Auteur/autrice : Etienne CETAIRE Page 1 of 16

Projet Chemins Croisés – emploi solidaire

Chemins Croisés se propose d’être un espace inconditionnel de rencontres pour faciliter l’accès à l’emploi déclaré de personnes en précarité.

Nous faisons tous le constat qu’il y a de nombreuses personnes âgées, isolées ou fragilisées qui ont besoin d’aide pour leurs tâches quotidiennes, d’appui pour les petits tracas, partager un moment agréable, ou simplement être aidées chez elles en confiance.

Et dans notre quartier ou par différentes associations, nous connaissons des personnes de confiance, actives mais en situation précaire et désireuses de s’engager aux côtés de ces personnes. Que ce soit pour de l’aide à la mobilité, des travaux d’entretien, la garde d’animaux… ou simplement assurer du lien social (visite de convivialité, jeux de société, discussion, petites courses, récupération de médicaments…).

Notre projet vise à mettre en relation toutes ces personnes et à offrir le cadre administratif nécessaire.

Comment ? Au cours d’une rencontre fraternelle qui permet de présenter le fonctionnement du projet, et à chacun d’exprimer ses besoins et ses compétences.

Une fois le lien établi entre la personne en recherche d’activité et la personne à accompagner, et une journée test offerte, nous mettons en place le lien administratif via le CESU (chèque emploi service universel). Ce dispositif permet à un particulier employeur de déclarer de façon simple la rémunération des salariés pour des activités de services à la personne. Nous pouvons également aider les employeurs pour la déclaration mensuelle.

En unissant solidarité intergénérationnelle et accès à l’emploi, Chemins Croisés pourrait être gagnant-gagnant, pour tant de paroissiens et de personnes en précarité. C’est un accélérateur de fraternité !

Dans une société marquée par l’indifférence, le mépris ou le rejet, nous voulons répondre par l’Amour fraternel, un regard attentif, être une petite lumière qui porte l’espérance. Nous croyons de tout notre cœur que l’Amour du Christ aura toujours le dernier mot.

Première rencontre le 22 mars à 14h30 salle du jardin, 13 rue Lassus

Katia, Jérôme et Hélène

Mercredi des Cendres 2026

Mercredi 18 février

8h30 ou 19h00

Messes avec distribution des cendres à 8h30 et 19h , suivie d’un bol de riz.

Carême commence

Pendant le temps du carême

auront lieu les Mardis du Carême .

  • Thème: la conversion personnelle.
  • Dates: les mardis 10, 17, 24 et 31 mars. Ils débuteront pour ceux qui veulent par la messe à 19h. Vous pourrez aussi nous rejoindre de 19h30 à 21h30 à l’église: prières, enseignements, échanges…

Tous les vendredis du Carême

  • chemin de croix à 12h30

Soirée de Miséricorde :

  • Jeudi 26 mars de 19h30 à 22h30

MISSION PARVIS le Dimanche des Rameaux

  • 29 mars de 14h30 à 17h.

Hiver Solidaire 2026

« Hiver Solidaire » est l’occasion de vivre la fraternité avec les personnes de la rue. La paroisse accueille depuis le 5 janvier cinq frères sans-abris Boubakeur, Mohamed, Nicolas, Lofty et Adama. Nous vous proposons de vivre ensemble la « prière solidaire » et de prier pour nos accueillis et nos bénévoles.

Le contraire de s’entretuer

J’ai découvert il y a quelques temps ces vers de Jacques Prévert : « Je sais, un peu partout, tout le monde s’entretue, c’est pas gai,  mais d’autres s’entrevivent, j’irai les retrouver. »

Ils m’ont d’abord fait sourire, ces vers – c’est l’effet que me font le plus souvent les images de ce poète à l’humour si peu conformiste. Puis ils m’ont donné à penser.

Que les hommes s’entretuent, on nous le rappelle à longueur d’infos, et si le constat est accablant, il n’est hélas pas nouveau. On s’entretue depuis les origines du monde, depuis le meurtre biblique d’Abel par son frère Caïn. Mais, avant Jacques Prévert, il n’existait pas, à ma connaissance, de contraire au verbe « s’entretuer ». Il l’a inventé, il a bien fait.

« S’entrevivre » ! Quel beau programme ! Un programme conçu tout exprès, semble-t-il, pour nos communautés humaines, et sans conteste pour nos communautés chrétiennes. « S’entrevivre », autrement dit vivre avec les autres et pour les autres, parmi les autres et à l’écoute des autres, en partageant avec les autres ses biens, ses rêves et ses tourments, ses peurs, ses joies, ses doutes et ses questions. Et sa foi, cela va de soi. C’est un programme, somme toute, parfaitement évangélique que nous propose ce poète si peu orthodoxe !

Lorsque Jésus dit : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux vous aussi »¹,  ne nous invite-t-il pas à nous « entrevivre » ?

On ne s’entretue pas, d’ailleurs, qu’à coups de drones ou de kalachnikovs. Nous savons à quel point, dans notre société et jusque dans notre Église, on tue avec des mots, des gestes et – pire peut-être – avec du déni et du silence. Comme il est difficile, alors, de faire renaître « l’entrevivre » ! Mais sans aller aussi loin dans la violence et l’abjection, notre quotidien s’entache souvent – oh, rien de bien méchant, a-t-on envie de se rassurer – de petites piques malencontreuses, de mépris à peine déguisés, de menus agacements, d’innocentes indifférences… De ces broutilles qui ne tuent pas – encore que… – mais qui font mal. On entend alors Paul déclarer aux Corinthiens que « l’amour prend patience ; l’amour rend service ; (…) il ne s’emporte pas, il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal… » ²

Lui aussi, à sa manière, nous enseigne à bien nous « entrevivre ». Et ça, pour reprendre le vocabulaire de Prévert, c’est gai !

Rendons donc grâce aux poètes, qui savent mettre des mots inattendus pour dire l’état du monde et les multiples sentiments humains, les pires comme les meilleurs. Et tâchons de nous « entrevivre » patiemment, joyeusement, fraternellement.

Marie-Hélène D.

Conférence de Jean de Saint Chéron

18 janvier à 16h30
Mère Yvonne Aimée de Jésus

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