Frères et sœurs « De grandes foules faisaient route avec Jésus ». En ce dimanche de rentrée, ici à st Jean-Baptiste de Belleville nous avons choisi de venir faire un bout de chemin avec lui. Nous sommes invité à le rencontrer en tant que personne vivante pas comme une idée ou un concept.
Mais faire un bout de chemin c’est bien, mais poursuivre ce chemin jusqu’au bout c’est son plus grand désir.
Jésus, dans l’Évangile de ce dimanche, s’adresse à ces « grandes foules », et non pas à une certaine élite spirituelle ou mystique. Les exigences qu’il vient d’exprimer peuvent paraître exorbitantes.

La tentation qui nous guette tous, serait de s’en débarrasser avec l’excuse qu’elles ne s’adressent pas à nous, mais aux moines, aux ermites seulement.
A ceux qui ont choisis une vie radicale, à l’écart de tous.

Pourtant l’appel à la sainteté de vie est aussi pour nous. Le concile Vatican II l’a fortement rappelé : « L’appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur état ou leur rang. » (LG 40)

Aujourd’hui plus que jamais, le Christ lance un appel à la sainteté de vie, A tous et à chacun de ses disciples, quelle que soit sa condition, oui, notre monde a particulièrement besoin de saints laïcs, de saints jeunes, de saints époux, pères et mères de famille, de saints boulangers et de saints ingénieurs, de saints fonctionnaires et de saintes infirmières, de saintes femmes de ménage, de saintes gardiennes d’immeuble, de saint professeurs et maitresse d’écoles et de saints prêtres aussi.

Il est devenu difficile d’être chrétien dans le monde d’aujourd’hui. On nous dit que la foi doit s’exprimer dans la sphère de la vie privée. Je l’ai encore vécu cette semaine à l’école st Jean-Baptiste de Belleville pour la bénédiction de l’année.

L’Évangile nous dit le contraire ou tout du moins dans la vie privée et publique.

Nous ne devons pas avoir honte d’être et de vivre notre foi Chrétienne. Elle a encore quelque chose à dire à notre monde. Mais ne nous voilons pas la face, cela demande souvent du courage, voire de l’héroïsme.

Être mari et femme, enfant et jeune, travailleur et citoyen, prêtre en vivant comme Jésus le demande dans l’Évangile, n ‘est pas de tout repos.
Comprenons que l’évangile de ce dimanche nous situe dans cette « folie de Dieu » si chère à St Paul. Cette folie a poussé notre Dieu a envoyé son Fils, mort pour nous tous.

C’est le chemin de l’abaissement dont je vous parlais la semaine dernière.

Ceux et celles qui choisissent de suivre le Christ ne peuvent plus se situer dans le registre du raisonnable mais dans celui de l’amour. Cette folie de Dieu est une folie d’amour.

C’est dans ce sens qu’il nous faut entendre cet appel du Christ : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » La tentation est grande de comparer Jésus à un dictateur qui vient imposer des exigences déraisonnables.

Pour comprendre et accueillir cet appel, nous avons à changer notre regard sur Dieu. Oui « Dieu est grand » Il est plus grand que l’univers créé, plus grand que tous les pouvoirs humains. « Dieu est premier ». Il est toujours au-delà de l’image que nous nous faisons de Lui et de tout ce que nous pouvons en dire. Il mérite qu’on lui donne tout, qu’on lui consacre toute notre vie afin de gouter au vrai bonheur.

L’évangile nous invite à un amour de préférence : préférer le Christ. S’il a donné sa vie sur la croix c’est parce qu’il a tenu à nous racheter et à nous libérer de nos péchés car nous avons du prix à ses yeux. Il nous a aimés d’un amour fou, et gratuit sans rien attendre en retour.
Il attend de nous une réponse qui soit à la mesure de cet amour.

Ce n’est pas facile d’admettre que Jésus passe avant tout. Nous pouvons comprendre qu’il faille lui donner la priorité sur les biens terrestres. Mais comment accepter que Jésus passe avant notre personne, avant un mari, une épouse, des enfants ?

Et pourtant, ce sont les paroles de l’évangile. D’ailleurs, si nous y regardons de plus près, nous voyons des choses bien plus choquantes. On reproche aux chrétiens d’être des inconditionnels de Jésus Christ. Mais que penser du culte rendu aux idoles et aux vedettes de notre monde ? Quand on voit des jeunes qui vont jusqu’au suicide pour imiter tel chanteur, ça pose question.

Si nous donnons à Jésus la priorité, cet amour n’exclut pas celui que nous avons pour nos proches. Le Christ ne nous demande pas de les haïr mais de placer notre amour pour eux à sa juste place.

Aimer son prochain, ce n’est pas l’idolâtrer, ni en faire un dieu.

C’est lui permettre de se réaliser, de devenir lui-même. Un jour, l’enfant devra quitter ses parents et vivre sa vie. Nous sommes invités à aimer les autres pour eux-mêmes et non pour nous. A travers les autres, c’est Dieu qui est là.

Jésus nous demande de préférer son Père et notre Père à toutes nos richesses humaines et à toutes nos affections familiales. Lui donner la première place dans notre vie, cela n’exclut pas les membres de nos familles ; cela signifie simplement qu’ils occupent la seconde. Le premier commandement c’est l’amour de Dieu ; le deuxième c’est l’amour du prochain. L’un ne va pas sans l’autre.

Être disciple, c’est marcher à la suite du Christ. Il nous invite à ne plus nous regarder le nombril. L’Évangile nous appelle à le suivre et à être ses témoins dans le monde d’aujourd’hui.

C’est la rentrée nous avons besoin de tous pour bâtir le royaume de Dieu :Quel petit pas de plus je pourrais faire cette année ? Comment servirai-je le Seigneur à travers mes frères et sœurs en Église ?

RDV à la sortie de la messe ou à nos accueils de prêtre.

Comment annoncer l’amour du christ pour les habitant du quartier : RDV 27 et 28 septembre au congrès mission : SAVE THE DATE tract d’inscription dans l’église.
Prions pour que nous sachions rejoindre nos frères et sœurs en bons et fidèles serviteurs que nous sommes appelés à être.

Si nous aimons trop Jésus, nous ne prenons qu’un seul risque, celui d’être comblés. C’est ce que je vous souhaite en ce mois de rentrée.

AMEN