Le Père Georges Finet (1898-1990), directeur spirituel de Marthe Robin (1902-1981), déclarée vénérable le 7 novembre 2014, disait souvent : « La sainteté n’est pas un luxe mais un devoir ».Et pourquoi cela ? Parce qu’il nous faut entendre sérieusement cette parole de l’Évangile : « Soyez saints parce que votre Père céleste est saint » (Mt 5, 48). La sainteté n’est pas le privilège d’une élite mais elle est proposée à chacun d’entre nous.

     Bien entendu, hors de question de devenir saint par soi-même, à la force du poignet ! Notre départ sur la voie de la sainteté vient de notre baptême qui nous plonge dans la mort et la résurrection du Christ qui, lui, est le Dieu trois fois saint. Il suffit alors de se laisser faire pour peu à peu être ajustés à Dieu.

     Nos saints patrons – que nous en ayons simplement un ou plusieurs – intercèdent pour nous et combien cela est réconfortant ! Nous les célébrons à des degrés divers : mémoire, fête ou solennité. Mais il y a aussi tous les saints anonymes qui n’ont pas été « portés sur les autels ». Dans notre famille, parmi nos proches : des personnes qui nous ont touchés par leur foi, leur charité, leur espérance et l’épanouissement des dons et charismes reçus. Sans doute, ne les avons-nous pas tout de suite reconnus, mais souvent après leur mort il y a comme un consensus sur la vie « de ceux qui ont vécu dans l’amitié de Dieu ». Car c’est bien cela la sainteté.

     Avancer sur le chemin de la sainteté devrait se faire communautairement, dans notre paroisse, c’est-à-dire en Église, Notre Mère intercédant pour la réalisation des œuvres de Dieu qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous. Alors, mettons-nous en marche résolument et joyeusement et bonne route…vers le Ciel.

BRIGITTE