui le protégeait/ et l’encourageait en même temps qu’il le bouleversait.

ORGUE                                                     

Il traversait le marché du matin.

Maintenant il s‘attardait à regarder.

Il ne se contentait plus de fendre le tohu-bohu avec détachement/ du pas assuré de l’homme qui sait où il va.

Il voyait désormais les petites gens/ qui vendaient derrière les étals

Il apercevait tous leurs gestes/ auxquels répondaient les gestes de ceux qui achetaient.

Et il y avait les éclats de voix

Les voix plus suaves

Les rires

Les rixes

Les brefs accès d’humeur de certains

 

La couleur des tissus/ des fruits/ des légumes

Les odeurs qui se mélangeaient/ se fondaient/ puis se précisaient au fur et à mesure qu’il allait d’un endroit à un autre.

Tout prenait un relief inhabituel

Acquérait une vie insoupçonnée.

Et le contraste/ entre les couleurs/ devenu enfin évident pour lui

Ou la perception/ soudainement plus exaltée /qu’il avait des voix entremêlées

Au point d’entendre et de comprendre chacune en particulier/

Faisaient remonter à sa mémoire/ des souvenirs d’enfance profondément enfouis.

Une fraîcheur oubliée/ auréolée de nostalgie/ le soulageait de son inadvertance

Le rendait attentif aux détails.

Attiré par des anecdotes/ qu’il percevait comme des signes infiniment séduisants /derrière leur apparente insignifiance/

il lui semblait déceler la puissante connaissance qui s’y camouflait

Tapie dans des zones d’ombre qu’il avait oubliées

Se révélant et prenant le dessus sur son savoir.

Tout cela faisait beaucoup à engranger.

 

Il s’était arrêté au milieu du marché/ pour détailler avec une avidité affamée /les menus événements de la vie quotidienne /qui se déployaient avec souplesse autour de lui/ et se dévoilaient.

Lui-même se ressentait rigide

Planté là comme un pieu fiché maladroitement

Immobile dans ses vêtements d’apparat

Déguisé en décor inopportun

Tout juste capable  de contempler la vie sans parvenir à la saisir.

Et cependant

Personne ne semblait lui en vouloir

Personne d’ailleurs ne semblait le voir.

De fait/ qu’avait-il de si remarquable qu’on eût envie de s’y attarder ?

Certains/ qu’il connaissait/ l’avaient salué en passant/ mais l’avaient esquivé.

Sans doute/ dissuadés par son attitude attentive à autre chose qu’eux-mêmes.

Il était trop distrait pour leur être utile dans leur propre distraction.

 

En face de lui/ un couple de commerçants étalait des étoffes/ Tissus /menus objets

Les exposait/ les pliait/ les offrait à tout venant

Pour qu’on juge de leur beauté

Qu’on éprouve leur qualité.

 

La femme le détaillait depuis un moment/ tout en caressant du dos de la main/ une cotonnade colorée.

Puis elle passait à autre chose

Vantant/ par exemple/ d’un mouvement précis et convaincu/divers lainages, soieries et tentures.

Elle revenait ensuite à lui/comme si elle cherchait à l’attendrir avec sa cotonnade colorée/ et cette curieuse minauderie du mouvement de sa main sur le tissu.

Un instant/ il pensa qu’effectivement le tissu qu’elle désignait/ lui siérait

Le mettrait avantageusement en valeur

Mais son attention fut aussitôt attirée par la voix puissante qui vantait les fruits/ les légumes et les fromages/ disposés sur l’étalage derrière lui.

 

Il se retourna.

 

L’homme avait des mouvements singuliers/ à la fois exacts et incertains

Il effectuait une sorte de chorégraphie sobre et ample

Il effleurait sa marchandise du bout des doigts

Comme un joueur de harpe ou de tambourin.

Sa voix portait loin

Elle était ferme et sûre.

