Le 4 juin nous célébrons, depuis 1983, la Journée internationale des enfants victimes de l’agression…

L’évangile de ce jour nous raconte la résurrection d’un enfant, le fils de la veuve.

Étonnant comme parfois les textes se percutent et on ne peut s’empêcher, dans le même temps, de constater l’immense paradoxe de nos sociétés. Chaque jour, des milliers d’enfants sont victimes d’agressions, de violences, physiques, morales, psychologiques, violences de tous ordres qui viennent de tous côtés.

Et la communauté humaine, à travers l’ONU s’est insurgée. Bravo !

Mais aujourd’hui, presque 35 ans après, où en sommes-nous ? La situation est-elle meilleure qu’en 1982 quand l’humanité a pris conscience de la terrible situation des enfants victimes du conflit palestinien ?

Certes non. Hélas.

Il suffit de regarder autour de nous. Les enfants, depuis leur conception, sont toujours les premières victimes de notre monde. Et c’est dans l’indignation que nous cherchons un remède, voir un pardon, à nos propres crimes.

Mais c’est peut-être se tromper de regard.

Une nouvelle fois, au-delà de l’introspection, il faudrait nous tourner vers Celui qui est la résurrection.

Lui seul peut ressusciter l’enfant que l’on porte chaque jour en terre, et surtout ressusciter nos cœurs. En effet, si nous ne changeons pas les racines du mal, les conséquences de ce mal ne changeront pas. Nous le savons bien, il s’agit plus de changer le cœur de l’assassin, qui peut être en nous, que de nous indigner sur les conséquences de nos attitudes sur lesquelles nous fermons souvent les yeux.

Et, dans cette grande conversion, seul le Christ peut nous ressusciter et nous aider à marcher sur ce chemin d’espérance, car il est, lui seul, l’Amour et la Vie.

ALBÉRIC