présentation de notre nouveau vicaire Gabriel TEBREAN , ordonné le samedi 27 juin 2026
Catégorie : Non classé Page 2 of 12
à Sainte Anne d’Auray du 14 au 17 mai 2026
Toute ma vie, la religion catholique était présente, de par mon baptême, la confirmation et la communion mais avec une pratique plutôt occasionnelle.
Cependant depuis la Covid, tout s’est accéléré car à ce moment précis, j’ai pris conscience que ma vie n’était qu’en 2D, trop terre à terre.
Un samedi soir, je me suis enfin décidé à prendre la direction de Saint Jean Baptiste de Belleville, en sortant de la messe, je me suis senti revigoré. En renouvelant l’expérience, j’ai repris plus assidûment le chemin de l’Eglise.
A la fin d’une messe, Père Théophile nous annonce qu’il reste encore des places pour un pèlerinage en Terre Sainte. Ni une ni deux, je me suis dit : c’est le moment car j’en rêvais depuis longtemps. Ce pèlerinage eut lieu au printemps 2023 et cela m’a marqué profondément.
Ensuite un second pèlerinage, cette fois encadré par le Père Christian, à Assise. Là aussi je fus saisi par la ferveur. D’ailleurs au passage, j’avais une douleur chronique au genou et en rentrant des Carceri, cette douleur a disparu. Si cela n’est pas une grâce de Saint François ! Je fus complètement bouleversé par cette guérison spontanée.
Dès lors, je me suis attelé à une pratique plus fervente de ma foi, avec chapelet quotidien, et quand je le peux, j’assiste aux messes de la semaine, cela me comble de joie.
L’an dernier, on m’a diagnostiqué un cancer de la prostate, l’annonce de cette maladie m’a assommé. Mais très vite, je me suis ressaisi en remettant ma confiance aux soins des médecins et à la volonté de Dieu. Début février 2026, j’ai reçu le sacrement des malades, je ne cessais de pleurer à flot et j’avais le ressenti de recevoir une grâce sanctifiante telle une douche purifiante. Je sais que Dieu m’aime mais j’avoue que parfois je ne lui ouvre pas suffisamment mon cœur.
Depuis la Covid, je vis ma vie en 3D et pour cela, je rends grâce à Dieu. En cette neuvaine de l’Ascension, je réalise à quel point le Seigneur est entré dans ma vie et je souhaite qu’il la remplisse totalement. Au travers de la maladie que je côtoie depuis bientôt quarante ans, j’ai l’expérience de la souffrance du corps et de l’âme. Pour autant je sais que je veux vivre pleinement car la mort ne sera qu’un marchepied vers le Royaume du Seigneur. De fait, je ne peux dissocier le corps de mon âme car c’est un tout que Dieu m’a donné pour la vie. Ainsi je cultive le mystère de la foi, dans la joie, la charité et l’espérance en Notre Seigneur.
Pascal, un paroissien
Du 14 au 17 mai, 91 paroissiens sont partis en pèlerinage sur les traces de Ste Anne, la mère de la Vierge Marie, apparue au XVIIème siècle à un humble paysan breton.
Le programme était intense et beau : messes, partages de groupe, conférences, soirée de louanges et de réconciliation, prière des frères… Un pèlerinage avec la Paroisse St Jean-Baptiste c’est du costaud ! Jusqu’à l’apothéose : le Père Christian nous a fait la surprise d’un grand repas festif avec danses bretonnes dans la ferme familiale, où nous avons pu faire connaissance avec sa famille.
Autant de raisons qui me poussent à une méditation sur le rôle de la famille, mais plus particulièrement des grands-mères. Petite méditation à travers 4 grands-mères… et 1 enfant.
Ste Anne. Nous avions déjà une maman du Ciel (Marie), un papa du Ciel (Dieu le Père) et un papa de la Terre (Joseph)… mais aussi des frères et sœurs en Christ, sur Terre comme au Ciel : la communion des Saints. Grande découverte dans ce pèlerinage : nous avons désormais tous un grand-père, Joachim, et une grand-mère, Anne, parents de la Vierge (selon le Protévangile de Jacques, écrit non canonique mais adoubé par la Tradition). De même que Joachim ouvre la voie à Joseph (par son effacement et sa discrétion), Anne ouvre la voie à Marie : elle éduque son cœur, son esprit et son âme à recevoir Dieu. Anne et Joachim, c’est la répétition générale de Joseph et Marie. Ils ont la même mission : élever dans l’Amour un enfant surnaturel, miraculeux – dans un cas Marie, dans l’autre Jésus. La Vierge, qui médite tout dans son cœur, reproduira avec son fils l’éducation lumineuse reçue de ses parents. Elle s’inscrit dans une lignée, dans une histoire familiale, qui culmine dans ce rôle de mère du Sauveur. Il y a continuation, transmission.
Marie-Louise. Ma propre grand-mère maternelle a joué le même rôle de préparation à la Foi. C’était la seule Catholique dans une famille d’athées hostiles au Catholicisme. Je sais qu’elle m’a particulièrement confié au Ciel : silencieusement, secrètement, elle a ouvert la voie à la Foi, à ce que je suis maintenant. Merci à elle.
