Récemment, me trouvant à Londres avec de la famille, quelle ne fut pas notre heureuse surprise de découvrir cette église mariale.

Extérieurement, rien n’attirait particulièrement le regard ; un portail de bois clair débouchant sur un perron après une envolée de quelques marches. L’intérieur en arc de cercle, de dimensions modestes, aux murs clairs.
La principale particularité de cette église, située en plein cœur du West End, plus exactement au 5 Leicester Place, est d’être la paroisse catholique des communautés francophones de Londres.

Loin de l’affluence touristique, celle-ci ne reçoit aucune aide financière de l’Etat ou du Diocèse de Westminster, dépendant entièrement des donateurs.

Reconstruite après la seconde guerre mondiale ; à la demande de l’Ambassadeur de France à Londres, Jean Cocteau a décoré du 3 au 11 novembre 1959, les murs de la chapelle mariale de Notre-Dame de France. Ces fresques (les seules à l’étranger). Les scènes de la vie de Marie, sont divisées en trois panneaux : l’Annonciation, la Crucifixion et l’Assomption.

Douceur du visage de Marie à l’annonce de l’ange Gabriel, contrastant avec le caractère dramatique de la mort de Jésus.

Selon certains témoins de l’époque, Cocteau arrivait tous les matins et commençait par allumer un cierge à Notre Dame de Lourdes.

Au pied de l’autel se trouvait une petite crèche où une main enfantine avait déposé un chien en peluche. Sur le côté droit était également installée une crèche provençale, un véritable village miniature avec son église, ses maisons, ses habitants, ses métiers…

Lors de notre visite, la présence dans ce lieu saint, de trois ou quatre personnes, paraissant avoir trouvé asile et accueil, loin de la fraîcheur hivernale, se reposant dans la sérénité environnante et la lueur des bougies, nous rappelait le souffle de la miséricorde divine.

Danielle