Son visage cependant/ ne suivait pas le mouvement de ses mains

Il n’était tourné vers personne

Mais s’adressait à tous. Il était aveugle.

 

Au milieu du marché/ sur le visage du commerçant aveugle/ l’homme qui avait de grands biens/ décelait…. comme en une ébauche /le regard du rabbi Jésus.

Non qu’il y eût perçu de la bonté

De l’autorité

De la compréhension

Mais en cela que….

De manière mystérieuse

Cet homme sans regard/ lui révélait par sa voix et ses gestes /le goût des choses qu’il avait oublié.

Il éprouvait ainsi sur ses lèvres/ que seules/ l’humilité  et l’attention portée/ pouvaient faire coexister la saveur des choses les plus simples

Doux

Salé

Amer

Acide

Acre.

Tandis qu’habituellement/ quand la saveur est acide

Elle ne peut/ en même temps/ être amère.

Quand elle est douce

Elle ne peut être salée.

 

Quand le caractère d’un homme est simple

Quand il ne favorise et ne juge aucune tendance particulière en lui

Cet homme est mieux apte à connaître.

Et en sens inverse

Si un homme essaie de s’élever par son propre savoir

Le défaut/ est qu’une qualité l’emporte sur une autre et devient dominante

C’est donc de l’inclination dans un sens ou dans l’autre que vient le mal, se disait-il.

 

Il se demandait

Comment mangeait

Comment sentait

Comment voyait le rabbi Jésus

Comment il lui avait dit de connaître la loi.

 

Les plats qu’il consommait

Les repas en famille

Les réunions entre amis.

La pureté des aliments/ certes

Et leur préparation méticuleusement ordonnée.

Mais était-ce suffisant pour avoir la conscience propre ?

Derrière la pureté de la manipulation apprêtée/ agencée/ consciencieusement effectuée/

Il se demandait :

Qui a planté

Qui a arrosé,

Qui a veillé

Qui a cueilli,

Qui a cuisiné

Qui a servi

Et lorsqu’il s’habillait – ce qu’il faisait toujours cérémonieusement/ avec un soin raffiné dont il était fier et satisfait –

Ne masquait-il pas alors un corps souvent défectueux/ parfois souffrant/ soumis à des pulsions irraisonnées/ des douleurs qui lui semblaient imméritées ou injustes.

Que faisait-il au juste avec ses vêtements ?

Voulait-il corriger un défaut de la création ?

Masquait-il par pudeur/ avec tact/ avec réserve/ la honte de ne pas être à la hauteur ?

Et de quoi ?

Était-ce vraiment une forme de respect ?

Envers qui ?

Il se demandait :

Qui a cueilli/ tondu,

Qui a moulu la pierre/ choisi les pigments/ assorti les couleurs

Qui a tissé

Qui a cousu

Qui a vendu ?

Et pour finir :

À qui sont ces vêtements que je porte ?

Et s’ils sont à moi

Ce sont les miens

Qu’ai-je fait pour les mériter ?

Il s’était essayé à la distraction.

 

Petit à petit il s’était distrait de lui-même

Mais à aucun moment il ne s’était résigné.

 

L’accablement qui l’avait envahi s’était résolu en espérance

Il s’était laissé porter par le regard aimant de rabbi Jésus

Parce qu’à l’amour/ on ne peut répondre que par l’amour.

 

Il s’était donc laissé aller à la confiance

Il s’était agrippé au regard de Jésus

Pour combattre la terreur et le dégout qui l’avaient saisi

Il s’était servi de son cœur pour soumettre ses raisonnements aux paroles du rabbi.

 

Et doucement

L’ennui l’avait éduqué à la persévérance

La colère inassouvie l’avait habitué à la patience

L’impatience l’avait conduit à l’incertitude

L’incertitude avait provoqué le doute

Le doute était allé chercher l’apaisement dans la certitude de l’amour.

 

L’homme du dehors était devenu un homme du dedans.

