Paroisse Catholique du diocèse de PARIS

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Feuille Paroissiale du 7 mars 2021

Édito

Venez, montons à la montagne du Seigneur !

Dimanche dernier, la Parole de Dieu nous invitait à prendre de la hauteur en nous conduisant en montagne avec Abraham (mont Moriyah) et le Christ en sa Transfiguration (Mont Thabor). Cette semaine encore nous gravissons le Mont Sinaï avec Moïse et le Mont du Temple dans l’Évangile. Comme m’y invitait judicieusement l’une d’entre vous, voici la liste des montagnes bibliques que j’évoquais la semaine dernière. Quelle est la montagne que le Seigneur m’invite à gravir avec lui aujourd’hui ?

  • Le Mont Ararat, avec Noé, lieu de l’Alliance renouvelée après le Déluge, lieu de la consolation de l’arc-en-ciel – le renouvellement.
  • Le Mont Moriyah, avec Abraham, lieu de l’épreuve, de la prise de risque confiante et aveugle envers Dieu – le saut dans la foi.
  • Le Mont Sinaï, avec Moïse ! Montagne par excellence, lieu de la théophanie, du lieu du don de la Loi, lieu du salut – la rencontre.
  • Le Mont Horeb, avec Élie, où Dieu se fait connaître dans la brise légère, lieu de l’intériorité – la prière.
  • Dans la vie de Jésus : Le Mont des Béatitudes, lieu pour écouter le message du Seigneur et sa nouveauté – l’écoute de la Parole.
  • Le Mont Thabor, lieu de la Transfiguration, parce qu’on a besoin d’en encouragement sur le chemin, comme les Apôtres – la lumière.
  • Le Mont des Oliviers, lieu de la lutte, du combat, lieu de la nuit et de l’abandon à Dieu – le don de soi.
  • Le Golgotha, verrue en dehors des murailles de la ville mais quel sommet ! Le don total du Seigneur sur la Croix – la mort à soi-même.
  • Le Mont Sion, enfin, avec Marie, la Femme de l’Apocalypse, dans l’attente de la venue du Messie – l’espérance !

Toute montagne est le lieu possible de la rencontre avec Dieu. Il faudra en redescendre, le moment venu, mais pour le moment, où suis-je attendu ? Venez, montons avec le Seigneur sur sa montagne ! Amen.

Père Jérémy RIGAUX

Regarde l’autre

Église verte : chemin de conversion écologique et œcuménique – https://www.egliseverte.org/

Dans sa lettre encyclique Laudato si’ (2015), le pape François nous appelle à une conversion écologique qui implique de « laisser jaillir toutes les conséquences » de notre rencontre avec Jésus-Christ sur notre manière de vivre en harmonie avec la création. Cette conversion est à la fois intérieure et communautaire ; elle exige de nous laisser nous éduquer des uns des autres (LSi n° 214). Vu l’ampleur du défi écologique, le pape François souligne, « Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous » pour pouvoir entendre et réagir aux gémissements de la Terre et aux pleurs des plus vulnérables (LSi n° 14).
En France, l’initiative Église verte invite des communautés chrétiennes à s’engager sur un chemin de conversion écologique et œcuménique. Portée ensemble par le Conseil d’Églises chrétiennes en France, la Conférence des évêques catholiques de France, la Fédération protestante de France et l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, Église verte propose des ressources spirituelles et des outils pratiques pour vivre dans un plus grand respect de la création. Chaque communauté commence par un écot-diagnostique de cinq domaines : la catéchèse et les célébrations, les bâtiments, le terrain, les modes de vie et l’engagement local et
global. Église verte accompagne les communautés dans le processus de changement et les aide à évaluer leurs progrès. Lancé en 2017, Église verte compte aujourd’hui 550 paroisses, associations, monastères, congrégations et écoles engagés dans la démarche.
La prière pour et avec toute la création, en particulier pendant la Saison de la Création du 1er septembre au 4 octobre, est l’un des piliers d’Église verte. Crier ensemble avec les peuples, les animaux, les eaux et les terres menacés par la crise écologique par une prière commune devant le Seigneur relève de notre responsabilité de chrétiens reconnaissants de notre unité et soucieux de notre Terre, le don du Créateur. Unissons nos cœurs et implorons l’Éternel par ces paroles du patriarche Bartholomée dans sa « Prière pour le 1er septembre. »

