Du 14 au 17 mai, 91 paroissiens sont partis en pèlerinage sur les traces de Ste Anne, la mère de la Vierge Marie, apparue au XVIIème siècle à un humble paysan breton.

Le programme était intense et beau : messes, partages de groupe, conférences, soirée de louanges et de réconciliation, prière des frères… Un pèlerinage avec la Paroisse St Jean-Baptiste c’est du costaud ! Jusqu’à l’apothéose : le Père Christian nous a fait la surprise d’un grand repas festif avec danses bretonnes dans la ferme familiale, où nous avons pu faire connaissance avec sa famille.

Autant de raisons qui me poussent à une méditation sur le rôle de la famille, mais plus particulièrement des grands-mères. Petite méditation à travers 4 grands-mères… et 1 enfant.

Ste Anne. Nous avions déjà une maman du Ciel (Marie), un papa du Ciel (Dieu le Père) et un papa de la Terre (Joseph)… mais aussi des frères et sœurs en Christ, sur Terre comme au Ciel : la communion des Saints. Grande découverte dans ce pèlerinage : nous avons désormais tous un grand-père, Joachim, et une grand-mère, Anne, parents de la Vierge (selon le Protévangile de Jacques, écrit non canonique mais adoubé par la Tradition). De même que Joachim ouvre la voie à Joseph (par son effacement et sa discrétion), Anne ouvre la voie à Marie : elle éduque son cœur, son esprit et son âme à recevoir Dieu. Anne et Joachim, c’est la répétition générale de Joseph et Marie. Ils ont la même mission : élever dans l’Amour un enfant surnaturel, miraculeux – dans un cas Marie, dans l’autre Jésus. La Vierge, qui médite tout dans son cœur, reproduira avec son fils l’éducation lumineuse reçue de ses parents. Elle s’inscrit dans une lignée, dans une histoire familiale, qui culmine dans ce rôle de mère du Sauveur. Il y a continuation, transmission.

Marie-Louise. Ma propre grand-mère maternelle a joué le même rôle de préparation à la Foi. C’était la seule Catholique dans une famille d’athées hostiles au Catholicisme. Je sais qu’elle m’a particulièrement confié au Ciel : silencieusement, secrètement, elle a ouvert la voie à la Foi, à ce que je suis maintenant. Merci à elle.

Odile. La grand-mère du Père Bruno, à la fécondité spirituelle remarquable – 1 religieuse et 2 prêtres parmi ses petits enfants – nous a quittés pendant le pèlerinage au bel âge de 102 ans. Prions pour elle.

Annick. Nous avons pu rencontrer (très brièvement) la mère du Père Christian. Si nous appelons Christian « Mon Père », c’est donc qu’Annick est aussi un peu notre grand-mère à tous, non pas biologiquement, mais spirituellement ! 

Ariane. Enfin, ma fille Ariane, âgée de 11 ans, a avec ce séjour participé pour la 1ère fois à un pèlerinage. Elle a découvert les mystères de la Foi, et a pu constater que ce n’était pas uniquement qu’une lubie bizarre de son papa ! Merci à tous les paroissiens, vous avez été pour elle… de vrais grands-parents !

Ludovic Klein