En cette année du Jubilé de la Miséricorde voulue par le Pape François, débutée le 8 décembre 2015 à Rome et se terminera le 20 novembre 2016, des paroissiens de St Jean-Baptiste et l’équipe sacerdotale se sont retrouvés le dimanche 5 juin pour faire ensemble la démarche jubilaire à la basilique Notre- Dame des Victoires, sanctuaire marial et haut-lieu thérésien.

Accueillis par le recteur à l’entrée de la basilique, il nous fit un bref rappel historique. Construite au XVIIe s. sous Louis XIII, devenue siège de la Bourse à la Révolution, rendue au culte au début du XIXe s. Le 11/12/1836, le curé Desgenettes consacra sa paroisse au Cœur Immaculé de Marie, en 1837 devint lieu de pèlerinage.

Louis Martin, étudiant horloger, venait souvent y prier. A 10 ans, sa fille Thérèse était très malade ; après une neuvaine à Notre-Dame des Victoires du 5 au 13 mai 1883, le dernier jour, apparition de la Vierge à Thérèse et guérison. A 14 ans, le 4 novembre 1887, à son retour de pèlerinage à Rome avec son père et sa sœur Céline, elle vient prier à Notre-Dame des Victoires.

Commencement de notre démarche avec le chapelet, entre chaque dizaine, lecture de passages d’Évangiles. Puis nous nous dirigeons vers le fond de la basilique où avant de franchir la Porte Sainte, nous pouvons prier devant l’autel de Ste Thérèse, chantre de la miséricorde.

Le passage de la Porte Sainte symbolise notre entrée dans la vie de grâce accomplie le jour de notre Baptême ; en reconnaissance, nous traçons sur nous le signe de la croix avec l’eau bénite.

A la chapelle des Papes, chaque croyant est invité à prier aux intentions du Pape et de l’Église universelle, et réciter le Credo.

Il est demandé de réfléchir à notre engagement de miséricorde, à la chapelle des Saints Louis et Zélie Martin. Invitation devant le Tabernacle et le crucifix à prier et adorer le Seigneur. A l’autel de Notre-Dame des Victoires « refuge des pécheurs », lui redire : « Je vous salue Marie… »

Devant le tableau du Christ Miséricordieux à l’autel du Sacré-Cœur, nous pouvons réfléchir à ce qui animait Jésus en toute circonstance.

Une Sainte Famille en bois d’olivier, placée dans une vitrine est un lieu de mémoire et de consolation.

Commencé le matin à la paroisse par la messe et l’Eucharistie, ce parcours jubilaire pouvait se poursuivre en recevant le sacrement de réconciliation.

Pour terminer, nous avons participé à l’office des vêpres, animé par les sœurs Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre.

Par cette démarche jubilaire, nous pouvons nous rappeler et redire ces paroles : « Marie, Mère de Miséricorde, fais-nous puiser sans cesse dans le Cœur de ton Fils, la miséricorde divine ».

DANIELLE