Sagesse et Verbe de Dieu, nous te supplions,
Montre-nous, Créateur, ce qui est agréable à tes yeux,
ce qui est propre et utile à ta Création,
ce qui est bon pour tous les hommes et leur est avantageux,
comment dans le monde il nous faut tous changer de conduite …
Donne-nous le bon sens, ô notre Dieu, de garder sans faille tes préceptes divins.
Amen.

Katherine Shirk Lucas

Feuille paroissiale 14 février 2021

Édito

La joie du jeûne qui vient !

Mercredi nous commençons notre carême par une journée de jeûne – chacun selon son âge, ses forces, sa santé, ses capacités. Il est bon de s’abstenir de viande, et je dirais, en bon gourmand, de douceurs sucrées, mais il est important de bien s’hydrater, et de pouvoir assurer son devoir d’état. Et surtout, surtout, le principal est que toute privation de nourriture nous fasse grandir dans l’amour de Dieu et du prochain, et creuse en nous le désir de la Rencontre !

J’ai découvert cette année cette prière que j’ai trouvée inspirante pour ce carême 2021. Que ces mots nous motivent fraternellement !

Fais le jeûne…de juger les autres.
Découvre le Christ qui vit en eux !
Fais le jeûne…de paroles blessantes.
Remplis-toi des mots qui guérissent !
Fais le jeûne…du mécontentement.
Remplis-toi de gratitude !
Fais le jeûne…de colères.
Remplis- toi de patience !
Fais le jeûne…du pessimisme.
Rappelle-toi de l’espérance de Jésus !
Fais le jeûne…des soucis.
Remplis-toi de goûter la merveille de la Vie !
Fais le jeûne…de l’amertume.
Remplis-toi de Pardon !
Fais le jeûne…de te donner trop d’importance.
Remplis-toi de compassion pour les autres !
Et ton jeûne sera agréable à Dieu.
Et tu seras comblé de sa miséricorde !
Amen.

Père Jérémy RIGAUX

Feuille paroissiale 7 février 2021

Édito

Photo paroissiale

à l’heure du couvre-feu

Sur cette photo paroissiale, que voit-on ? des visages heureux, baissant le masque le temps d’un sourire ? Ou bien des visages soucieux en raison de l’épreuve que nous traversons ensemble ?
L’arrivée des vaccins nous donne un peu de baume au cœur, annonçant une issue, une brèche dans cet avenir bouché. Mais le motif de notre espérance est plus profond. Par l’Esprit Saint, le chrétien est appelé à ne pas avoir peur de sa peur, à ne pas baisser les bras devant des murs trop
hauts. Le chrétien n’est pas un optimiste de nature ; il regarde la réalité en face, avec toute sa complexité et ses mélanges d’ombre et de lumière.
Parfois, il voit bien que l’ombre envahit tout. Et là, plus que jamais, il est invité à entrer dans le temps de l’espérance : derrière ces nuages noirs, il y a un soleil. Au-delà de nos chutes et de nos péchés, de nos peurs et de nos angoisses, il y a Toi, Seigneur, au fond de nos âmes. Tu nous illumines alors de l’intérieur.
Cette lumière divine, Sainte Geneviève l’a portée en elle. Samedi dernier, nous avons vécu un beau temps de louange et de méditation autour de ses reliques. Sur cette photo paroissiale en temps de couvre-feu, nous pouvons voir d’autres évènements heureux : les confirmations des jeunes de l’aumônerie ce dimanche, célébrées par notre vicaire général, le père Benoist de Sinety ainsi que la messe des familles animée par les enfants de 4 à 12 ans, et présidée par Mgr Phillipe Marsset. On peut se réjouir aussi de l’avancée du premier module du parcours « Redécouverte » avec ses 20 participants, dont une dizaine de confirmands adultes. Les nombreux baptêmes d’adultes qui se profilent à l’horizon ravivent notre enthousiasme.
Les fleurs embellissent toujours notre église ; les chorales continuent de nous faire prier et chanter, et votre participation à l’eucharistie contribue à cette énergie collective qui compte double actuellement.
La vie est là ! Dieu est là ! Il passe dans notre paroisse, et il continue son œuvre, il guérit, il délivre, il apaise, il pardonne. Il transforme nos soucis en sourires. Dans l’évangile de ce dimanche, il est écrit que « la ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ». Ensemble, pressons-nous près de Jésus, Lui notre Espérance.

