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Notre deuxième nouveau vicaire

Biographie de Clément Monestier

Je suis originaire de Versailles et le dernier d’une famille catholique pratiquante. Très jeune j’ai entendu l’appel à devenir prêtre. Cette vocation est étonnante, car je comprends avec le temps qu’elle ne réside pas en moi ou en quiconque la reçoit, mais en Dieu qui porte ce projet pour celui qu’il appelle. Selon l’âge, depuis mon enfance où j’ai commencé à entendre l’appel, j’ai eu bien des visions différentes de ce qu’est l’identité du prêtre, mais au milieu de cela il y avait une constante, le sentiment d’être concerné par un appel qui venait d’ailleurs, qui venait du regard du Christ sur moi. Si je devais définir le prêtre aujourd’hui je dirais la chose suivante, c’est celui qui porte la sanctification de la communauté chrétienne.

J’ai été ordonné en 2015 pour le diocèse de Seine-et-Marne et j’ai exercé mon ministère à Meaux et Fontainebleau. Je fais aussi partie d’une réalité dans l’Église qui s’appelle le Chemin Néocatéchuménal, peu connu en France, son charisme consiste à se réapproprier la grâce baptismale dans une petite communauté en s’inspirant de ce qu’était le catéchuménat dans l’Église antique. Pour me permettre de vivre ce charisme de manière plus pratique, mon évêque m’a proposé une mission à Paris pour être plus proche des communautés Néocatéchuménales qui s’y trouvent.

J’accueille avec une grande joie ma nouvelle mission à St Jean-Baptiste de Belleville et je suis très heureux de pouvoir la vivre au milieu de vous.

 Babel ou Jérusalem ?

La tonalité est donnée dès le § 99 avec ces mots : »Les prétendues intelligences artificielles ne vivent pas d’expérience, ne possèdent pas de corps, ne connaissent ni la joie ni la douleur, ne mûrissent pas dans la relation, ne savent pas de l’intérieur ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié, la responsabilité« . Dans sa lettre encyclique sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, Léon XIV annonce la couleur d’emblée en rappelant cette réalité presque élémentaire mais aussi bien nécessaire ! Magnifica Humanitas est, de fait, bien plus qu’une encyclique. C’est un écrit prophétique ! D’une richesse extraordinaire avec une portée universelle, impossible à résumer dans une feuille d’informations paroissiale ! Un grand texte qui nous avertit et nous alerte. Il faut prendre le temps de le lire, le relire, l’approfondir, le méditer, le ruminer, un peu à la manière d’une lectio divina… L’Esprit-Saint, en choisissant le Cardinal Robert Prevost comme pape, ne s’est pas trompé. Il nous a donné celui qu’il nous fallait aujourd’hui. Et ce n’est pas fini ! Ce pape va continuer de nous étonner. C’est tout de même, rappelons-le, un fils spirituel de Saint Augustin, l’immense Père de l’Eglise latine !

200 pages, 245 paragraphes, faciles d’accès, sans jargon ecclésial, et d’une profondeur inouïe, cette encyclique va donc bien au-delà du monde catholique. Elle est une très remarquable contribution religieuse, éthique et philosophique de ce début de troisième millénaire. Je ne vais pas faire ici le tour de cet écrit. Je ne peux, hélas, que me limiter simplement à vous partager ce qui me semble être le cœur de cette encyclique, à savoir le choix entre la Tour de Babel et la Jérusalem de Néhémie, comme un paradigme de l’époque que nous vivons. Avec profit et grand intérêt, vous lirez les cinq chapitres de cette encyclique qui traitent de la doctrine sociale de l’Eglise, de la grandeur de l’homme face aux promesses de l’IA (intelligence artificielle), de la préservation de sa vérité, de sa dignité et de sa liberté, et enfin de la civilisation de l’amour à l’ère numérique. La conclusion, avec le Magnificat, comme chant de l’espérance, est superbe !

