Frères et sœurs qui d’entre nous n’a jamais hésité devant un programme de télévision, un plateau de fromages, tel ou tel livre, un chariot de desserts ou une invitation.

Il nous arrive aussi d’hésiter dans des moments plus importants, et notamment quand la vie appelle à des choix. Aucun de nous n’ignore l’importance et l’impact des choix posés dans une vie. En particulier quand ces choix fondent une existence entière, et qu’ils en sont la colonne vertébrale.

L’Évangile que nous venons d’entendre a quelque chose de déroutant. Ici il est question de choix importants qui s’imposent pour les apôtres.

D’une certaine manière, Jésus semble mettre les points sur les  » i « , donnant, pour qui veut le suivre, des repères aussi indispensables qu’incontournables. La parole de Jésus ne laisse d’ailleurs aucune hésitation possible à ses interlocuteurs. Il faut choisir !

  • « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi « 
  • « Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi « 
  • « Celui qui ne prend pas sa croix pour me suivre n’est pas digne de moi »
  • « Celui qui veut garder sa vie la perdra »
  • « Qui vous accueille m’accueille ! »

Remettons ces paroles dans leur contexte. Nous sommes ici devant une liste de recommandations que Jésus donne aux apôtres qu’il vient de choisir et de mandater pour être ses disciples.

Jésus ne nous dit pas qu’il ne faut pas aimer père, mère, enfants, et même notre propre vie. Il nous invite de manière radicale à poser les choix fondateurs qui donneront à notre vie une réelle capacité à aimer comme lui-même nous a aimés. Et pour cela il nous invite d’abord à mettre Dieu en premier.

Lui seul saura harmoniser nos relations avec justesse, sans débordement.

N’oublions pas que lorsque nous posons un choix il y a des conséquences qui vont avec. Nos choix sont à assumer. Choisir le Christ pour maître et pour ami, ne pourra se faire qu’au prix d’un renoncement. C’est à cela que chacun nous sommes appelés, et ce jusqu’à porter notre croix !

  • Vivre l’Évangile n’a rien d’une course d’obstacles !
  • Vivre l’Évangile n’a rien d’un marathon !
  • Vivre l’Évangile n’est pas diplômant !
  • Vivre l’Évangile n’a rien à voir avec une performance à accomplir.
  • Vivre l’Évangile n’apporte ni pouvoir, ni argent.

Être disciples, c’est répondre à un appel puissant, exigeant et vrai. Cet appel nous libère et nous permet de quitter résolument le chemin de nos vérités toutes faites.

Le Christ marche à nos côtés. Alors pourquoi attendre.

Frères et sœurs, voulez-vous être de cette aventure-là, à la suite du Christ ?

Voulez-vous être de ces hommes et de ces femmes, de ces adultes et de ces jeunes qui répondent présents quand la Bonne Nouvelle appelle à l’engagement ?
Voulez-vous être de ces disciples que le Christ envoie au monde pour étancher sa soif ?

« Celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, ne perdra pas sa récompense.« 

Oui Dieu nous a fait grâce et pour conclure cette homélie, aujourd’hui, avec vous je lui dis merci.

Comme notre saint patron, nous avons aussi nous avons un nom-projet.

Toi, tu seras « tendresse », toi « service » ; toi « source de joie » toi tu seras « prière ».

J’espère que durant mes années de ministère avec vous certains l’ont découvert. Mais je vous rassure ce n’est pas fini. Un autre, maintenant va prendre le bâton de berger à St Jean-Baptiste de Belleville. Il y arrivera avec la grâce de Dieu et soutenue par votre prière.

Ne soyons pas nostalgique mais faisons monter vers Dieu un immense merci. Devant vous, je rends grâce pour vous.

Que de moments, que de visages, que de confidences reçues.

Comme c’est beau d’être prêtre. Comme c’est grand.

Vous offrir Jésus dans l’Eucharistie, vous donner son pardon et vous donner sa joie dans les rencontres. C’est génial. Ca rempli une vie et ça rend heureux.

Tous, vous m’avez accepter tel que j’étais, vous m’avez permis d’être moi-même, même avec mes travers : râleur, impulsifs et impatient et c’est comme cela que j’ai continué à apprendre à être curé, votre curé. Pardon si j’ai pu blesser certains d’entre vous. Je ne l’ai jamais cherché.

Je pars sur la colline du Sacré Cœur. Une autre aventure s’ouvre pour moi. Une sacrée aventure.

Je voudrai faire de St Jean-Baptiste la figure du chrétien d’aujourd’hui.

  • Comme Jean-Baptiste, malgré nos peurs, proclamons que la joie de Dieu.
  • Comme Jean-Baptiste sortons de nos murs d’église pour annoncer que le Christ est au milieu de nous.
  • Comme Jean-Baptiste soyons serviteur, témoin de l’action de Dieu dans le monde.
  • Comme Jean-Baptiste soyons instrument de Dieu qui parle par notre bouche.
  • Comme Jean-Baptiste accomplissons la volonté de Dieu.

Je laisse ici une part de moi-même, sachez vraiment que vous êtes tous gravés dans mon cœur. Je ne quitte pas ma famille mais elle va s’agrandir.
Merci du fond du cœur et A Dieu dans le cœur de la Vierge Marie.

Amen