Saint Jean-Baptiste de Belleville

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Catégorie : 2015- 2016 (Page 1 sur 8)

« AVENT : QUELQUES TRAVAUX DE VOIRIE »

     Savez-vous d’où vient le mot « Avent » ? Permettez-moi, aujourd’hui, de faire un peu d’Histoire et d’Archéologie. Il vient du latin « Adventus » qui signifie avènement. Il est lié à une cérémonie destinée à commémorer l’arrivée d’un Empereur dans Rome au début de son règne ou lors de son retour d’une longue absence, notamment une campagne militaire. Il fallait alors, pour l’accueillir, veiller à l’entretien des routes, en refaire le pavage et s’assurer que tout était en place pour cet événement. Monnaies et mosaïques en sont des témoignages très significatifs.

     Réparer les routes, cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose ?

« Voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Tant le prophète Isaïe que Jean-Baptiste, qui sont les deux grandes voix de la liturgie de l’Avent, ne cessent de nous le rappeler. Cette préparation, cette attente vont-elles être, pour nous, statiques ou dynamiques ?

     Dans mon enfance en Périgord, avec mes cinq frères et sœurs, nous préparions soigneusement la crèche et nous avions chacun notre petit mouton. Tous les soirs, lors de la prière en famille, nous étions impatients de les mettre en marche. Ils avançaient ou faisaient du sur-place, voire même reculaient, suivant nos comportements dans la journée avec nos chamailleries, nos moments de paresse, nos mensonges, mais aussi l’obéissance spontanée pour mettre le couvert ou débarrasser la table. Au final, bien entendu, tous les moutons étaient au rendez-vous de Noël. En tout cas, cette coutume me paraît, aujourd’hui, très pédagogique. Nous apprenions ainsi la différence entre le Bien et le Mal, nous prenions conscience de notre péché, et cela stimulait nos efforts pour nous préparer à la naissance du Sauveur. Il s’agissait donc de conversion.

     La messe de dimanche dernier s’est ouverte avec le chant : « Préparez le chemin du Seigneur…Vois les collines qui s’abaissent, vois les ravins qui s’aplanissent ». Collines de notre orgueil, de notre suffisance, ravins de nos égoïsmes, de nos indifférences et de nos rancœurs.

     Et nous, quel est notre projet pour faire mémoire de la première venue de Jésus parmi nous et attendre son retour dans la gloire ? « Celui que ni le ciel ni la terre ne peuvent contenir » a fait un trajet prodigieux pour venir jusqu’à nous, et nous, allons-nous faire quelques pas pour aller à sa rencontre avec un cœur aussi pur que le sien ?

BRIGITTE

« SUR LES PARVIS… »

« Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
tous les enfants de mon Père séparés de lui.
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins chaque jour. »

Ce chant qui, jadis, a bercé la jeunesse de beaucoup d’entre nous, ce chant magnifique de John Littleton , chanteur à la voix d’or, fils de pasteur et petit-fils d’esclave noir en Louisiane, pionnier du Gospel authentique en France, ce chant que nous n’entendions plus dans nos églises, voilà que le message du pape François sur les périphéries le rend à nouveau d’une grande actualité ! Il nous est, en effet, demandé de sortir de nos églises pour porter témoignage de notre foi et de notre espérance… Et c’est ce qu’un groupe de paroissiens-témoins, avec leurs prêtres, ont, une fois encore, mis en pratique en participant à la mission-parvis sur la Toussaint le samedi après-midi 29 octobre dernier.

