Il y a quelques années, j’ai traversé une période un peu difficile, je revenais à Paris, je cherchais du travail et un appartement.
Un dimanche soir, je me suis retrouvé tout seul pour la première fois depuis de nombreuses années, j’ai alors ressenti une grande angoisse. Je me disais que je ne trouverais pas de boulot et donc pas de logement et que j’allais finir à la rue…
Avec un peu de recul, j’aurais pu me rendre compte que cette idée était ridicule, que la situation n’était que passagère et que si ça devait durer, ma famille ne me laisserait pas tomber.
Mais c’est rarement dans ce genre de situation que l’on est le plus lucide et je me retrouvais donc à pleurer tout seul sur mon sort ce dimanche soir.
Tout seul non, parce que je me suis tourné vers Dieu. Je lui ai ouvert mon cœur et mon âme, le suppliant de me tirer de cet abîme.
J’ai ouvert ma bible et la Parole qui m’a été adressée est la première lecture de ce dimanche, 1 R 17, Elie et la veuve de Sarepta, et cette promesse inouïe de Dieu: « jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra. »
Cette Parole a transpercé mon âme, elle a été un baume apaisant sur mon cœur, elle a transformé mon deuil en une danse. Mes larmes sont devenues des larmes de joie et l’angoisse a disparu.
Comme je suis quelqu’un de prudent, j’ai demandé au Seigneur de confirmer cette parole. Après un temps plus intense de prière et d’action de grâce, j’ai ré-ouvert ma bible. Le Seigneur me parlait par l’Évangile selon st Matthieu, chapitre 6, versets 25 à 34.
J’en étais convaincu, jamais Il ne m’abandonnerait.
Cette conviction ne m’a jamais quitté, je sais que ma vie est entre ses mains, je sais que sa parole est vivante, je sais que Jésus guérit les âmes et les cœurs par sa parole, parce que je l’ai expérimenté.
Aujourd’hui encore, dans mes difficultés, dans mes doutes, dans mes épreuves mais aussi dans mes joies, je sais que Dieu est présent, qu’Il ne me laissera pas orphelin, que je peux le rejoindre dans la prière et dans sa Parole.
Un pauvre crie, le Seigneur l’entend, Il le délivre de toutes ses angoisses. C’est vrai, j’en suis témoin.

Vincent.