à Sainte Anne d’Auray du 14 au 17 mai 2026

Toute ma vie, la religion catholique était présente, de par mon baptême, la confirmation et la communion mais avec une pratique plutôt occasionnelle.

Cependant depuis la Covid, tout s’est accéléré car à ce moment précis, j’ai pris conscience que ma vie n’était qu’en 2D, trop terre à terre.

Un samedi soir, je me suis enfin décidé à prendre la direction de Saint Jean Baptiste de Belleville, en sortant de la messe, je me suis senti revigoré.  En renouvelant l’expérience, j’ai repris plus assidûment le chemin de l’Eglise.

A la fin d’une messe, Père Théophile nous annonce qu’il reste encore des places pour un pèlerinage en Terre Sainte. Ni une ni deux, je me suis dit : c’est le moment car j’en rêvais depuis longtemps. Ce pèlerinage eut lieu au printemps 2023 et cela m’a marqué profondément.

Ensuite un second pèlerinage, cette fois encadré par le  Père Christian, à Assise. Là aussi je fus saisi par la ferveur. D’ailleurs au passage, j’avais une douleur chronique au genou et en rentrant des Carceri, cette douleur a disparu. Si cela n’est pas une grâce de Saint François ! Je fus complètement bouleversé par cette guérison spontanée.

Dès lors, je me suis attelé à une pratique plus fervente de ma foi, avec chapelet quotidien, et quand je le peux, j’assiste aux messes de la semaine, cela me comble de joie.

L’an dernier, on m’a diagnostiqué un cancer de la prostate, l’annonce de cette maladie m’a assommé. Mais très vite, je me suis ressaisi en remettant ma confiance aux soins des médecins et à la volonté de Dieu. Début février 2026, j’ai reçu le sacrement des malades, je ne cessais de pleurer à flot et j’avais le ressenti de recevoir une grâce sanctifiante telle une douche purifiante. Je sais que Dieu m’aime mais j’avoue que parfois je ne lui ouvre pas suffisamment mon cœur.

Depuis la Covid, je vis ma vie en 3D et pour cela, je rends grâce à Dieu. En cette neuvaine de l’Ascension, je réalise à quel point le Seigneur est entré dans ma vie et je souhaite qu’il la remplisse totalement. Au travers de la maladie que je côtoie depuis bientôt quarante ans, j’ai l’expérience de la souffrance du corps et de l’âme. Pour autant je sais que je veux vivre pleinement car la mort ne sera qu’un marchepied vers le Royaume du Seigneur. De fait, je ne peux dissocier le corps de mon âme car c’est un tout que Dieu m’a donné pour la vie. Ainsi je cultive le mystère de la foi, dans la joie, la charité et l’espérance en Notre Seigneur.

Pascal, un paroissien