Autrefois, je possédais deux boîtiers énergétiques. Qu’est-ce que c’est ? Eh bien ce sont de petits objets, que l’on porte sur soi ou que l’on laisse à la maison, et qui augmentent le taux vibratoire. Petit à petit, j’ai compris : il fallait que je me débarrasse de ces gris-gris. Je sentais que le type d’énergie qui sortait de ces boîtiers était trop forte, non maîtrisée. Ça me perturbait, au final. Alors je les ai jetés aux ordures. Ce fut le lieu d’un véritable combat spirituel, vécu dans la tourmente : j’allais compulsivement revérifier dans la poubelle s’ils étaient encore là, je méditais de les reprendre, ou alors de les offrir… Les éboueurs ont fait leur travail, et le lendemain, la poubelle était vidée. Envolés, les colifichets. J’ai ressenti alors un grand soulagement, et, progressivement, une proximité renouvelée, apaisée, forte, profonde, avec Jésus et le Ciel.

C’était pourtant bien difficile de jeter ces boîtiers, tant j’avais peur de me retrouver exposé, sans défense, privé d’une source d’énergie nécessaire, quasi vitale. J’ai compris à ce moment-là que tout ce qui relève de l’Occulte, de près ou de loin, peut être défini par un seul mot : le contrôle. Contrôle sur sa vie, sur ses énergies, sur les autres. Mais le Christianisme ne fonctionne pas comme cela ! Ce n’est pas une religion du contrôle, du don/contre-don, mais de l’abandon. De la confiance. Des fois on aimerait dire à Jésus : « Je veux que tu fasses cela pour moi, s’il te plaît », et on aimerait qu’il nous réponde : « oui, chef, tout de suite chef ! ». Or Jésus n’est pas un objet à manipuler, mais une personne. Le Christianisme, c’est : « que Ta Volonté soit faite ». « Non pas ma volonté, mais Ta Volonté ». Avec lâcher-prise. Avec Amour.

L’ennui quand on a recours à divers expédients occultes, c’est qu’on signe des contrats à droite à gauche sans trop en avoir conscience, sans avoir lu les petites clauses en bas de la page. On joue avec des énergies pas forcément bienfaisantes, on prétend les utiliser, et crac ! On est accroché sans pouvoir se détacher, se libérer. Comme un drogué. Et comme tous les drogués aveuglés, on argue : « ah mais non, je m’en débarrasse quand je veux ! » Pas si facile !

Il y a un label, un copyright clair et sans ambiguïté dans l’énergie issue de l’Esprit Saint : celui du Christ, qui veut notre libération, notre Salut. Alors j’encourage tout Chrétien, en ce temps de Carême, à effectuer un véritable ménage chez soi et dans sa vie. Exit tous les artefacts magiques qui ne confessent pas le nom du Christ : symboles ésotériques, pendules, médailles, pierres magnétiques, porte-bonheurs divers et variés… Zou, à la poubelle. Et allez vous confesser, sans honte, de toute emprise ou contrat avec l’occulte. C’est une question d’identité spirituelle : à qui appartenez-vous réellement ?

Ludovic K