Je voudrais ici vous faire partager trois des belles rencontres que j’ai eu la chance de vivre à cette occasion. Un peu à la manière de fioretti franciscains.
D’abord, un couple d’origine arménienne qui, après m’avoir écouté leur parler de la Toussaint, de notre proposition de prière pour les morts de leur famille, m’ont très vite fait part de leur douleur devant les persécutions subies par les chrétiens d’Orient et l’insuffisance, selon eux, de réaction des Églises d’Occident pour leur venir en aide. Chrétiens de l’Église apostolique arménienne, ils me rappelaient, avec fierté, que l’Arménie avait été le premier état à adopter le christianisme comme religion officielle en 301.
Ensuite, un jeune homme, au regard clair et pénétrant, m’écouta silencieusement et, sur le petit papier blanc que je lui tendais, écrivit immédiatement un prénom masculin. Un frère, un compagnon ? En l’accompagnant à l’intérieur de l’église pour y déposer son papier plié dans une grande corbeille à l’autel, je l’assurais de la prière de notre communauté pour la personne qu’il avait inscrite. Il me remercia en me disant simplement : »Merci, vous me faites beaucoup de bien. »
Enfin, une vieille dame, comme un peu gênée de s’être arrêtée, à cause sans doute de mon opiniâtreté à lui proposer le message de cette mission-parvis, commença par me dire : »Mais, vous savez, moi, je suis juive… » Elle ne pouvait pas mieux tomber avec moi ! S’ensuivit alors une discussion entre nous à bâtons rompus et fort sympathique sur le Cardinal Lustiger, le peuple juif et l’Église, sur Jésus juif, sur l’antisémitisme croissant, sur la Shoah, etc… ‘Des catholiques comme vous, il en faudrait plus ! » me dit-elle en me quittant. « Et des juifs comme vous, aussi ! » lui ai-je répliqué dans un sourire.
« Allez-vous en sur les places et sur les parvis ! » Nous ne manquerons pas d’y aller, nombreuses et nombreux…

EDMOND

« LE DIAPASON DE L’AMOUR »

     Le cinq centième anniversaire de la publication des thèses de Martin Luther et le voyage du pape François en Suède nous invitent une nouvelle fois à réfléchir à l’unité des chrétiens. Le Pape nous ouvre une nouvelle piste : la douceur. Longtemps en effet, catholiques et protestants  se sont affrontés avec parfois une extrême violence. Il n’est qu’à se souvenir des guerres de religion ! Et voilà qu’il nous dit dans son homélie de la Toussaint à Malmö : « La douceur est une manière d’être et de vivre qui nous rapproche de Jésus et nous unit entre nous ; elle nous permet de laisser de côté tout ce qui nous divise et nous oppose, et on cherche les façons toujours nouvelles pour avancer sur le chemin de l’unité. »

     Comment ne pas se souvenir alors de ce qu’écrivait, il y a plus de quarante ans, Marguerite Hoppenot, fondatrice du mouvement Sève, et grande amie du Père Carré et du Pasteur Boegner, avec qui elle évoquait très souvent les questions d’œcuménisme.

     « Seul Dieu unit, écrivait-elle. C’est en nous accordant chacun à l’amour que nous pouvons nous accorder les uns aux autres. Il s’agit d’accordailles d’amour. »

     Elle avait à ce propos une très jolie image mais combien éclairante.

     « Regardez un orchestre. Tous les instruments sont différents. Ils jouent tous des morceaux différents. Avant de commencer, ils s’accordent au diapason, au « la ». Si les instruments s’accordent au diapason bien qu’ils jouent tous des morceaux différents, cela donnera une symphonie, une harmonie. S’ils ne s’accordent pas au diapason, cela fera une cacophonie. »

     Etonnant comme ces paroles se rejoignent. Et comme j’aime bien voir les clins d’œil de la Providence. Ecoutons encore le pape François dans l’avion qui le ramenait de Suède : «  Les femmes peuvent faire tant de choses mieux que les hommes.(…) Dans le domaine dogmatique : pour éclairer, pour donner un éclairage. »

     Nul doute que Marguerite Hoppenot et le Pape François, qui ne se sont jamais rencontrés, auraient eu beaucoup de choses à se dire.

ALBÉRIC

« TOUS SAINTS »

     Le Père Georges Finet (1898-1990), directeur spirituel de Marthe Robin (1902-1981), déclarée vénérable le 7 novembre 2014, disait souvent : « La sainteté n’est pas un luxe mais un devoir ».Et pourquoi cela ? Parce qu’il nous faut entendre sérieusement cette parole de l’Évangile : « Soyez saints parce que votre Père céleste est saint » (Mt 5, 48). La sainteté n’est pas le privilège d’une élite mais elle est proposée à chacun d’entre nous.

