Catégorie : ACTUALITE DE LA PAROISSE Page 1 of 40

Le temps de la moisson

Juillet est l’une des périodes où arrivent à maturité le blé, l’orge, le colza… Et, justement, lors d’un dimanche de ce mois, on lira la parabole du champ que son propriétaire a fait ensemencer de bon grain. Or, voilà qu’y poussent aussi de mauvaises herbes ! Consternation des ouvriers, déjà prêts à arracher les pousses indésirables. À quoi le maître s’oppose : en éradiquant l’ivraie, ils risquent d’arracher aussi le blé. Qu’ils les laissent donc croître ensemble jusqu’au jour de la récolte ! Alors, les moissonneurs feront le tri.

J’aime particulièrement cette parabole. Je me sens si souvent semblable à ce champ, capable de produire un tel mélange de bon et de mauvais ! Inlassablement, Dieu sème en nous sa Parole, que l’Adversaire s’acharne à polluer de doutes, de refus, de mensonges… Certes, la prière et les sacrements sont de bons outils pour« désherber » notre cœur. Mais on voudrait tellement, parfois, pouvoir tout arracher d’un coup ! Et comme c’est impossible, on est tenté par le découragement : « Je n’y arriverai jamais. Je n’atteindrai jamais l’état de pureté auquel j’aspire… »  Les images employées par Jésus viennent nous assurer une fois de plus de la puissance de Celui qui, avec du tout petit – pas plus gros qu’une graine de moutarde – suscite un arbre assez grand pour que les oiseaux du ciel fassent leur nid dans ses branches, comme le raconte la parabole suivante.

Patiente et attentive miséricorde de Dieu qui accueille, accompagne et soutient nos humbles démarches de conversion, sans s’irriter ni de nos lenteurs ni de nos essoufflements ! Paul Claudel disait : « Le saint prie avec son espérance, le pécheur avec son péché. » Nous sommes une communauté de saints et de pécheurs, qui cheminons et prions avec notre espérance et notre péché ; un champ doré de juillet qui produit à la fois l’épi fécond et le chiendent stérile. Et c’est ce que Jésus appelle le Royaume.

Bel été à toutes et tous, dans l’attente de la Moisson !                

Marie-Hélène D.

Venue du Saint Père à Paris

La paroisse se réjouit de la venue du Saint Père en France et à Paris du 25 au 28 septembre

Depuis ce jour nous savons où se dérouleront les 2 événements majeurs de la visite parisienne :

– Vendredi 25 septembre au soir : Veillée des jeunes (18 / 35 ans sans doute) au Stade de France

– Samedi 26 septembre après-midi : Messe sur les Champs Elysées et la place de la Concorde pour tous les âges

La paroisse se mobilise pour vous faire vivre l’événement en « famille paroissiale » afin d’y participer tous ensemble.

En remplissant ce formulaire de pré-inscription, nous vous tiendrons au courant de toutes les informations et de l’organisation pour notre paroisse. Il sera aussi possible d’intégrer le groupe constitué pour l’un ou les 2 événements!

Participer avec la paroisse SJBB

Pré-inscription 

Par le QR-code

et le lien    https://forms.gle/CgMBwLCKSvN1vchf9

LA PURETÉ DU CŒUR,

selon Saint François

Le texte que je vous livre aujourd’hui n’est pas de moi, mais de bien plus grand que moi : Eloi Leclerc, frère franciscain et auteur de plusieurs livres sur Saint François d’Assise.

Frère François cheminait dans les bois avec Frère Léon. Ils avaient l’habitude tous les deux de ces marches silencieuses dans la grande nature. Ils dévalèrent bientôt les pentes d’un ravin au fond duquel grondait un torrent. L’endroit était retiré, d’une beauté sauvage et pure. L’eau bondissait sur les rochers, toute blanche et exaltante, avec de brefs éclats d’azur. Il s’en répandait une grande fraîcheur, qui pénétrait les sous-bois avoisinants. Quelques genévriers avaient poussé ça et là entre les rochers, et surplombaient le bouillonnement de l’eau.

« Notre sœur l’eau ! » s’exclama François en s’approchent du torrent. « Ta pureté chante l’innocence de Dieu. » Léon, qui l’attendait debout sur l’autre rive, regardait l’eau limpide couler avec rapidité sur le sable doré, entre les masses grises des rochers. Lorsque François l’eut rejoint, il vit que Léon restait dans son attitude contemplative. Il semblait ne pouvoir se détacher de ce spectacle. François le regarda et il vit de la tristesse sur son visage. « Tu as l’air songeur », lui dit simplement François. « Ah ! Si nous pouvions avoir un peu de cette pureté » répondit Léon, « nous connaîtrions, nous aussi, la joie folle de notre sœur l’eau et son élan irrésistible ! » Il passait dans ces paroles une profonde nostalgie. […]

