Si mon cœur est une théière, Dieu « habite » la boule à thé qui s’y trouve. L’Esprit-Saint est alors ce thé parfumé, doux, tout à la fois désaltérant et fortifiant. La grâce de Dieu coule ininterrompue, c’est l’eau chaude qui remplit la théière.

Cette eau n’arrête jamais de couler, Dieu est ainsi qui ne cesse de combler ses enfants. Chaque péché est une fissure, plus ou moins importante, dans la théière, qui laisse alors s’échapper un peu d’eau. Le péché mortel est le couvercle que je referme sur la théière, qui empêche l’eau de s’y déverser. Chaque blessure intérieure est comme un petit bouchon sur la boule à thé, qui empêche le thé d’infuser pleinement.

     Plus la théière est fissurée, plus l’eau s’échappe et donc, moins elle est parfumée et colorée par le thé. Plus la boule à thé est bouchée, moins le thé peut infuser et donc, moins l’eau est parfumée et colorée par le thé. Arrive un moment où elle s’échappe à un débit tel que le « thé » que je sers est juste de l’eau tiède. Selon mes blessures et les murailles que j’ai érigées autour de moi, la boule à thé est plus ou moins obstruée.

     Le sacrement de réconciliation me permet d’ôter le couvercle, de combler les fissures, la guérison intérieure que Dieu me donne me permet de déboucher la boule à thé, le thé que je sers est alors doux et parfumé. Je peux alors donner à boire à mes frères, je suis pour eux comme une oasis dans le désert. Je suis comme le Christ, plein de bon thé.

VINCENT