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Laissez venir à moi…

 « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Matthieu 19-4.

Que pourrait nous dire Jésus aujourd’hui, dans cette France de l’automne 2026 ?

« Laissez les adolescents et les jeunes gens venir à moi, car le Royaume des cieux est pétri de leurs rêves, leurs aspirations vous obligent et ils sont prophètes de leurs temps. »

« Laissez les cœurs rongés par la colère venir à moi, car ils et elles crient vers mon Père, le Royaume de Dieu est assez vaste pour accueillir leur parole et leur offrir une vraie écoute. »

« Laissez les âmes hantées par le désir de violence venir à moi car je n’ai pas peur d’eux, ils et elles sont aussi mes enfants. Les chemins de Rédemption que je vous ai laissés sont nombreux et le Royaume de mon Père est aussi fait pour ceux qui se sont égarés. »

« Laissez celles et ceux qui gouvernent venir à moi car ils ont besoin d’être guidés. Je leur soufflerai encore et encore l’Esprit de Sagesse, d’Intelligence et de Conseil. Je leur redirai que si leur temps est celui du monde, leurs actes doivent puiser dans le temps infini du Royaume ».

« Laissez les forces de l’ordre venir à moi car je dois leur rappeler qu’ils ne sont pas seulement des gardiens de la paix mais aussi les artisans de ma Paix. »

« Laissez la foule immense d’Hommes et de Femmes de bonne volonté venir à moi car je veux leur dire merci et leur redonner l’Esprit de Force. Mon Père tout puissant a plus que jamais besoin d’eux pour bâtir chaque jour un Monde nouveau. »

« Laissez-moi venir à vous, car je vous aime. »

Aline

Comment garder l’espérance

Pourquoi ce cheminement ?

« L’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint. »
Lettre de saint Paul aux Romains (5,5)

À l’occasion de la Toussaint, nous vous invitons à redécouvrir l’une des plus belles vertus chrétiennes : l’espérance.
Le Chemin de lumière est un parcours spirituel qui vous accompagnera pendant plusieurs semaines pour découvrir comment l’espérance chrétienne peut éclairer notre vie aujourd’hui.
Que vous soyez proche de la foi, en recherche ou simplement curieux, soyez le bienvenu.

Livret d’inscription

Ce livret est un compagnon de route.
À travers la figure de saint Joseph, il vous invite à découvrir cette espérance chrétienne, de mieux comprendre ce qu’elle change dans notre manière de vivre aujourd’hui et d’entrer, pas à pas, dans ce chemin de confiance que l’Évangile propose à chacun.

Téléchargez le livret

Je découvre la nuit

Je n’avais pas encore marché dans la nuit, mais seulement dans son obscurité. De la nuit, je ne connaissais que les ténèbres. Je ne voyais pas de solution.

Je n’avais pas de lampe de poche pour me repérer. J’avais peur de tomber bruyamment, d’avoir mal, de réveiller toute la famille… Il y avait bien une bougie, mais sans briquet ni allumettes, comment faire jaillir la petite lumière ?

Dans la nuit, j’ai marché à tâtons.
Dans la nuit, j’ai cherché des lueurs et des reflets.
Dans la nuit, les animaux qui veillaient m’étaient inconnus.
J’étais une inconnue pour eux. Je ne les intéressais pas.
Ils semblaient parfois ligués entre eux pour me jeter dans le fossé.
Pour conspirer à ma perte…

Mais j’ai fermé la porte à mon imagination. Question de survie ! Dans l’obscurité, il faut marcher sans se poser de question. Comme les soldats qui se cachaient dans les tranchées. Comme les résistants qui dissimulaient leur nom sur leurs papiers, épargnant ainsi leur famille, leurs proches.

Je t’ai confié ma destinée, ô Seigneur. Je t’ai appelé de toutes mes forces, j’ai cru en toi. Longtemps je n’entendais pas le son de Ta voix. Tu étais sans doute très loin, dans des combats autrement plus importants, pour des enfants malades, ou des personnes chassées de leur pays par la guerre.

Et soudain, j’étais comme dans l’histoire des traces de pas sur le sable de la plage : celui qui marche seul se retourne de temps en temps. Pendant la nuit, il voit toujours deux traces de pas, comme si quelqu’un l’avait accompagné tout au long du chemin. Il pense… Non, il sait… que le Seigneur l’accompagne ! Puis, quand le jour se lève, il se retourne à nouveau, titubant de fatigue, et il voit qu’il n’y a plus qu’une seule trace de pas sur le sable.

Très surpris, et même peiné, il s’adresse au Seigneur en lui disant : « Je vois que c’est dans les moments les plus difficiles que Tu m’as laissé seul… »

« Mais non, lui répond le Seigneur, dans les moments difficiles
il y avait seulement les traces de mes pas à moi, parce qu’alors…
Je te portais dans mes bras… »

Dans la nuit, j’ai découvert l’immensité d’un monde nouveau.
Dans la nuit, il y a toujours la lumière des Saints,
Qui nous aident à garder l’espérance, et à rester auprès du Père par la prière.

Marie

Toussaint 2026

La nuit de l’art

Comme chaque année la période estivale apporte dans chaque village de Mallorca (Iles Baléares) un temps plus au moins long de fêtes et réjouissances, chaque jour différentes. Ce fut le cas où je me trouvai, celles-ci se terminant le dimanche 16 août, précédées le samedi 15 en soirée par une messe solennelle pour l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.

Mais ce qui donne le titre à ce texte est la soirée qui précédait cette fin de semaine appelée ainsi dans le programme des fêtes, celle du jeudi. Les rues principales étaient bruyantes des échanges entre artisans qui avaient installé leurs stands, les passants et les rires des enfants.

L’église paroissiale était illuminée, ouverte au public, ce qui frappait le plus en entrant dans celle-ci était la nef vide des bancs d’œuvre habituels, l’obscurité seulement atténuée par deux candélabres de chaque côté de la statue de la Sainte Vierge Marie en gisant, légèrement surélevée et inclinée, entourée d’un grand nombre de bougies de toutes tailles; des voilages très légers descendant de la voûte, voletant autour de la Vierge Marie, découvrant à ces moments là le chœur et l’autel doré.

C’était comme se trouver au milieu de nuées dans un calme absolu, les personnes qui entraient respectant le silence,  très loin des bruits que je retrouverai  à la sortie de l’église .

Ce fut pour moi un véritable ressenti d’irréalité mais aussi de paix intérieure, comme souvent il est difficile de le trouver . Ce qui me remet en mémoire la prière de saint Charles de Foucauld : «  Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. »

Danielle

“Dieu est ami du silence.
Nous avons soif de trouver Dieu,
mais il ne se laisse découvrir, ni dans le bruit ni dans l’agitation.” (Mère Teresa)

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