Frères et sœurs, aujourd’hui, Jésus sort de cet anonymat ambiant qu’il a vécu pendant 30 ans à Nazareth et il part rencontrer concrètement le monde. Son monde à lui. Capharnaüm est bien choisie. Dieu, à travers Jésus, rencontre cette humanité qu’il aime et qu’il veut sauver. Il ne rencontre pas « le beau monde ». Non, il va rencontrer dans cette Galilée qui est le carrefour des nations, croyants incroyants, mal croyants, païens, pécheurs et j’en passe.

Le règne de Dieu, annoncé par les prophètes depuis si longtemps, est au milieu de nous. Jésus en est le signe vivant. Il vient donner sa vie pour cela, pour tirer humanité en dehors du péché, pour la libérer, pour lui donner la vraie vie. Pas une vie médiocre et pleine de compromis, une vie véritable comme Dieu l’a toujours voulu. La prophétie d’Isaïe s’accomplit :

« Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. »

Cette mission n’est pas facile, elle commence dans un contexte de persécution. Nous sommes après l’arrestation de Jean baptiste Et ce que Jésus vient accomplir consiste à partir à la pèche mais pas une pèche de poisson, une pèche d’homme. Celle-ci consistera à les tirer des eaux de la mort pour les mener à la vie éternelle. Nous voyons en quelque ligne s’annoncer déjà le mystère pascal. Dieu sauve le monde en se livrant lui-même à la mort et en laissant la vie de Dieu remporter la victoire sur la mort. Une manière de nous dire que le règne de Dieu sera pleinement établie quand le fils de l’homme aura donné sa vie et qu’il sera ressuscité.

Nous voyons bien là comment Dieu procède. Il n’est pas un Dieu lointain qui du haut du ciel donnerai ces ordres mais un Dieu proche de l’homme, de tout homme et de tout l’homme particulièrement des pécheurs, des malades et des pauvres de l’humanité.

Dieu se plonge au cœur du monde. Dieu se mouille pour que l’homme ne se noie pas et vive.

Cette mission, Jésus ne veut pas la vivre seul. Il tient à la partager avec ceux qu’il a choisis. Ceux qui plus tard, continueront d’accomplir ce que lui-même a commencé : invitation à la conversion et annonce du royaume de Dieu.

Bref, l’Église est en train de naitre. C’est tout le sens, de l’appel des premiers apôtres : Pierre, André, Jacques et Jean. Jésus n’a pas choisi les meilleurs mais il a choisi ceux qu’il a voulus.

Nous pourrions tous en dire de même ici. Jésus n’a pas choisi les meilleurs mais ceux qu’il a voulu toi, toi et moi. Notre Église n’est pas parfaite. Elle est et sera toujours blessé par le péché qui abîme le monde et l’homme, mais elle est sainte parce qu’habité par la sainteté de Dieu lui-même, qui la fait vivre. Il lui donne cette grâce d’entrer dans la réconciliation et le pardon.

Si nous n’avons pas compris cela pour l’Église nous n’avons pas compris ce qu’est l’Église Ce qui ne justifie pas de continuer à pécher. Tous nous avons des progrès à faire, vous et moi, et tout le peuple de Dieu.

Ceux qu’il a choisis, ceux qu’il a appelés, il va maintenant les investir d’une mission nouvelle « je ferai de vous des pécheurs d’hommes » Ces pauvres hommes seront inviter à lancer les filets sur l’océan du monde pour ensuite les retirer et les déposer sur le rivage comparable à des près d’herbes fraiches. Les hommes se noient dans le péché, Il faut les sauver. C’est le sens de cette image. L’eau étant ici symbole de mort. Cette mission incombera aux apôtres. Cependant, par déclinaison c’est la mission de tous les baptisés/confirmés.

A nous tous, Jésus Lance un appel :

Veux-tu marcher à ma suite pour m’aider à sauver le monde, mais particulièrement ce monde dans lequel tu vis et que tu côtoies. C’est dans ce monde-là que je t’invite à lancer les filets de la foi, pour que ceux qui le désirent, s’y accroche et qu’ils puissent suivre le chemin hors de l’eau, hors de la mort et du péché. Et qu’ils vivent. Pour cela, nous dit Jésus, j’ai besoin de toi.

C’est ici tout le sens de la mission évangélisatrice de l’Église. Quand je vous appelle à sortir dehors pour aller à la rencontre de notre monde de Belleville et à ne pas rester bien au chaud entre nous, c’est cela que je veux dire. c’est apporter la bonne nouvelle de la vie. C’est d’y croire pour nous-même et de la partager. Personne ne le fera à notre place.

Je sais que vous n’êtes pas parfait, mais moi non plus. Que vous n’avez tous les moyens nécessaires, mais moi non plus. Mais je sais aussi que le Seigneur veut nous accompagner sur cette route de la proclamation de son règne d’amour de paix et de joie. Il ne nous laissera pas tomber.

Qu’attendons-nous pour lui répondre et pour nous mettre en route.

Pussiez-vous, vous aussi, laissez vos filets vos sécurité humaines et le suivre dans cette belle aventure de l’annonce du royaume de Dieu.

AMEN