P. Baptiste Loevenbruck


REGARD L’AUTRE

ACCUEIL WELCOME

24 janvier 2019 – 23 janvier 2021, 2 années qui ont vu se succéder chez nous Rolandi, Nayan, Khodadad, Nabeel et Abbas. 5 jeunes, 5 volontés farouches de s’intégrer, 5 façons résilientes de vivre les tracas du quotidien, 5 preuves que des réfugiés peuvent être une chance pour notre pays.
Au-delà de l’admiration que je peux avoir pour ces jeunes, et même si tout n’a pas forcément été évident au jour le jour, je constate que, si le bénéfice pour les réfugiés est direct (hébergement, partage de repas, pratique du français au quotidien…), les accueillants reçoivent eux aussi un bénéfice.

Il y a d’abord la satisfaction de vivre un projet familial car nous sommes 4 à accueillir : mon mari et moi mais également deux de nos grands fils. Ces histoires vécues ensemble sont un ciment de plus, s’il en était besoin, entre nous.

J’ajouterai combien il est fort de réussir à relier des convictions sociales et politiques et des pans de son quotidien : la tragédie des réfugiés, le traitement insupportable auquel ils sont soumis nous révoltent. Pouvoir agir, même de façon ponctuelle, est vital !

La Bible, AT comme NT, donne des indications très précises sur ce qu’un croyant doit faire : pour cela aussi, je suis heureuse de mettre en conformité ma foi et mes actions. Juste 2 citations parmi d’autres : « L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers au pays d’Égypte » (Lévitique 19, 34) ; Matthieu 25, 35 « j’étais un étranger et vous m’avez accueilli ».

L’accueil de ces réfugiés est régulièrement l’occasion d’échanges très riches avec nos familles, nos amis, nos voisins. Lors de ces échanges, nous avons souvent entendu des témoignages touchants qui nous les ont fait découvrir sous un jour nouveau.

Les temps en commun avec ces amis du bout du monde sont comme des fenêtres largement ouvertes : ils parlent non des raisons de leur fuite mais de leur pays et des pays traversés, leur famille parfois, des rencontres, des boulots qu’ils ont pu trouver… Nous voyageons en les écoutant.
Nos papilles voyagent aussi quand Rolandi nous fait découvrir les graines de sarrasin ou Nayan certaines épices, adoptées depuis !

Ces moments de partage (repas, jeux, match de foot à la télé, balade, fête de Noël et du Nouvel An) sont une invitation à l’amitié, et leur joie quand les cartes de séjour arrivent est également la nôtre : 2 fois, nous avons eu l’occasion d’arroser ces précieux sésames, quel bonheur ! D’ailleurs, après leur départ, nous avons parfois de leurs nouvelles et c’est un signe qui ne trompe pas.

Pour terminer une petite anecdote toute récente. Abbas qui vient de changer de famille d’accueil, est maçon carreleur. Alors que nous dressions le plat de lasagnes et que je m’appliquais tant bien que mal à tailler les plaques de lasagnes, Abbas, l’oeil malicieux, m’a fait remarquer que je ferais une piètre carreleuse !