Odile. La grand-mère du Père Bruno, à la fécondité spirituelle remarquable – 1 religieuse et 2 prêtres parmi ses petits enfants – nous a quittés pendant le pèlerinage au bel âge de 102 ans. Prions pour elle.
Annick. Nous avons pu rencontrer (très brièvement) la mère du Père Christian. Si nous appelons Christian « Mon Père », c’est donc qu’Annick est aussi un peu notre grand-mère à tous, non pas biologiquement, mais spirituellement !
Ariane. Enfin, ma fille Ariane, âgée de 11 ans, a avec ce séjour participé pour la 1ère fois à un pèlerinage. Elle a découvert les mystères de la Foi, et a pu constater que ce n’était pas uniquement qu’une lubie bizarre de son papa ! Merci à tous les paroissiens, vous avez été pour elle… de vrais grands-parents !
Ludovic Klein
86 paroissien en pèlerinage à Ste Anne d’ Auray et Malestroit du 14 mai au 17 mai… sur les pas de Mère Yvonne-Aimée…
| Mère Yvonne-Aimée : « Une grande amoureuse du bon Dieu ! »Spiritualité. Le Père Joël Guibert nous éclaire sur la spiritualité féconde de cette religieuse hospitalière du XXe siècle. Lire la suite |
| La vie d’Yvonne-Aimée de Malestroit, un extraordinaire cœur à cœur avec JésusPortrait. Une vie bouleversante, tant par les grâces reçues que par le destin d’une âme inlassablement donnée à Dieu et aux autres. Lire la suite |
| Mère Yvonne-Aimée, la résistance sans haineHistoire. Mère Yvonne-Aimée fut une figure majeure de la résistance bretonne. Lire la suite |
| À Malestroit, l’œuvre féconde de Mère Yvonne-AiméeLes Augustines hospitalières continuent d’œuvrer dans la clinique que Mère Yvonne-Aimée a contribué à développer. Lire la suite |
La journée du 15 février s’annonçait fort belle : nous allions accueillir notre petite-fille, Margot, 7 ans et des poussières, pour une semaine. Margot est belge, elle habite Bruxelles, et ses parents nous ont fait part de leur souhait, il y a quelques mois, de la faire baptiser, nous demandant clairement notre aide, car ils se sont éloignés de la foi. Cette mission inespérée nous remplit de joie ! Seulement voilà, il ne suffit pas d’un coup de baguette sainte pour se faire baptiser à l’âge de raison. C’est l’enfant qui doit en exprimer le désir et en faire lui-même la demande. Bien avant que ses parents nous expriment leur vœu pieux, nous avions déjà commencé à nourrir la sensibilité de Margot, lors d’autres séjours, en l’emmenant à la messe, en lui parlant de Jésus et de Marie, en lui expliquant la crèche ou en lui lisant des contes de Noël…
Cette semaine, nous entrons en Carême. La Providence fait bien les choses. Nous nous rendons donc tous les trois à la paroisse, mercredi soir, pour la messe des Cendres. Première étape en entrant dans l’église : le signe de Croix. Nous prenons le temps de guider Margot, qu’elle connaisse le bon sens des mains et du signe. Assise entre nous, elle s’empare du livret de chants et se met à entonner les chants à tue-tête, emplie d’une assurance que nous ne lui connaissions pas ! Elle reçoit, entre joie et sérieux, la bénédiction du prêtre. A la fin, répétition du signe de Croix, petite hésitation, à droite ? à gauche ? C’est en bonne voie.
L’après-midi, visite au Grand Palais pour voir les esquisses des futurs vitraux de Notre-Dame de Paris. Une nouvelle occasion d’ajouter une couche d’histoire sainte et de lui parler de la cathédrale. Là encore, elle est captivée quand « nous lui racontons Jésus ».
Vendredi, veille de son départ, nous passons l’après-midi au jardin du Luxembourg, puis nous décidons de rejoindre Châtelet à pied. Et… nous passons devant Notre-Dame! Un premier clin d’œil de l’Esprit Saint, qui nous rappelle que nous sommes en mission. Soit, allons-y, improvisons une visite. Nous entrons dans la cathédrale et avançons jusqu’à la corde qui sépare les visiteurs qui déambulent des visiteurs priants. Nous nous arrêtons pour montrer à Margot l’autel, nous apprêtant à suivre le flot des touristes. Et là, une femme s’approche de nous avec un grand sourire, tout en détachant la corde : « Vous venez pour les Vêpres ? » demande-t-elle. Pourquoi son regard s’est-il posé justement sur nous parmi la foule d’anonymes ? Sans hésitation, nous répondons : « Oui ! » et nous allons nous asseoir, dans les premiers rangs. Margot chante, scande les Amen, écoute, regarde, s’agenouille. Après l’office, nous nous arrêtons devant la couronne d’épines et allumons une bougie à la demande de Margot. Allez, hop, petite initiation à la prière devant la Vierge ! Dans le métro, au retour, Margot nous bombarde de questions.
Notre petite-fille est à l’évidence sur la route, sur ce chemin de grâce qui fera d’elle une enfant « prêtre, prophète et roi ». L’Esprit Saint nous a conduits tout au long de cette semaine où nous avons accueilli, émerveillés, l’imprévu de Dieu. Avant de s’endormir, vendredi soir, Margot a exécuté avec fierté un parfait signe ce Croix. Deo gratias !
Marion et Yves