Catégorie : ACTUALITE DE LA PAROISSE Page 1 of 40

Un chemin, pas une autoroute

Tandis que la période estivale approchait de sa fin – ce temps où beaucoup d’entre nous vivons des déplacements de toutes sortes : balades à pieds ou à vélo, TGV fuyant le long des rails, voitures en files sur l’asphalte –, j’ai été interpellée par une chronique parue dans La Croix  où l’auteure, Céline Rohmer, théologienne et pasteure, écrivait : « je préfère les chemins. Celui dont je me réclame a eu l’étrange idée de dire : « Je suis le chemin. » Pas la route. Encore moins l’autoroute. Un chemin oblige à ralentir, à marcher au pas de l’autre, à consentir au détour. C’est en chemin qu’on fait des rencontres. »

Un chemin, en effet, on y avance à son rythme. On a le droit d’y faire des pauses quand on est fatigué ou d’y courir soudain dans la hâte de découvrir un nouveau point de vue. Un chemin n’est jamais rectiligne, ses méandres sont sources de surprises. Un chemin est le contraire de la vitesse, il reste à l’écart du bruit, de la foule, de la performance. Toutes choses qui nous guettent à la reprise de nos activités habituelles : le bruit, la foule, la vitesse, et cette performance dont notre société fait trop souvent une obligation. C’était donc le bon moment pour que me soit rappelée cette phrase de Jésus – quelque peu énigmatique, reconnaissons-le : « Je suis le chemin. » Car, comment une personne peut-elle être un chemin et inversement ? Qui d’autre que Lui, Jésus, serait en droit de se définir ainsi : « Je suis le chemin, la vérité, la vie » ? Comme si ces trois mots, tout en se complétant, n’en formaient qu’un seul. Autrement dit, ce chemin offert est le vrai de la vie. En l’empruntant, on ne se trompe ni de direction ni de destination. Il s’inscrit dans la durée, dans le jour-après-jour de nos existences. Il n’est pas sans aspérités, sans brouillards à traverser, sans averses ni coups de vent – ou coups de soleil – à essuyer. Mais il intègre les nécessaires moments de repos, les haltes du soir et les redémarrages parfois un peu rouillés du matin. Et cette époque de l’année, qu’on appelle traditionnellement « la rentrée », est bien le moment de réentendre que, comme Jésus le dit à Thomas , pour aller là où Il va – et où Il veut nous conduire : vers le Père –, nous connaissons le chemin.

 Un chemin qui s’est inscrit dans la chair de notre humanité. Un chemin au rythme de nos pas, au tempo de nos vies. Pas une autoroute à 130 au compteur. Un humble mais exaltant chemin de marcheurs.

Marie-Hélène D

Le temps de la moisson

Juillet est l’une des périodes où arrivent à maturité le blé, l’orge, le colza… Et, justement, lors d’un dimanche de ce mois, on lira la parabole du champ que son propriétaire a fait ensemencer de bon grain. Or, voilà qu’y poussent aussi de mauvaises herbes ! Consternation des ouvriers, déjà prêts à arracher les pousses indésirables. À quoi le maître s’oppose : en éradiquant l’ivraie, ils risquent d’arracher aussi le blé. Qu’ils les laissent donc croître ensemble jusqu’au jour de la récolte ! Alors, les moissonneurs feront le tri.

J’aime particulièrement cette parabole. Je me sens si souvent semblable à ce champ, capable de produire un tel mélange de bon et de mauvais ! Inlassablement, Dieu sème en nous sa Parole, que l’Adversaire s’acharne à polluer de doutes, de refus, de mensonges… Certes, la prière et les sacrements sont de bons outils pour« désherber » notre cœur. Mais on voudrait tellement, parfois, pouvoir tout arracher d’un coup ! Et comme c’est impossible, on est tenté par le découragement : « Je n’y arriverai jamais. Je n’atteindrai jamais l’état de pureté auquel j’aspire… »  Les images employées par Jésus viennent nous assurer une fois de plus de la puissance de Celui qui, avec du tout petit – pas plus gros qu’une graine de moutarde – suscite un arbre assez grand pour que les oiseaux du ciel fassent leur nid dans ses branches, comme le raconte la parabole suivante.

Patiente et attentive miséricorde de Dieu qui accueille, accompagne et soutient nos humbles démarches de conversion, sans s’irriter ni de nos lenteurs ni de nos essoufflements ! Paul Claudel disait : « Le saint prie avec son espérance, le pécheur avec son péché. » Nous sommes une communauté de saints et de pécheurs, qui cheminons et prions avec notre espérance et notre péché ; un champ doré de juillet qui produit à la fois l’épi fécond et le chiendent stérile. Et c’est ce que Jésus appelle le Royaume.