Pour toutes ces raisons, nous poursuivons en famille cet engagement, d’autant plus que nous sentons une vraie évolution : nous avons certainement appris à mieux vivre ces accueils et l’accompagnement proposé par JRS a évolué, mieux ciblé, plus présent, rassurant. Pour toutes ces raisons, nous souhaitons que d’autres puissent s’engager à leur tour dans ce beau projet.

Isabelle Churlaud

Feuille Paroissiale du 31 janvier 2021

4ème dimanche ordinaire – Année B

Dt 18, 15-20 ; Ps 94 (95) ; 1 Co 7, 32-35 ; Mc 1, 21-28

Édito

Libre ! Enfin libre ! (Pasteur Martin Luther King)

Dimanche dernier, nous avons accueilli la Parole de Dieu comme une source de Vie !
Jésus nous montre aujourd’hui qu’il ne s’est pas contenté de parler, il a agi avec autorité. L’évangile nous parle de cet homme possédé par un esprit mauvais qui était venu dans la synagogue. Cet esprit impur s’adresse à Jésus en vociférant : “Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu”. Cette sainteté qu’il reconnaît en Jésus est une déclaration de guerre contre le mal. Jésus libère cet homme par une formule forte d’exorcisme. Il lui fait retrouver sa grandeur dans la contemplation de Dieu.
Cette lutte contre le mal est au cœur de chacune de nos vies. C’est le véritable appel pour chacun de nous, chrétien ayant soif de vivre de la Bonne Nouvelle.
Cette Bonne Nouvelle nous concerne tous. Jésus est venu nous libérer de l’esprit mauvais. Il ne cesse de nous apporter la liberté des enfants de Dieu. La guérison de ce possédé nous montre que l’heure de notre libération est arrivée.
Cet homme dont parle l’évangile c’est l’humanité entière. Ce que Jésus a commencé à Capharnaüm, il va le continuer tout au long de son ministère en Palestine. Et il continue à le faire tout au long des siècles par son Église. C’est lui qui parle quand on lit dans l’Église les Saintes Écritures.
C’est lui qui donne la vie quand on baptise. C’est lui qui est présent au cœur de chacun de nos combats pour choisir la Vie et lutter contre tout ce qui est mortifère. Il est toujours à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui.
Si nous voulons être des messagers de la Bonne Nouvelle, il faut que toute notre vie soit imprégnée de cet amour qui est en Dieu. Nous ne pouvons parler que de ce que nous vivons avec Jésus. Pour cela, nous commençons par nous nourrir de la Parole de Dieu ; nous nous laissons transformer par elle. Il est important que notre vie soit en accord avec cette Parole que nous avons à annoncer de la part de Dieu. C’est une œuvre de libération !
Venant de vivre le retour vers la maison du Père de mon papa, je confie ma famille et spécialement ma maman à la prière de ma communauté paroissiale.

