Il y a exactement 147 ans aujourd’hui, le 2 octobre 1869, naissait à Porbandar dans l’état du Gujarat, en Inde, un des hommes qui ont fait qu’on ne peut jamais désespérer de l’humanité. Cet homme, qui allait mourir assassiné le 30 janvier 1948, demeure un symbole et un espoir pour le monde. Il s’appelait Gandhi.  Et combien sa parole serait utile aujourd’hui, dans les tourments de notre monde.

On ne peut penser à lui en effet sans évoquer la non-violence. Mais il ne faut pas se tromper. Il ne s’agit pas d’une non-violence molle et éthérée. Il s’agit d’une non-violence forte. Et il affirmait sans hésiter : « Là, où il n’y a le choix qu’entre la lâcheté et la violence, je conseillerai la violence. ». Il tenait, en effet, à bien la situer : « La non-violence, soutenait-il, sous sa forme active consiste en une bienveillance envers tout ce qui existe. C’est l’amour pur. ». Et il ajoutait encore : « L’amour est ce qu’il y a de plus fort au monde, cependant on ne peut rien imaginer de plus humble. ».

Il a semé une graine, une toute petite graine. Il nous reste à la faire grandir, à lui permettre de s’épanouir. Et cela nous ramène à la demande des apôtres au Christ  dans l’Évangile de ce jour : «  Augmente en nous la foi ! »

Il en est de même en effet. Cet amour, comme la foi, n’est pas un arbre gigantesque, il n’est qu’une petite graine, la plus petite de toutes les graines. L’amour, comme la foi, c’est l’espérance, c’est la confiance. Il est fragile, et c’est cette fragilité même qui lui donne toute sa valeur.

Il est un instant de tendresse. Il est un mot, il est un regard. Il est une note de musique, il est une vague de la mer. Mais il est en même temps tout l’océan, toute une symphonie. Il est l’immensité. Il est un chant éternel. Il est toute une vie…

ALBÉRIC