Frères et sœurs dimanche dernier Jésus appelait à lui des disciples pour être pécheur d’homme c’est-à-dire pour participer à son œuvre de salut (sauver de la mort) et voilà qu’aujourd’hui st Luc nous donne la feuille de route avec les béatitudes. Un appel au bonheur, à être heureux. Nous avons tous envie d’être heureux

C’est d’ailleurs le premier mot qui jaillit du premier psaume de la bible « heureux » « heureux l’homme qui se plait dans la loi de Seigneur » la parole de Dieu même si elle peut parfois être difficile à entendre voire même à comprendre sera toujours quoi qu’on en dise un appel au bonheur.

Un bonheur ou le royaume de Dieu est à nous ou nous serons rassasiés ou nous rirons ou une grande récompense dans le ciel nous est promise. Remarquez que la promesse du royaume de Dieu est au présent. Ou Jésus nous invite en ce monde à vivre déjà la réalité du bonheur promis. Mais me direz-vous vous nous appâtez avec ce qui est bien en omettant ce qui est difficile.

Jésus ne triche pas il nous indique la voix du vrai bonheur, pas un bonheur à la manière du monde. Son bonheur a lui comme il l’entend comme il le vit.
Car ce qui donne crédit à ces paroles c’est que son enseignement il le vit totalement jusque dans sa chair. Le chrétien doit avoir une vie en cohérence avec le message de l’évangile. C’est en nous voyant vivre toute chose avec amour qu’on nous reconnaitra comme les disciples de Jésus.

Choisir le vrai, le beau, le bien, le bon. Certes pour cela il faut renoncer, dire non à des tas de choses. Ce n’est pas facile tous les jours y a même des moments où on n’a pas envie mais en fin compte on sait que c’est uniquement comme cela que l’on sera heureux. Dieu veut mettre du bonheur dans notre vie pas du malheur.

Être chrétien, c’est s’engager derrière Jésus. Le suivre comme dimanche dernier. Et d’ailleurs C’était déjà, bien avant Jésus, le message du prophète Jérémie : « Heureux l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur ». En dehors de lui, nous tombons et nous nous faisons du mal. Il nous faut recevoir cet appel du prophète comme un avertissement et un appel urgent à la conversion. C’est en nous appuyant sur Dieu que nous trouverons le vrai bonheur.

Avec l’apôtre Paul, nous faisons un pas de plus. Ce bonheur, nous le recevons de Jésus mort et ressuscité. Ils sont nombreux ceux qui refusent d’y croire ; et pourtant, c’est le cœur, la racine de notre foi : « Le Christ est, parmi les morts, le premier ressuscité, pour que le suivent tous ses frères humains » Il veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché. Nous sommes faits pour la vie, la vie qui vient de Dieu.

Alors oui Jésus peut prononcer ces béatitudes. Ne déformons pas ses paroles. Jésus n’est pas pour la misère sociale au contraire il l’a combat.

Mais pour lui heureux êtes-vous, vous qui, aujourd’hui, êtes pauvres car vous êtes les privilégiés de Dieu. Dieu s’occupe de vous ; son Royaume est pour vous.

Heureux êtes-vous, vous qui êtes pauvres, vous qui n’êtes pas emprisonnés dans vos richesses, vous qui vous tournez vers Dieu et qui l’implorez avec confiance ; il viendra vers vous ; il vous enrichira de sa vie et de sa paix.

Même si la vie est difficile, Jésus nous invite à ne pas perdre courage. Lui-même veille sur nous. Il veut nous combler, nous rassasier, nous faire sauter de joie et de rire.

Ce bonheur dont Jésus nous parle est pour aujourd’hui. Le Royaume de Dieu qu’il promet, il est déjà venu l’instaurer. Il a donné des signes de sa présence en consolant, en guérissant et en libérant ceux qui étaient accablés par le malheur.

Et il a invité ses disciples à faire de même.

C’est important car la réalisation des béatitudes n’est pas de la seule responsabilité de Dieu et du Christ ; elle est aussi la nôtre. Nous avons tous la responsabilité de veiller sur les petits, les pauvres qui sont nos voisins mais aussi sur tous ceux du monde entier. Le Carême nous en donnera l’occasion.

Changeons notre regard sur les pauvres, les réfugiés qui sont dans nos rues. Ce regard que nous portons, doit dire quelque chose de celui du Christ, un regard plein d’amour. À travers ces personnes, c’est Jésus lui-même qui est là. Tout ce que nous aurons fait a plus petit d’entre les siens, c’est à lui que nous l’aurons fait.
« La cité de la joie »

Nous sommes invités à accueillir ces textes bibliques comme un appel à la conversion, un appel à mettre toute notre vie en accord avec l’Évangile des béatitudes.

Nous aussi, comme les disciples de Jésus nous sommes entrés dans le chemin du bonheur du Royaume, qui pour nous se résume en « un mot » : suivre le Christ.

Nous apprenons à être pauvres de lui, à avoir faim de sa parole et de son pain, à pleurer de compassion pour nos frères souffrants, à ne pas rougir de notre foi…et en cela à nous laisser aimer par le Seigneur et apprendre de Lui à aimer avec Lui.

Cet amour est la source de notre bonheur. Non, ce n’est pas un bonheur triste !
C’est un bonheur qui rend vraiment heureux.

Oui « bénis soit l’homme qui mets sa fois dans le Seigneur dont le Seigneur est la confiance car il ne manquera pas de porter du fruit ».

Amen.