Les vacances sont terminées depuis quelques jours et, avec la rentrée scolaire, petits et grands reprennent leurs diverses activités après de bons moments de détente et de repos. A ce propos, si nous parlions des miséricordes ? Non pas celles du Seigneur, encore que…

Le mot miséricorde s’applique, depuis des temps anciens, à un dispositif très pratique des stalles des monastères ou des églises : c’est une petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant d’une stalle de chœur. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l’Office divin de prendre appui sur elle lorsqu’il se tient debout et que son siège est relevé.

Au Moyen Âge les prières de l’Office divin se chantaient ou se psalmodiaient debout – ce qui est bien souvent le cas encore aujourd’hui – et elles étaient fort longues. Aussi clercs et moines pouvaient-ils être quelque peu fatigués, surtout les plus âgés. En utilisant la miséricorde de leur siège ils donnaient ainsi l’impression qu’ils priaient debout. Ces miséricordes, que nous avons pu admirer dans tel ou tel édifice religieux, sont délicatement sculptées de motifs religieux ou profanes ou simplement décoratifs. Serait-ce une œuvre de miséricorde de quelque bon Père abbé, soucieux de ménager ses « brebis » ?

Vous-mêmes, avez-vous repéré les miséricordes des stalles de notre église ? Bonne chasse. Mais l’essentiel n’est-il pas de se reposer en Dieu, comme le dit le psalmiste : « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul » (Ps 61) ?

BRIGITTE