     Bien entendu, hors de question de devenir saint par soi-même, à la force du poignet ! Notre départ sur la voie de la sainteté vient de notre baptême qui nous plonge dans la mort et la résurrection du Christ qui, lui, est le Dieu trois fois saint. Il suffit alors de se laisser faire pour peu à peu être ajustés à Dieu.

     Nos saints patrons – que nous en ayons simplement un ou plusieurs – intercèdent pour nous et combien cela est réconfortant ! Nous les célébrons à des degrés divers : mémoire, fête ou solennité. Mais il y a aussi tous les saints anonymes qui n’ont pas été « portés sur les autels ». Dans notre famille, parmi nos proches : des personnes qui nous ont touchés par leur foi, leur charité, leur espérance et l’épanouissement des dons et charismes reçus. Sans doute, ne les avons-nous pas tout de suite reconnus, mais souvent après leur mort il y a comme un consensus sur la vie « de ceux qui ont vécu dans l’amitié de Dieu ». Car c’est bien cela la sainteté.

     Avancer sur le chemin de la sainteté devrait se faire communautairement, dans notre paroisse, c’est-à-dire en Église, Notre Mère intercédant pour la réalisation des œuvres de Dieu qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. Alors, mettons-nous en marche résolument et joyeusement et bonne route…vers le Ciel.

BRIGITTE

« PARAY LE MONIAL »

Paray le monial fut cette année la destination de notre pèlerinage paroissial des 8 et 9 octobre. La notoriété de Paray-le-Monial va au-delà de ses monuments.

Pas très loin, près du village de Vérosvres en Charolais est née le 22 juillet 1647 Marguerite-Marie Alacoque, elle fut baptisée 3 jours plus tard. Elle perdit son père très jeune et dût vivre avec sa mère sous la férule de son oncle.

En 1657, elle tomba gravement malade, alitée durant 4 années, elle fut guérie de son mal suite au vœu fait à Marie de se faire religieuse dans un ordre dédié à la Sainte Vierge.

Marguerite-Marie  entrera au monastère de la Visitation Sainte Marie de Paray-le-Monial le 20 juin 1671.

Le 27 décembre 1673, première apparition vision : vision du Cœur de Jésus. Il lui décrivit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son Sacré Cœur.

La deuxième apparition eut lieu en 1674. Jésus demande à Marguerite-Marie de réparer les ingratitudes des hommes par une communion chaque premier vendredi du mois et chaque jeudi entre 23h et minuit de passer une heure avec Lui à Gethsemani : c’est l’Heure Sainte, l’heure où les disciples de Jésus se sont endormis au lieu de veiller avec Lui.

Troisième apparition en juin 1675 : Jésus demande l’instauration d’une fête universelle de son Cœur : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes ».

Le 7 septembre 1688, construction dans le jardin du monastère d’une chapelle dédiée au Cœur de Jésus. Marguerite-Marie décède à l’âge de 43 ans le 17 octobre 1690. Elle sera béatifiée le 18 septembre 1864 et canonisée le 13 mai 1920 par le pape Benoît XV.

Entre 1673 et 1675, 3 grands messages pour l’Église et le monde lui seront confiés par le Christ. Elle en fit connaître le contenu, aidée par son ami et conseiller le père Claude La Colombière, dont nous fêterons les 25 ans de sa canonisation en 2017, par le pape Saint Jean-Paul II.

Depuis 1986, le diocèse d’Autun a confié les sanctuaires de Paray-le-Monial à la communauté de l’Emmanuel. Chaleureusement accueillis, dès notre arrivée, nous rejoignons les participants à la session « 3 jours pour jubiler, 3 jours pour tout changer ». Les enseignements furent plus riches les uns que les autres. Le samedi se termina par une procession à la lueur des bougies, allant du parc à la chapelle de La Colombière, de la basilique à la chapelle de la Visitation.

Le dimanche, les pèlerins de Saint-Jean-Baptiste partagèrent dans la magnifique basilique romane, la messe dominicale au côté de six nouveaux confirmés.

Ce fut un week-end dense, intensif d’un enrichissement spirituel impressionnant. Le message de Paray-le-Monial contient un appel à l’amour infini de Dieu, un message d’Espérance pour le monde d’aujourd’hui.

DANIELLE

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