« J’ai un ami qui s’éloigne de l’église en ce moment » …

Nous, Chrétiens, nous avons un seul commandement. Bon, certes, il est double mais il reste unique car ses deux versants ne font qu’un : tu aimeras ton Dieu… et ton prochain comme toi-même (évangile de ce dimanche). C’est clair : il n’est pas possible d’aimer Dieu sans aimer son prochain. Il n’est pas possible d’aimer son prochain sans aimer Dieu.

Le pape dans son encyclique « tous frères » a cette phrase qu’il est bon pour nous d’entendre et de réentendre : « le paradoxe, c’est que parfois ceux qui affirment ne pas croire peuvent accomplir la volonté de Dieu mieux que les croyants » (n.74).

Combien de fois on entend des personnes s’éloigner de l’église car elles subissent, à travers notre propre agir, ce décalage entre notre amour du Christ et notre amour du prochain. C’est parfois sur-interprété de leur part. C’est parfois vrai. C’est parfois une manière de se protéger de ses propres incohérences. C’est parfois l’expression d’une sensibilité forte et ajustée au double commandement de l’amour : comment Dieu peut-il exister dans une église sans amour, puisque « là où est l’amour, là est Dieu » (St Augustin) ?
Si l’évangile est finalement très simple dans son message, c’est bien une toute autre histoire quand il s’agit de le vivre.

Qui peut prétendre ne jamais vivre un décalage entre ce double commandement de l’amour de Dieu et du prochain ? Une manière de le résorber c’est de le reconnaître pour pouvoir demander au Seigneur son aide.

Il est venu pour nous pécheurs. Il est venu pour résorber nos décalages intérieurs. Sur la croix, il a vécu jusqu’au bout ce double commandement. Et par sa résurrection, il a montré que cela avait des conséquences d’une puissance indescriptible. Ne perdons pas ce rêve d’une fraternité authentique, ouverte et fondée en Dieu. Ne baissons pas les bras devant les décalages interne à l’église et interne à nos cœurs. Dieu est à l’œuvre pour cela. Laissons le agir en lui demandant d’agir.

Père Baptiste Loevenbruck

Saint Dimitri de Thessalonique ( 284-305)

Saint Dimitri de Thessalonique Que nous fêterons le 26 octobre est le plus célèbre martyr militaire d’Orient après Saint Georges , d’où son nom de « mégalomartyr ».
Il est mentionné dans la liturgie byzantine. Saint Démétrius ou Dimitrios en grec, fut diacre à Sirmium en Dalmatie et martyrisé au IVe siècle.
Thessalonique bénéficiant de la piété populaire en fit un soldat chrétien, fier de l’être, le proconsul de Grèce et de Macédoine.
Dénoncé comme fauteur de troubles, Saint Dimitri fut condamné à lutter contre un gladiateur plus robuste que lui. Pendant que Dimitri priait dans son cachot, dans l’arène on vit arriver un jeune et frêle garçon nommé Nestor qui d’un simple coup mit à mort le colosse. Dépité, l’empereur Maximien présent, fit mettre à mort l’adolescent et Dimitri. Du corps de celui-ci se mit à jaillir non du sang mais une huile miraculeuse et odoriférante.

« Les crocs des loups au milieu desquels le Christ a envoyé son disciple Démétrius ont par leurs morsures ouvert en son corps des sources par lesquelles une allégresse s’écoule sur le troupeau du Christ »
Éloge à Démétrius de Saint Grégoire Palamas (1296-1359).

Le diocèse de Gap en France voulait même en faire son premier évêque.
Il fait partie des saints du diocèse de Gap et d’Embrun.

Danielle