Dans son hébétude/ il avait eu peur de se trahir.

Le regard de Jésus

Le regard de la grande consolation

Le regard de l’ami

Le regard du confiant avait eu raison de la peur

La peur frappe  à la porte

La confiance ouvre

Il n’y a personne dehors.

 

Il avait gardé la loi transmise en héritage comme on monte la garde

Il se préoccupait de la répéter

De la bégayer…..

Il se préoccupait de faire et en oubliait d’être.

 

Ce n’était pas cela la connaissance de la loi

C’en était seulement la paraphrase sans adhésion

Il n’y était pas impliqué.

 

Le regard de Jésus l’avait confronté à la réalité :

Va

Vends

Donne

Viens

Suis-moi.

 

 

C’est en regardant les gens de peu consteller l’espace de menus détails

C’est en s’essayant au regard de Jésus

Au regard pur et au cœur neuf de l’enfant

Qu’il constatait n’avoir rien d’autre à donner que lui-même.

C’est dans la misère

La nullité de ses biens

Que l’homme /qui avait eu beaucoup de biens/ entrevoyait l’âme du monde.

Il n’avait été riche que de certitudes

Et ces certitudes l’avaient appauvri.

Elles n’étaient que la boursouflure de l’arrogance

Et nous les portons parfois comme un étendard

Tel un scorpion tendant son dard et risquant le suicide par inadvertance.

Maintenant/ il revenait vers Jésus.

ORGUE  mais peut-être moins longtemps puisqu’on arrive à la fin

Il savait que le rite est l’écorce de la fidélité

Et qu’il assure la confiance.

Mais que l’intelligence du rite

Est la fleur qui s’épanouit et déclare

Au plus nécessiteux

Au plus pauvre

Au plus humble

La beauté de la création.

Mais le noyau c’est la bonté.

Et dans l’innocence

Le don sans retour.

Il revenait vers Celui qui éclaire sans éblouir

Rectifie sans contraindre.

Estampille de Dieu sur la paille des pauvres.

MERCI DE NE PAS COPIER CE TEXTE A DES FINS COMMERCIALES

OU DE LE REPRODUIRE  ET DE L’INSÉRER DANS UN DOCUMENT

Père ESCLEF

 

FÊTE DE LA ST JEAN-BAPTISTE

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PROGRAMME DU 18 AU 24 JUINcropped-SJB_FOLKLPOL_KV_230613_021B.jpg

Samedi 18 juin

cropped-SJB_MESSE1COM_KV_220614_181B-1.jpg15h-15h30 LOUANGE

15h30-17h30 MISSION SUR LE PARVIS Distribution de roses

15h30-17h30 Démarche personnelle avec l’eau du Jourdain

Dimanche 19 juin

11h15 Messe suivie d’un repas derrière l’église

17h Animation festive devant l’église et goûter offert : Dégustation de barbes à papa, offertes par vos prêtres

Mardi 21 juin affiche improvisation 1-page-001

20h30 Concert MISERICORDIA : Improvisation sur le jeune homme riche Laurent JOCHUM, Pablo ABAD et Christiane SARBINOWSKI – Entrée libre

Jeudi 23 juin

17h30 -18h30 Conférence sur St Jean-Baptiste et le Québec

19h Messe anticipée de la st Jean-Baptiste en présence d’une délégation franco-québécoise

20h Apéritif québécois sur le parvis autour du feu de la St Jean

VENDREDI 24 JUIN  Nativité de St Jean-Baptiste

SJB_FLOWCATHEC_KBA_210615_002BPas de messe à 9h

18h15 Vêpres de la St Jean-Baptiste

19h Messe solennelle de la Nativité de St Jean-Baptiste présidée par Mgr Denis JACHIET

19h45 Repas tiré du sac (Apporté par vos soins)

21h Veillée de la St Jean-Baptiste (FEUX DE LA ST JEAN et procession aux flambeaux).

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