Père Christian+

REGARD L’AUTRE

Saint Thomas d’Aquin

Est né le 28 janvier 1225 au château de Roccasecca, près de ‘Aquino, il est le fils du comte Landulphe d’Aquino et de la comtesse Théodora Caracciolo Rossi. Sa famille est d’origine lombarde et installée au nord de l’actuelle Campanie.
De 1230 à 1239, Thomas est oblat à l’abbaye bénédictine du Mont Cassin, il y apprend à lire et à écrire, les rudiments de grammaire et du latin associés à une formation religieuse élémentaire.
A partir de 1239, Frédéric II en lutte contre le papa Grégoire IV expulse les moines de l’abbaye. Ses parents sur les conseils de l’abbé l’avaient déjà envoyé à Naples. Il y rencontre des frères prêcheurs dont la vie et la vitalité apostolique l’attirent.
Son père meurt le 24 décembre 1243 ; rendu plus libre, il décide en avril 1244 d’entrer chez les dominicains contre l’avis de sa famille. Sa mère le fait enlever, il demeure un an à Roccasecca ; ne changeant pas d’avis, sa famille finit par accepter son choix.
Il est étudiant à l’Université de Pise de 1245 à 1248. Il suit son maître Albert le Grand (dominicain commentateur d’Aristote) à Cologne jusqu’en 1252.
De retour à Paris, il suit le cursus classique des étudiants en théologie. De 1252 à 1254, il est bachelier biblique. Il rédige durant cette période un commentaire des livres d’Isaïe et Jérémie. Il commente le livre des sentences de Pierre Lombard, manuel des études théologiques depuis le début du XIIIe siècle. Il en fait le commentaire en 2 ans, plus de 600 pages in-folio écrites entre 1254 et 1256.
Avec l’appui du souverain pontife, au printemps 1256 il soutient sa maîtrise en théologie, il est nommé docteur en écriture sainte avec Bonaventure de Bagnoregio. Il commence à enseigner et rédige les questions disputées : De veritate (1256-1259) les Quolibet (7 à 11) et commente De Trinidate de Boece (1257-1258).
En 1259 à 34 ans, il part pour l’Italie où il enseigne la théologie jusqu’en 1268. Assigné à Orvieto, il est responsable de la formation permanente de la communauté, il achève la rédaction de la Somme contre les gentils (1263-1265). A la demande du pape Urbain IV, il rédige l’explication continue des Évangiles, plus tard appelée Chaîne d’Or.
Envoyé à Rome entre 1265 et 1268, il est affecté à la formation intellectuelle des jeunes dominicains, il rédige De potentia Dei (1265-1266) et la 1re partie du Compendium de Théologie. En 1266, il commence les commentaires sur Aristote « de l’âme » (1267-1268) ; également l’Office du saint Sacrement au moment de l’instauration de la fête du Corpus Christi.
Thomas revient à Paris de 1268 à Pâques 1272. L’université est en pleine crise intellectuelle et morale ; Il a 44 ans à la rédaction de la seconde partie de la Somme théologique et la plus grande partie des Commentaires des œuvres d’Aristote.
Il doit faire face à des rivalités avec les franciscains et à des disputes en particulier avec Siger de Brabant que Dante évoque dans la Divine comédie. Il écrit le De perfectione spiritualis vitae (1269-1270).
Il est envoyé à Naples pour y organiser le Studium generale destiné à la formation des jeunes dominicains (fin juin-septembre 1272) ; il poursuit la 3e partie de la Somme théologique, rédige les questions sur le Christ et les sacrements qu’il n’achèvera jamais. Il reprend son enseignement sur les Épitres de Paul (Épitre aux Romains), le commentaire des Psaumes (1272-1273) et certains d’Aristote.
A partir du 6 décembre 1273, après une expérience spirituelle pendant la messe, il cesse d’écrire. Sa santé décline. Néanmoins, il se rend au concile de Lyon où il avait été convoqué par le pape Grégoire V, mais il meurt en chemin, le 7 mars 1274, âgé de 49 ans, au monastère cistercien de Fossanova, il y reposera jusqu’en 1369. Puis à Toulouse ; son corps est conservé sous le maître-autel de l’église de l’ancien monastère des dominicains.
Ses œuvres sont catalogués dans un écrit de 1319, certains points restent encore discutés.
Thomas d’Aquin est canonisé le 18 juillet 1323 par le pape Jean XII. Proclamé Docteur de l’Église par Pie V en 1567, patron des universités, écoles, académies catholiques par Léon XIII en 1880.
Il est fêté le 28 janvier.