Oui, ou bien nous érigeons une nouvelle Tour de Babel avec orgueil, en excluant Dieu et en déshumanisant l’homme, avec une IA qui passe de l’outil à l’arme, le pape parlant d’ailleurs, à juste titre, de désarmer l’IA; ou bien nous reconstruisons les murailles de Jérusalem, comme le gouverneur de Judée Néhémie en 444 avant Jésus-Christ,  pour en faire une nouvelle Jérusalem de solidarité, de respect de l’homme et d’espérance.

Autrement dit, ou bien nous continuons dans l’ornière qui va vers la fin de l’humain, où l’homme deviendrait obsolète, comme l’écrit Bruno Patino, journaliste et essayiste, (que Léon XIV ne cite pas), ou bien nous choisissons le chemin difficile mais salutaire d’une sortie de crise écologique, numérique et politique et nous vivrons en hommes libres et fraternels dans une « civilisation de l’amour » invoquée par Paul VI . Dans le § 232, Léon XIV écrit : »Ce qui sauve l’homme, c’est l’amour divin qui descend jusqu’au point le plus fragile de son histoire et la régénère au plus profond« . Magnifica Humanitas est un cri d’amour du pape pour la dignité inaltérable de l’homme créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu »…

Permettez-moi pour conclure cette trop brève chronique de faire référence au § 121 de l’encyclique, où le pape cite Viktor Frankl, neuropsychiatre juif autrichien (1905-1997) : « L’homme est l’être qui a inventé les chambres à gaz d’Auschwitz ; mais il est aussi celui qui y est entré debout, le Notre Père ou le Shema Israël aux lèvres« . Ces mots empreints d’une tragique vérité retentissent si fortement en moi… La plus grande prière chrétienne que Jésus nous a donnée, associée à la prière juive par excellence que chaque juif récite le matin et le soir : « Ecoute Israël, l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est UN…« , nous rappelle explicitement que le christianisme est né dans le judaïsme et que le Christ était un juif galiléen pratiquant, qui n’est pas venu abolir mais accomplir la Loi de Moïse consignée dans la Torah et reçue de Dieu sur le Mont Sinaï…

Edmond Sirvente

Notre nouveau vicaire

présentation de notre nouveau vicaire Gabriel TEBREAN , ordonné le samedi 27 juin 2026

Témoignage, lors du pèlerinage

à Sainte Anne d’Auray du 14 au 17 mai 2026

Toute ma vie, la religion catholique était présente, de par mon baptême, la confirmation et la communion mais avec une pratique plutôt occasionnelle.

Cependant depuis la Covid, tout s’est accéléré car à ce moment précis, j’ai pris conscience que ma vie n’était qu’en 2D, trop terre à terre.

Un samedi soir, je me suis enfin décidé à prendre la direction de Saint Jean Baptiste de Belleville, en sortant de la messe, je me suis senti revigoré.  En renouvelant l’expérience, j’ai repris plus assidûment le chemin de l’Eglise.

A la fin d’une messe, Père Théophile nous annonce qu’il reste encore des places pour un pèlerinage en Terre Sainte. Ni une ni deux, je me suis dit : c’est le moment car j’en rêvais depuis longtemps. Ce pèlerinage eut lieu au printemps 2023 et cela m’a marqué profondément.

Ensuite un second pèlerinage, cette fois encadré par le  Père Christian, à Assise. Là aussi je fus saisi par la ferveur. D’ailleurs au passage, j’avais une douleur chronique au genou et en rentrant des Carceri, cette douleur a disparu. Si cela n’est pas une grâce de Saint François ! Je fus complètement bouleversé par cette guérison spontanée.

Dès lors, je me suis attelé à une pratique plus fervente de ma foi, avec chapelet quotidien, et quand je le peux, j’assiste aux messes de la semaine, cela me comble de joie.

L’an dernier, on m’a diagnostiqué un cancer de la prostate, l’annonce de cette maladie m’a assommé. Mais très vite, je me suis ressaisi en remettant ma confiance aux soins des médecins et à la volonté de Dieu. Début février 2026, j’ai reçu le sacrement des malades, je ne cessais de pleurer à flot et j’avais le ressenti de recevoir une grâce sanctifiante telle une douche purifiante. Je sais que Dieu m’aime mais j’avoue que parfois je ne lui ouvre pas suffisamment mon cœur.

