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86 paroissien en pèlerinage

86 paroissien en pèlerinage à Ste Anne d’ Auray et Malestroit du 14 mai au 17 mai… sur les pas de Mère Yvonne-Aimée…

Mère Yvonne-Aimée : « Une grande amoureuse du bon Dieu ! »Spiritualité. Le Père Joël Guibert nous éclaire sur la spiritualité féconde de cette religieuse hospitalière du XXe siècle.

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La vie d’Yvonne-Aimée de Malestroit, un extraordinaire cœur à cœur avec JésusPortrait. Une vie bouleversante, tant par les grâces reçues que par le destin d’une âme inlassablement donnée à Dieu et aux autres.

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Mère Yvonne-Aimée, la résistance sans haineHistoire. Mère Yvonne-Aimée fut une figure majeure de la résistance bretonne.

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À Malestroit, l’œuvre féconde de Mère Yvonne-AiméeLes Augustines hospitalières continuent d’œuvrer dans la clinique que Mère Yvonne-Aimée a contribué à développer.

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La Providence fait bien les choses

La journée du 15 février s’annonçait fort belle : nous allions accueillir notre petite-fille, Margot, 7 ans et des poussières, pour une semaine. Margot est belge, elle habite Bruxelles, et ses parents nous ont fait part de leur souhait, il y a quelques mois, de la faire baptiser, nous demandant clairement notre aide, car ils se sont éloignés de la foi. Cette mission inespérée nous remplit de joie ! Seulement voilà, il ne suffit pas d’un coup de baguette sainte pour se faire baptiser à l’âge de raison. C’est l’enfant qui doit en exprimer le désir et en faire lui-même la demande. Bien avant que ses parents nous expriment leur vœu pieux, nous avions déjà commencé à nourrir la sensibilité de Margot, lors d’autres séjours, en l’emmenant à la messe, en lui parlant de Jésus et de Marie, en lui expliquant la crèche ou en lui lisant des contes de Noël…

Cette semaine, nous entrons en Carême. La Providence fait bien les choses. Nous nous rendons donc tous les trois à la paroisse, mercredi soir, pour la messe des Cendres. Première étape en entrant dans l’église : le signe de Croix. Nous prenons le temps de guider Margot, qu’elle connaisse le bon sens des mains et du signe. Assise entre nous, elle s’empare du livret de chants et se met à entonner les chants à tue-tête, emplie d’une assurance que nous ne lui connaissions pas ! Elle reçoit, entre joie et sérieux, la bénédiction du prêtre. A la fin, répétition du signe de Croix, petite hésitation, à droite ? à gauche ? C’est en bonne voie.

L’après-midi, visite au Grand Palais pour voir les esquisses des futurs vitraux de Notre-Dame de Paris. Une nouvelle occasion d’ajouter une couche d’histoire sainte et de lui parler de la cathédrale. Là encore, elle est captivée quand « nous lui racontons Jésus ».

Vendredi, veille de son départ, nous passons l’après-midi au jardin du Luxembourg, puis nous décidons de rejoindre Châtelet à pied. Et… nous passons devant Notre-Dame! Un premier clin d’œil de l’Esprit Saint, qui nous rappelle que nous sommes en mission. Soit, allons-y, improvisons une visite. Nous entrons dans la cathédrale et avançons jusqu’à la corde qui sépare les visiteurs qui déambulent des visiteurs priants. Nous nous arrêtons pour montrer à Margot l’autel, nous apprêtant à suivre le flot des touristes. Et là, une femme s’approche de nous avec un grand sourire, tout en détachant la corde : « Vous venez pour les Vêpres ? » demande-t-elle. Pourquoi son regard s’est-il posé justement sur nous parmi la foule d’anonymes ? Sans hésitation, nous répondons : « Oui ! » et nous allons nous asseoir, dans les premiers rangs. Margot chante, scande les Amen, écoute, regarde, s’agenouille. Après l’office, nous nous arrêtons devant la couronne d’épines et allumons une bougie à la demande de Margot. Allez, hop, petite initiation à la prière devant la Vierge ! Dans le métro, au retour, Margot nous bombarde de questions.

Notre petite-fille est à l’évidence sur la route, sur ce chemin de grâce qui fera d’elle une enfant « prêtre, prophète et roi ». L’Esprit Saint nous a conduits tout au long de cette semaine où nous avons accueilli, émerveillés, l’imprévu de Dieu. Avant de s’endormir, vendredi soir, Margot a exécuté avec fierté un parfait signe ce Croix. Deo gratias !