Bel été à toutes et tous, dans l’attente de la Moisson !                

Marie-Hélène D.

Venue du Saint Père à Paris

La paroisse se réjouit de la venue du Saint Père en France et à Paris du 25 au 28 septembre

Depuis ce jour nous savons où se dérouleront les 2 événements majeurs de la visite parisienne :

– Vendredi 25 septembre au soir : Veillée des jeunes (18 / 35 ans sans doute) au Stade de France

– Samedi 26 septembre après-midi : Messe sur les Champs Elysées et la place de la Concorde pour tous les âges

La paroisse se mobilise pour vous faire vivre l’événement en « famille paroissiale » afin d’y participer tous ensemble.

En remplissant ce formulaire de pré-inscription, nous vous tiendrons au courant de toutes les informations et de l’organisation pour notre paroisse. Il sera aussi possible d’intégrer le groupe constitué pour l’un ou les 2 événements!

Participer avec la paroisse SJBB

Pré-inscription 

Par le QR-code

et le lien : https://inscription.pape-france.fr/paris-messe-concorde.html

LA PURETÉ DU CŒUR,

selon Saint François

Le texte que je vous livre aujourd’hui n’est pas de moi, mais de bien plus grand que moi : Eloi Leclerc, frère franciscain et auteur de plusieurs livres sur Saint François d’Assise.

Frère François cheminait dans les bois avec Frère Léon. Ils avaient l’habitude tous les deux de ces marches silencieuses dans la grande nature. Ils dévalèrent bientôt les pentes d’un ravin au fond duquel grondait un torrent. L’endroit était retiré, d’une beauté sauvage et pure. L’eau bondissait sur les rochers, toute blanche et exaltante, avec de brefs éclats d’azur. Il s’en répandait une grande fraîcheur, qui pénétrait les sous-bois avoisinants. Quelques genévriers avaient poussé ça et là entre les rochers, et surplombaient le bouillonnement de l’eau.

« Notre sœur l’eau ! » s’exclama François en s’approchent du torrent. « Ta pureté chante l’innocence de Dieu. » Léon, qui l’attendait debout sur l’autre rive, regardait l’eau limpide couler avec rapidité sur le sable doré, entre les masses grises des rochers. Lorsque François l’eut rejoint, il vit que Léon restait dans son attitude contemplative. Il semblait ne pouvoir se détacher de ce spectacle. François le regarda et il vit de la tristesse sur son visage. « Tu as l’air songeur », lui dit simplement François. « Ah ! Si nous pouvions avoir un peu de cette pureté » répondit Léon, « nous connaîtrions, nous aussi, la joie folle de notre sœur l’eau et son élan irrésistible ! » Il passait dans ces paroles une profonde nostalgie. […]

Après un moment de silence, François demanda à Léon : « Sais-tu, frère, ce qu’est la pureté du cœur ? » « C’est de ne pas avoir de faute à se reprocher. », répondit Léon sans hésiter. « Alors, je comprends ta tristesse » dit François « car on a toujours quelque chose à se reprocher. » « Oui » dit Léon « et cela précisément me fait désespérer d’arriver un jour à la pureté du cœur. » « Ah ! Frère Léon, crois-moi, repartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme. Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu’il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâces à cause de lui-même. C’est cela même, petit frère, avoir le cœur pur. Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever son regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l’immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d’adorer le Seigneur, vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l’éternelle innocence et à l’éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même il trouve toute sa paix. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté. »

Extrait du très beau livre d’Éloi Leclerc, frère franciscain, « Sagesse d’un pauvre » (1959)

Marie

HORAIRES D’ÉTÉ 2026

du lundi 6 juillet au dimanche 6 septembre

  • Lundi :
    • 19h Messe suivie de l’adoration
  • Mardi :
    • 17h-18h45 Accueil prêtre, adoration, confession
    • 19h Messe suivie de l’Adoration
  • Mercredi :
    • 19h Messe
      suivie du Repas tiré du sac (Salle du Jardin)
  • Jeudi :
    • 17h-18h45 Accueil prêtre, adoration, confession
    • 19h Messe suivie de l’adoration
  • Vendredi
    • 19h Messe suivie de l’adoration
  • Samedi:
    • 9h Messe
    • 18h30 Messe anticipée
  • Dimanche:
    • 11h Messe
    • 18h30 Messe

Mardi 11 août :

19h Messe – Anniversaire de la Dédicace de notre église (1859)

Samedi 15 août :

**** ASSOMPTION de la VIERGE MARIE ****
Messe solennelle :  samedi 15 août à 11h

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