Dans deux semaines, je prends le chemin de Lourdes avec une quinzaine de jeunes de l’aumônerie pour le Frat, le rassemblement des lycéens d’Île de France.

Je vous remercie pour votre aide généreuse et vous invite à nous confier vos intentions de prière, nous les déposerons à la grotte.Certaines rencontres font réfléchir plus que d’autres.

Il y a deux ans, lors du précédent Frat, j’ai eu la grâce de faire la rencontre d’un jeune homme de 17 ans, handicapé suite à une maladie.

Un jeune gars sympathique, souriant, confiant, attentif aux autres, qui a ébahi tous ses camarades en donnant son témoignage de vie. Morceaux choisis.

« Ceux qui me regardent de travers, je prie pour eux, Seigneur pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. », « Je n’ai pas le temps ni l’envie d’être triste, je veux avancer vers mon Seigneur. », « Ma maladie aujourd’hui je la considère comme un miracle. C’est mon jet privé pour aller à Dieu! » Et moi qui me plains quand je rate le métro…

Ses paroles me rappellent celles d’une jeune fille, sainte Thérèse de Lisieux, et son ascenseur pour le Ciel. Parce que si Dieu est bon, et il l’est, si Jésus frappe inlassablement à la porte de mon cœur, si tout concourt au bien de celui qui aime Dieu, cela signifie que chaque événement, petit ou grand, heureux ou triste, bénin ou dramatique, est pour moi l’occasion de le rencontrer et de l’accueillir en ma vie.

Si ma joie s’enracine dans le don de l’Esprit-Saint, si mes blessures sont plongées dans celles du Christ, si à chaque chute je me tourne vers celui qui me relève, si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en moi, alors celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à mon corps mortel par son Esprit qui habite en moi !

Dès lors, veuillez attacher votre ceinture, nous allons décoller !

VINCENT