C’est la saint Valentin !! La fête des amoureux, la fête des cœurs qui battent à l’unisson, des regards dans la même direction et des gouzis-gouzis dans le ventre.
Ah les doux moments à deux ! On voudrait que ça ne s’arrête jamais, qu’amour rime avec toujours…
Mais quand les chandelles s’éteignent, quand le cœur retrouve son rythme de croisière, quand la fièvre retombe ; quand le sentiment amoureux disparaît, et il disparaît toujours, c’est biologique, que faire ?
Dieu nous appelle à dépasser ce stade du sentiment, pour entrer dans l’amour, le vrai.
Plutôt que d’essayer de faire vivoter quelques instants encore notre petite flamme en y jetant de la paille, le Christ nous propose de laisser brûler nos bûches au cœur.
Il nous invite à laisser l’Esprit-Saint souffler sur nos braises.
Quel meilleur moment que le Carême pour nous débarrasser de tout ce superflu qui ne brûle pas bien au feu divin !
Toute cette mousse, ces branches touffues, ces vieux clous rouillés qui dégagent une fumée âcre et repoussante plutôt qu’une chaleur douce et bienfaisante.
Parce qu’on n’aime pas quelqu’un pour le bien qu’il nous fait, mais on l’aime en lui faisant du bien.
Comme le dit Jésus, il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Ce qui est vrai de nos relations humaines, l’est aussi de notre relation à Dieu.
Ce temps de Carême nous est offert pour redonner la priorité à Dieu, pour faire le tri entre l’accessoire qui nous pollue et l’Essentiel qui nous fait vivre.
Dieu nous attire à Lui, Il nous conduit au désert pour nous parler au cœur. Laissons l’Esprit-Saint raviver la flamme de notre amour.
Laissons-le nous transformer pour devenir miséricordieux comme le Père est miséricordieux. Alors nous aimerons vraiment.

Vincent.