Marion et Yves

Semaine Sainte

Projet Chemins Croisés – emploi solidaire

Chemins Croisés se propose d’être un espace inconditionnel de rencontres pour faciliter l’accès à l’emploi déclaré de personnes en précarité.

Nous faisons tous le constat qu’il y a de nombreuses personnes âgées, isolées ou fragilisées qui ont besoin d’aide pour leurs tâches quotidiennes, d’appui pour les petits tracas, partager un moment agréable, ou simplement être aidées chez elles en confiance.

Et dans notre quartier ou par différentes associations, nous connaissons des personnes de confiance, actives mais en situation précaire et désireuses de s’engager aux côtés de ces personnes. Que ce soit pour de l’aide à la mobilité, des travaux d’entretien, la garde d’animaux… ou simplement assurer du lien social (visite de convivialité, jeux de société, discussion, petites courses, récupération de médicaments…).

Notre projet vise à mettre en relation toutes ces personnes et à offrir le cadre administratif nécessaire.

Comment ? Au cours d’une rencontre fraternelle qui permet de présenter le fonctionnement du projet, et à chacun d’exprimer ses besoins et ses compétences.

Une fois le lien établi entre la personne en recherche d’activité et la personne à accompagner, et une journée test offerte, nous mettons en place le lien administratif via le CESU (chèque emploi service universel). Ce dispositif permet à un particulier employeur de déclarer de façon simple la rémunération des salariés pour des activités de services à la personne. Nous pouvons également aider les employeurs pour la déclaration mensuelle.

En unissant solidarité intergénérationnelle et accès à l’emploi, Chemins Croisés pourrait être gagnant-gagnant, pour tant de paroissiens et de personnes en précarité. C’est un accélérateur de fraternité !

Dans une société marquée par l’indifférence, le mépris ou le rejet, nous voulons répondre par l’Amour fraternel, un regard attentif, être une petite lumière qui porte l’espérance. Nous croyons de tout notre cœur que l’Amour du Christ aura toujours le dernier mot.

Première rencontre le 22 mars à 14h30 salle du jardin, 13 rue Lassus

Katia, Jérôme et Hélène

La prière d’un enfant

Je suis dans le métro, sur la ligne 1, au départ de Châtelet. Je lis le journal. Deux stations plus loin, je lève les yeux, sentant un regard. En face de moi, sur l’autre banquette de trois voyageurs, je reconnais cette femme que j’ai accompagnée avec sa fille il y a quelques mois, lors des funérailles de son mari. Elle me sourit intensément et semble heureuse de me retrouver. Nous nous mettons à parler, et à la station suivante, elle s’assied à côté de moi quand la place se libère. Elle me raconte ses jours et ses nuits depuis le départ de son cher compagnon, c’est toujours dur. Elle garde un souvenir tellement fort des obsèques et de l’accueil de la paroisse, où elle s’est sentie si chaleureusement écoutée et entourée.

Je lui demande des nouvelles de sa famille, elle me parle de sa petite-fille, Chiara (« lumière »), qui aime tant venir à l’église de Saint-Jean Baptiste et retrouver la petite croix de son grand-père dans la chapelle des défunts. Tous les ans, elle et son mari venaient chercher des Rameaux à SJBB avec Chiara. Elle parle de la foi de Chiara, de son amour des étoiles, cette petite-fille qui est pour sa mère et sa grand-mère comme une étoile vers la crèche. Dès qu’elle arrive dans la chapelle, elle s’agenouille et prie en silence. « Je vois ses lèvres qui murmurent en silence. Chiara parle à Dieu si simplement, je ne sais d’où ça lui vient, c’est comme une eau de source… ». Les larmes viennent dans ses beaux yeux remplis d’amour pour son mari, qui était subjugué par la lumière : « Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière : vous serez alors des fils de lumière » (Jn 12,36).

Il avait rencontré après le confinement un frère dans une abbaye, et ses nombreux échanges avec lui l’avaient beaucoup aidé et poussé à lire quotidiennement la Bible.

Me revient ce qu’elle m’avait conté alors : « Un jour, en Italie, le soir tombe, Chiara joint les mains et, regardant le ciel, dit ‘je prie aux étoiles’ »

Elle me glisse en partant, quand je l’embrasse : « Mon mari aurait été tellement heureux de vous connaître ! » Et moi, alors ! Et je loue le Seigneur qui m’a remis cette si belle personne ce matin sur ma route.

Yves.

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