Saint Jean-Baptiste de Belleville

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Catégorie : 2015 – 2016 – 2017 (Page 2 sur 10)

SAINT LOUIS DES FRANÇAIS

Un petit coin de France, place Navone à Rome.

Dès l’an 800, nous trouvons la présence d’une colonie française à Rome et près de Saint Pierre, un hospice de pèlerins.

Le pape Sixte IV en 1478 cède aux Français le terrain entre le Panthéon (ancien temple romain, converti en église) et la place Navone, et crée la confrérie des Français à Rome. Le futur pape Clément VII, Jules de Médicis en 1518 pose la première pierre d’une église. Ce projet et celui d’un édifice circulaire est confié à Jean de Chênevière. Mais en 1524, les travaux sont arrêtés, faute d’argent.

Au milieu du XVIe siècle, le bâtiment circulaire est détruit et Della Porta fait construire la façade. De 1570 à 1589, Della Porta et Fontana sont chargés du chantier de l’église.

En 1580, l’église est ouverte au culte et Bassano peint pour le maître autel « l’Assomption de la Vierge ». L’église est consacrée en 1589.

Les peintures de la chapelle de Saint Matthieu sont réalisées en 1600 par le Caravage et en 1617 les fresques de la chapelle de Sainte Cécile par le Dominiquin. La décoration de l’église est confiée de 1756 à 1764 à Antoine Denizet. Le compositeur français Charles Gounod (1818-1893) dirige en 1841 la chapelle musicale de Saint Louis des Français, il y est enterré. L’orgue de l’église est inauguré en 1880.

Fait rarissime à Saint Louis des Français est rappelé non par des affichettes mais au micro de façon régulière, aux visiteurs attirés par les splendeurs picturales : respect du lieu et silence pour permettre aux personnes venues prier ferveur et sérénité.

Danielle

LES BÉATITUDES, NOTRE VITAMINE C

En cette période hivernale, l’Évangile de ce jour nous propose les Béatitudes. Que c’est étrange de proclamer bienheureux les pauvres de cœur, ceux qui pleurent, les doux, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix, ceux qui sont persécutés pour la justice, ceux que l’on insulte, ceux qui sont persécutés, ceux qui sont maltraités à cause du Christ ! N’est-ce pas contraire à ce que prônent les médias chaque jour, cet esprit du monde qui rejette toutes nos valeurs. Oui, mais si nous sommes dans le monde, nous n’appartenons pas au monde. Il nous faut prendre de la distance et réagir.

Notons que la première Béatitude est au présent : « Heureux les pauvres de cœur car le royaume des Cieux est à eux ». C’est dire qu’elle nous concerne directement aujourd’hui. A l’époque de Jésus, elle s’adressait aux anawim : la veuve indigente qui glisse dans le tronc du temple ses deux piécettes, celle qui tambourine chaque jour à la porte du juge pour réclamer justice, le pauvre Lazare sur lequel le riche ne jette pas même un œil alors qu’il se meurt, mais aussi les aveugles, boiteux, lépreux et autres exclus qui parsèment ses rencontres et ses paraboles… Tout au long des Évangiles, le Christ marque une préférence incontestable pour les pauvres. Il s’agit vraiment des pauvres de cœur qui attendent tout de Dieu.

N’est pas ce à quoi nous invite inlassablement le pape François ? Il s’agit maintenant de tous ceux qui sont méprisés, rejetés, victimes de l’indifférence : les SDF, les migrants, les chômeurs, les malades, les handicapés, les personnes âgées, ceux qui souffrent de solitude, etc. Bref, ceux qui ne rentrent pas dans le moule de la compétitivité, de la norme, du consumérisme. Face au pessimisme ambiant et à la frilosité, il nous faut aller de l’avant pour annoncer la Bonne Nouvelle des Béatitudes.

Alors n’hésitons pas à consommer cette vitamine C – aucune contre-indication, bien au contraire – et à la proposer à ceux qui nous entourent, pour qu’ensemble nous passions un bon hiver.

Brigitte

LE JEU DES 7 FAMILLES !

Les résultats d’une grande enquête, très fouillée, sur les catholiques français, réalisée en juin 2016 ont été publiés conjointement le jeudi 12 janvier 2017 par le quotidien LA CROIX et l’hebdomadaire PELERIN. Le sociologue Yann Raison du Cleuziou qui a dirigé cette enquête rappelle d’abord que 53% de la population française se considèrent catholiques. 23% de ces catholiques sont « engagés », c’est-à-dire qu’ils se sentent rattachés à la vie de l’Eglise par leur vie familiale, leurs engagements, leurs dons. Parmi eux, 17% sont des pratiquants réguliers. Un dernier chiffre pour prendre la mesure de l’état de déchristianisation de la France : 1,8% de la population globale sont des catholiques pratiquants hebdomadaires…

L’enquête détermine 6 grandes familles parmi les catholiques. Pour chacune d’elles, je donnerai simplement leur vision de Jésus comme point de repère. En effet, à elle seule, cette vision définira bien la famille concernée.

  Les « festifs culturels », 45% des catholiques engagés ont une vision floue de Jésus (vision culturelle du catholicisme)

  Les « saisonniers fraternels », 26%, voient en Jésus l’amour en actes (participation à la messe lors des grandes fêtes religieuses)

  Les « conciliaires », 14%, pour eux, Jésus, c’est l’amour de Dieu (très attachés au Concile Vatican II)

  Les « observants », 7%, pour eux, Jésus, c’est le rachat des péchés (forte pratique et défiance vis-à-vis du pape François)

  Les « émancipés », 4%, considèrent Jésus comme un libérateur (très investis contre les inégalités sociales)

  Les « inspirés », 4%, pour eux, Jésus, c’est une connaissance intime (influencés par la mouvance protestante évangélique)

A ces 6 familles répertoriées, j’en rajouterai une 7e pour retrouver le jeu des 7 familles de notre enfance !

