Nous venons, avec une cinquantaine de paroissiens, de suivre pendant cinq soirées la retraite proposée pour la troisième année par le Père Stéphane, notre curé, sur le thème de la miséricorde.

            Prière, enseignement, adoration et partage: quatre temps, comme une valse spirituelle dans les bras du Seigneur. Un beau programme à quelques heures de la semaine sainte. La prière. Au cœur de notre vie, elle est le lien direct avec Dieu. Mieux même elle est l’instrument de notre conversion. L’enseignement : Il nous permet d’entrer un peu plus dans la connaissance  de Dieu. Co-naissance, c’est à dire naissance en et avec Dieu.

            L’adoration : Elle nous permet de partager notre vie avec le Seigneur dans un double mouvement. Incarnation (in carne) de Dieu en l‘homme et inspiration (in spiritu) de l‘homme que nous sommes en Dieu. « Je l’avise et il m’avise » disait à son saint curé, le paysan d’Ars.

            Et enfin le partage. Il nous permet de partager, plus que le pain, la fraternité, d’abord avec ceux qui sont nos prochains mais à travers eux, bien au-delà de nos propres limites.

Le tout, on le voit devenant une « com Union » avec le Seigneur et avec ses enfants, nos frères.

            Bref si cette retraite paroissiale a été un temps fort dans la vie de notre communauté, et bien entendu d’abord pour ceux qui y ont participé, on peut se poser une question : Ne faudrait-il pas que, dans notre vie quotidienne, nous repensions à ces quatre moments ?

            Comme le disait Saint Benoit Joseph Labre dans sa magnifique prière des trois cœurs : Le premier, tout de feu pour Dieu, devrait nous faire penser continuellement à Dieu, parler habituellement de Dieu, agir constamment pour Dieu.

Une retraite permanente en quelque sorte. C’est peut-être cela la vie chrétienne.

Albéric