Frères et sœurs, en ce 4ème dimanche du temps pascal, nous sommes invités avec le Christ à sortir de la bergerie et à le suivre. Mais pour suivre quelqu’un il faut lui faire confiance. Nous ne suivrons jamais un inconnu.

Or Jésus n’est pas un inconnu pour nous. Il est celui qui a tout donné pour que nous ayons la vie en abondance. Sa vie est offerte. Cette vie est une vie de ressuscité pas une vie qui est encore prisonnière des affres de la mort.

Jésus nous fait partager sa vie éternelle. N’ayons pas peur de faire ce passage, cette Pâque avec Lui.

Il est la porte. Et qui dit porte, dit aussi protection contre toute agression extérieure. Il est notre rempart. Il veille sur chacun et chacune d’entre nous car nous avons du prix à ses yeux. Il nous connait et connaitre signifie aimer. Jésus nous aime.

Quelle réponse d’amour lui donnons-nous ?
Livrons-nous notre vie à celui qui est la vie ?

Dans la première lecture, Pierre reprend à son compte l’appel de Jean Baptiste et la réaction est la même : « Ceux qui l’entendaient furent touchés au cœur; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit »

Oui, N’ayons pas peur de livrer notre vie au Christ ; Il n’enlève rien mais il donne tout.

Le Christ veut conduire ses brebis sur des près d’herbe fraiche, dans des pâturages qui nourrissent la vie et l’âme. Il ne nous conduit pas dans des terres arides ou sur des pâturages artificiels. Heureuses brebis sommes-nous d’avoir un tel berger (2ème lecture) : « C’est par ses blessures que vous avez été guéris. Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous. »

Le Seigneur veille sur nous, il ne nous a pas abandonné. Il a confié cette charge à son Eglise. Elle a pour mission d’exercer cette bienveillance pastorale.

Si Jésus est le pasteur, que nous sommes tous ses brebis bien aimées.

Permettez-moi de pousser la parabole jusqu’au bout, n’oublions pas celui dont on ne parle pas. Cet ami fidèle qu’est le chien de berger.

Nous prêtres, somme les amis fidèles du Seigneur qui se dépensent pour le bien du troupeau. Et quelle joie quand la mission est achevée de revenir près de notre berger pour nous blottir près de lui et recevoir la caresse dont lui seul à le secret.
C’est pour cela que nous avons été choisis : pour aider le berger à accomplir cette noble tâche de rassembler tout le troupeau sans oublier personne.

Parfois le chien aboie mais c’est toujours pour prévenir et pour alerter le bon berger.

Être prêtre c’est être au service de votre joie.

Comme de bon chien de berger, nous nous réjouissons et nous faisons la fête à notre maitre quand les brebis s’entendent bien que la communion se vit et que l’herbe est bonne. Oh quelle fête dans l’Église. En ce moment, elle nous manque cette fête du rassemblement.

Frères et sœurs, je vous invite en ce dimanche à prier, à supplier le Seigneur pour que d’autres hommes répondent à l’appel du bon berger.

Mais il n’appelle pas que des prêtres, chaque baptisé est invité à répondre à l’appel du Seigneur. Certes comme prêtre mais aussi comme diacre, comme couple qui s’engage dans le mariage, comme religieux, religieuses, consacrés et comme chrétiens baptisés et confirmés. Oui, osons tous répondre à l’appel du Seigneur qui nous invite à participer à sa tâche pastorale.

Notre mission de chrétiens baptisés et confirmés, c’est d’indiquer la porte qu’est le Christ à ceux et celles qui ne la connaissent pas.

C’est de donner l’envie de croire, d’espérer et d’aimer. C’est de s’engager dans ce monde, tel qu’il est, et vers lequel nous sommes envoyés. Le Christ continue d’appeler aujourd’hui. Il n’y a pas de crise de l’appel mais une crise de la réponse.

Notre mission à tous, c’est de de témoigner aux yeux du monde que le Christ est vraiment le « Berger de toute humanité ». Et pour cela il a besoin de tous.

Rien, ni personne, ne pourra l’empêcher de vouloir sauver tous les hommes.

AMEN