Danielle

Feuille Paroissiale du 24 janvier 2021

3ème dimanche ordinaire – Année B

Jon 3, 1-5.10 ; Ps 24 (25) ; 1 Co 7, 29-31 ; Mc 1, 14-20


Édito

De retour de retraite…

Chaque année, le cœur de la vie de notre fraternité (Fraternité Missionnaire des Prêtres pour la Ville – FMPV, créée par le Cardinal Lustiger en 1990) est une retraite spirituelle en silence au mois de janvier.
Cette édition 2021 se déroulait à l’Abbaye des Prémontrés de Juaye-Mondaye, en Normandie, et nous étions 23 prêtres sur les 32 membres.
Nous vivons la journée en silence, y compris les repas, avec des longs temps libres pour prier, méditer, marcher dans la nature, lire, se reposer. Chaque midi nous partagions la magnifique liturgie des frères qui nous accueillaient. Une originalité de cette retraite fraternelle est qu’en fin
de journée, nous nous réunissions par groupes de 5 ou 6 pour un temps d’échange amical sur notre vie de prêtres, avec ses joies et ses difficultés.
Chaque matin, le Frère Maximilien nous offrait un enseignement spirituel pour guider notre journée. L’objectif était de nous ressourcer dans notre vie sacerdotale à partir de psaumes, c’était passionnant !

  • avec le Psaume 1 : le prêtre, configuré au Christ, homme de la Croix
  • avec le Ps 102 : devenir des hommes de la miséricorde de Dieu
  • avec le Ps 94 : chercher et inviter à la sainteté
  • avec le Ps 112 : le prêtre, serviteur du Seigneur et homme de prière
  • avec le Ps 129 : le prêtre comme homme du jour de Pâques, espérant contre toute espérance.

Avec le P. Christian nous avons vraiment été renouvelés par cette retraite. C’est à présent au tour du P. Baptiste de vivre ce temps de ressourcement. Que le Seigneur nous aide à être de meilleurs serviteurs fraternels de notre si belle communauté – prions les uns pour les autres !

Père Jérémy RIGAUX


REGARD L’AUTRE

~ LE PAPE FRANÇOIS DÉCRÈTE UNE ANNÉE SPÉCIALE DÉDIÉE A SAINT JOSEPH ~

« Mûri pendant la pandémie » du Covid-19, la lettre apostolique Patris Corde « Avec un coeur de Père » du pape François sur Saint Joseph a été dévoilé le 8 décembre par le Saint-Siège. Le pape y invite à prendre le père adoptif du Christ en exemple et a pour cela décrété la célébration d’une « Année Saint Joseph » jusqu’au 8 décembre 2021.

Dans cette lettre apostolique, le pape François explique avoir fait mûrir ce désir de partager ses réflexions sur Saint Joseph du fait du contexte de la pandémie : « Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment sont cachés ou en « deuxième ligne » jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. A eux tous, une parole de reconnaissance et de gratitude est adressée. »
Il cherche ainsi à « faire grandir l’amour envers ce grand saint, pour être poussés à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan ».
Cette année dédiée à saint Joseph sera ainsi un moyen pour cheminer. Le saint Père écrit : « Les saints aident tous les fidèles ‘à chercher la sainteté et la perfection de leur état’. Leur vie est une preuve concrète qu’il est possible de vivre l’Évangile. »

Le Saint-Père fait part également d’une prière :

« Salut gardien du Rédempteur
Époux de la Vierge Marie.
A toi Dieu a confié son Fils ;
En toi Marie a remis sa confiance ;
Avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
Montre-toi aussi un père pour nous,
Et conduis-nous sur le chemin de la vie ;
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage
Et défends-nous de tout mal. Amen »

« Après Marie, mère de Dieu, aucun saint n’a occupé autant de place dans le Magistère pontifical que Joseph, son époux », écrit le pape François. Le bienheureux Pie IX l’a déclaré « Patron de l’Église Catholique » en 1870, puis le vénérable Pie XII l’a présenté comme « Patron des travailleurs » en 1955 et enfin saint Jean-Paul II comme « Gardien du Rédempteur » en 1989.
Un livret remarquable de texte du pape François sur Saint Joseph est en vente au prix coûtant de 5 Euros. J’invite spécialement les pères de famille à le lire ou leurs épouses à le leur offrir…

Père Christian

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