Depuis la Covid, je vis ma vie en 3D et pour cela, je rends grâce à Dieu. En cette neuvaine de l’Ascension, je réalise à quel point le Seigneur est entré dans ma vie et je souhaite qu’il la remplisse totalement. Au travers de la maladie que je côtoie depuis bientôt quarante ans, j’ai l’expérience de la souffrance du corps et de l’âme. Pour autant je sais que je veux vivre pleinement car la mort ne sera qu’un marchepied vers le Royaume du Seigneur. De fait, je ne peux dissocier le corps de mon âme car c’est un tout que Dieu m’a donné pour la vie. Ainsi je cultive le mystère de la foi, dans la joie, la charité et l’espérance en Notre Seigneur.

Pascal, un paroissien

NOS GRANDS-MERES SONT FORMIDABLES !

Du 14 au 17 mai, 91 paroissiens sont partis en pèlerinage sur les traces de Ste Anne, la mère de la Vierge Marie, apparue au XVIIème siècle à un humble paysan breton.

Le programme était intense et beau : messes, partages de groupe, conférences, soirée de louanges et de réconciliation, prière des frères… Un pèlerinage avec la Paroisse St Jean-Baptiste c’est du costaud ! Jusqu’à l’apothéose : le Père Christian nous a fait la surprise d’un grand repas festif avec danses bretonnes dans la ferme familiale, où nous avons pu faire connaissance avec sa famille.

Autant de raisons qui me poussent à une méditation sur le rôle de la famille, mais plus particulièrement des grands-mères. Petite méditation à travers 4 grands-mères… et 1 enfant.

Ste Anne. Nous avions déjà une maman du Ciel (Marie), un papa du Ciel (Dieu le Père) et un papa de la Terre (Joseph)… mais aussi des frères et sœurs en Christ, sur Terre comme au Ciel : la communion des Saints. Grande découverte dans ce pèlerinage : nous avons désormais tous un grand-père, Joachim, et une grand-mère, Anne, parents de la Vierge (selon le Protévangile de Jacques, écrit non canonique mais adoubé par la Tradition). De même que Joachim ouvre la voie à Joseph (par son effacement et sa discrétion), Anne ouvre la voie à Marie : elle éduque son cœur, son esprit et son âme à recevoir Dieu. Anne et Joachim, c’est la répétition générale de Joseph et Marie. Ils ont la même mission : élever dans l’Amour un enfant surnaturel, miraculeux – dans un cas Marie, dans l’autre Jésus. La Vierge, qui médite tout dans son cœur, reproduira avec son fils l’éducation lumineuse reçue de ses parents. Elle s’inscrit dans une lignée, dans une histoire familiale, qui culmine dans ce rôle de mère du Sauveur. Il y a continuation, transmission.

Marie-Louise. Ma propre grand-mère maternelle a joué le même rôle de préparation à la Foi. C’était la seule Catholique dans une famille d’athées hostiles au Catholicisme. Je sais qu’elle m’a particulièrement confié au Ciel : silencieusement, secrètement, elle a ouvert la voie à la Foi, à ce que je suis maintenant. Merci à elle.

Odile. La grand-mère du Père Bruno, à la fécondité spirituelle remarquable – 1 religieuse et 2 prêtres parmi ses petits enfants – nous a quittés pendant le pèlerinage au bel âge de 102 ans. Prions pour elle.

Annick. Nous avons pu rencontrer (très brièvement) la mère du Père Christian. Si nous appelons Christian « Mon Père », c’est donc qu’Annick est aussi un peu notre grand-mère à tous, non pas biologiquement, mais spirituellement ! 

Ariane. Enfin, ma fille Ariane, âgée de 11 ans, a avec ce séjour participé pour la 1ère fois à un pèlerinage. Elle a découvert les mystères de la Foi, et a pu constater que ce n’était pas uniquement qu’une lubie bizarre de son papa ! Merci à tous les paroissiens, vous avez été pour elle… de vrais grands-parents !

Ludovic Klein

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