  Les « métis inclassables », cette famille représente, je crois, 100% des catholiques engagés. Personne, concrètement, n’appartient à une seule famille. L’Eglise est diverse, et chaque catholique est précisément riche, en lui-même, de cette diversité. Et c’est heureux !

L’Eglise n’est pas une secte. Ma foi n’est pas un moule dans lequel on peut m’enfermer. Au sein de cette vaste famille des catholiques, le véritable défi c’est de s’écouter les uns les autres, de se respecter dans nos différences et de partager ensemble le plus possible et le mieux possible. Parce qu’enfin, l’essentiel reste toujours le mystère que chacune et chacun d’entre nous entretient avec Dieu, avec Sa Parole, avec la communauté, avec les autres, tous les autres.

Edmond SIRVENTE

« L’AUTRE ROUTE… »

Comment auraient-ils pu rentrer chez eux par la même route, ces rois de l’Orient, après avoir été illuminés par la lumière du Christ ? Impossible en effet. C’est cette même question qui se pose à nous aujourd’hui. Comment pouvons-nous rentrer par la même route quand nous avons rencontré le Christ ?

     Notre route à tous est une route inconnue. Nous ne pouvons jamais prévoir les tournants que nous serons obligés d’effectuer dans notre propre vie. Nous croyons parfois que tout s’est établi de façon définitive ou presque, et puis la vie nous oblige à changer de cap… Nous sommes installés dans notre vie professionnelle et d’un coup, un évènement va nous faire changer de route… évènement dramatique comme le chômage ou heureux comme une promotion, un avancement ou une mutation.

     Nous nous croyons installés dans notre vie de famille et voilà que tout change parce qu’arrive un enfant ou disparaît un grand parent ou un conjoint.

     Nous nous croyons installés dans notre paroisse et voilà que nous rejoignent deux nouveaux vicaires ou un nouveau vicaire général… C’est ce qui se produit à Saint Jean-Baptiste avec l’arrivée du père Louis Corpechot et du père Mateusz Chejzdral,

ainsi que de notre nouveau vicaire général Mgr de Sinéty dont nous allons pour la plupart d’entre nous faire la connaissance ce dimanche.

     Tout cela va nous faire changer, tout cela va nous bousculer… Toute rencontre en effet nous bouscule. Et elle nous oblige à rentrer chez nous par un autre chemin.

     Toute rencontre, toute nouvelle route,  devient alors le temps de rendre grâce, car elle nous rappelle que nous sommes d’éternels pèlerins, en marche vers un seul but, la tendresse éternelle du Père.

ALBERIC

« AVENT : QUELQUES TRAVAUX DE VOIRIE »

     Savez-vous d’où vient le mot « Avent » ? Permettez-moi, aujourd’hui, de faire un peu d’Histoire et d’Archéologie. Il vient du latin « Adventus » qui signifie avènement. Il est lié à une cérémonie destinée à commémorer l’arrivée d’un Empereur dans Rome au début de son règne ou lors de son retour d’une longue absence, notamment une campagne militaire. Il fallait alors, pour l’accueillir, veiller à l’entretien des routes, en refaire le pavage et s’assurer que tout était en place pour cet événement. Monnaies et mosaïques en sont des témoignages très significatifs.

     Réparer les routes, cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose ?

« Voix de celui qui crie dans le désert : préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Tant le prophète Isaïe que Jean-Baptiste, qui sont les deux grandes voix de la liturgie de l’Avent, ne cessent de nous le rappeler. Cette préparation, cette attente vont-elles être, pour nous, statiques ou dynamiques ?

     Dans mon enfance en Périgord, avec mes cinq frères et sœurs, nous préparions soigneusement la crèche et nous avions chacun notre petit mouton. Tous les soirs, lors de la prière en famille, nous étions impatients de les mettre en marche. Ils avançaient ou faisaient du sur-place, voire même reculaient, suivant nos comportements dans la journée avec nos chamailleries, nos moments de paresse, nos mensonges, mais aussi l’obéissance spontanée pour mettre le couvert ou débarrasser la table. Au final, bien entendu, tous les moutons étaient au rendez-vous de Noël. En tout cas, cette coutume me paraît, aujourd’hui, très pédagogique. Nous apprenions ainsi la différence entre le Bien et le Mal, nous prenions conscience de notre péché, et cela stimulait nos efforts pour nous préparer à la naissance du Sauveur. Il s’agissait donc de conversion.

     La messe de dimanche dernier s’est ouverte avec le chant : « Préparez le chemin du Seigneur…Vois les collines qui s’abaissent, vois les ravins qui s’aplanissent ». Collines de notre orgueil, de notre suffisance, ravins de nos égoïsmes, de nos indifférences et de nos rancœurs.

     Et nous, quel est notre projet pour faire mémoire de la première venue de Jésus parmi nous et attendre son retour dans la gloire ? « Celui que ni le ciel ni la terre ne peuvent contenir » a fait un trajet prodigieux pour venir jusqu’à nous, et nous, allons-nous faire quelques pas pour aller à sa rencontre avec un cœur aussi pur que le sien ?

BRIGITTE

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