Et si, à l’occasion de la semaine de festivités organisées pour la Nativité de Saint Jean-Baptiste, nous en profitions pour porter un regard sur l’histoire même de notre paroisse Saint-Jean-Baptiste de Belleville ?

Consacrée par l’archevêque de Paris, le cardinal François Nicolas Morlot, le 11 août 1859, notre église a connu sur plus d’un siècle et demi d’existence une riche histoire de vie paroissiale… Dans cette histoire, une présence, par sa durée et son importance, a marqué la vie de l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville, celle des Fils de la Charité, de 1937 à 2003. Et plus particulièrement encore, de 1956 à 1966, la présence et l’action, comme curé, du Père Georges Michonneau. A l’heure où le pape François invite les chrétiens à sortir de leurs églises sur les parvis et aux périphéries, permettez-moi simplement de vous faire partager ce qu’écrivait, en 1940, le Père Michonneau, exprimant déjà une conception nouvelle de la paroisse, à savoir une communauté missionnaire : « Mes « paroissiens », ce sont tous ceux qui habitent cette portion de territoire qui m’est confiée, tous, sans exception, tous… Par conséquent, ce sont tous ceux qui ne viennent pas à moi, tous ceux que je ne connaîtrai peut-être jamais si je ne vais pas à eux ».

Dans une paroisse, déjà déchristianisée, il s’agissait donc, pour lui, de faire du milieu paroissial une communauté capable d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Evangile à tout le quartier. La paroisse devenait alors une communauté vivante et missionnaire. L’intuition visionnaire du Père Michonneau est plus que jamais d’actualité aujourd’hui où nous devons tous, religieux et laïcs, faire vivre notre paroisse de la façon la plus ouverte et la plus missionnaire possible.

Après le départ des Fils de la Charité en 2003, et jusqu’en 2012, le Père Eric Morin, prêtre diocésain de Paris, a su, comme curé, dans une belle continuité, faire vivre cet esprit d’ouverture et de mission dans notre paroisse.

Et puis, depuis 2012, c’est à ton tour, Père Stéphane, en tant que curé de la paroisse, de prendre le relais de la mission à Saint-Jean-Baptiste de Belleville. « Laisse tes cuisines et tes fourneaux. Suis-moi et deviens prêtre ! ». C’est au cours d’une nuit d’adoration, en mai 1988, à l’église Notre-Dame-de-France à Londres que, chef cuisinier, tu entends cette « voix intérieure » qui va bouleverser ta vie. C’était ton appel de Londres à toi ! Ordonné prêtre le 29 juin 1996 à Notre-Dame de Paris, te voici donc ici ces jours-ci heureux de célébrer tes 20 ans de sacerdoce. Et nous sommes aussi, toutes et tous, heureux de célébrer cet événement avec toi, notre berger, qui nous invite inlassablement à vivre et faire vivre une pastorale dynamique et missionnaire à Saint-Jean-Baptiste de Belleville.

EDMOND