Après un moment de silence, François demanda à Léon : « Sais-tu, frère, ce qu’est la pureté du cœur ? » « C’est de ne pas avoir de faute à se reprocher. », répondit Léon sans hésiter. « Alors, je comprends ta tristesse » dit François « car on a toujours quelque chose à se reprocher. » « Oui » dit Léon « et cela précisément me fait désespérer d’arriver un jour à la pureté du cœur. » « Ah ! Frère Léon, crois-moi, repartit François, ne te préoccupe pas tant de la pureté de ton âme. Tourne ton regard vers Dieu. Admire-le. Réjouis-toi de ce qu’il est, lui, toute sainteté. Rends-lui grâces à cause de lui-même. C’est cela même, petit frère, avoir le cœur pur. Et quand tu es ainsi tourné vers Dieu, ne fais surtout aucun retour sur toi-même. Ne te demande pas où tu en es avec Dieu. La tristesse de ne pas être parfait est encore un sentiment humain, trop humain. Il faut élever son regard plus haut, beaucoup plus haut. Il y a Dieu, l’immensité de Dieu et son inaltérable splendeur. Le cœur pur est celui qui ne cesse d’adorer le Seigneur, vivant et vrai. Il prend un intérêt profond à la vie même de Dieu et il est capable, au milieu de toutes ses misères, de vibrer à l’éternelle innocence et à l’éternelle joie de Dieu. Un tel cœur est à la fois dépouillé et comblé. Il lui suffit que Dieu soit Dieu. En cela même il trouve toute sa paix. Et Dieu lui-même est alors toute sa sainteté. »

Extrait du très beau livre d’Éloi Leclerc, frère franciscain, « Sagesse d’un pauvre » (1959)

Marie

HORAIRES D’ÉTÉ 2026

du lundi 6 juillet au dimanche 6 septembre

  • Lundi :
    • 19h Messe suivie de l’adoration
  • Mardi :
    • 17h-18h45 Accueil prêtre, adoration, confession
    • 19h Messe suivie de l’Adoration
  • Mercredi :
    • 19h Messe
      suivie du Repas tiré du sac (Salle du Jardin)
  • Jeudi :
    • 17h-18h45 Accueil prêtre, adoration, confession
    • 19h Messe suivie de l’adoration
  • Vendredi
    • 19h Messe suivie de l’adoration
  • Samedi:
    • 9h Messe
    • 18h30 Messe anticipée
  • Dimanche:
    • 11h Messe
    • 18h30 Messe

Mardi 11 août :

19h Messe – Anniversaire de la Dédicace de notre église (1859)

Samedi 15 août :

**** ASSOMPTION de la VIERGE MARIE ****
Messe solennelle :  samedi 15 août à 11h

 Babel ou Jérusalem ?

La tonalité est donnée dès le § 99 avec ces mots : »Les prétendues intelligences artificielles ne vivent pas d’expérience, ne possèdent pas de corps, ne connaissent ni la joie ni la douleur, ne mûrissent pas dans la relation, ne savent pas de l’intérieur ce que signifient l’amour, le travail, l’amitié, la responsabilité« . Dans sa lettre encyclique sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, Léon XIV annonce la couleur d’emblée en rappelant cette réalité presque élémentaire mais aussi bien nécessaire ! Magnifica Humanitas est, de fait, bien plus qu’une encyclique. C’est un écrit prophétique ! D’une richesse extraordinaire avec une portée universelle, impossible à résumer dans une feuille d’informations paroissiale ! Un grand texte qui nous avertit et nous alerte. Il faut prendre le temps de le lire, le relire, l’approfondir, le méditer, le ruminer, un peu à la manière d’une lectio divina… L’Esprit-Saint, en choisissant le Cardinal Robert Prevost comme pape, ne s’est pas trompé. Il nous a donné celui qu’il nous fallait aujourd’hui. Et ce n’est pas fini ! Ce pape va continuer de nous étonner. C’est tout de même, rappelons-le, un fils spirituel de Saint Augustin, l’immense Père de l’Eglise latine !

200 pages, 245 paragraphes, faciles d’accès, sans jargon ecclésial, et d’une profondeur inouïe, cette encyclique va donc bien au-delà du monde catholique. Elle est une très remarquable contribution religieuse, éthique et philosophique de ce début de troisième millénaire. Je ne vais pas faire ici le tour de cet écrit. Je ne peux, hélas, que me limiter simplement à vous partager ce qui me semble être le cœur de cette encyclique, à savoir le choix entre la Tour de Babel et la Jérusalem de Néhémie, comme un paradigme de l’époque que nous vivons. Avec profit et grand intérêt, vous lirez les cinq chapitres de cette encyclique qui traitent de la doctrine sociale de l’Eglise, de la grandeur de l’homme face aux promesses de l’IA (intelligence artificielle), de la préservation de sa vérité, de sa dignité et de sa liberté, et enfin de la civilisation de l’amour à l’ère numérique. La conclusion, avec le Magnificat, comme chant de l’espérance, est superbe !

Oui, ou bien nous érigeons une nouvelle Tour de Babel avec orgueil, en excluant Dieu et en déshumanisant l’homme, avec une IA qui passe de l’outil à l’arme, le pape parlant d’ailleurs, à juste titre, de désarmer l’IA; ou bien nous reconstruisons les murailles de Jérusalem, comme le gouverneur de Judée Néhémie en 444 avant Jésus-Christ,  pour en faire une nouvelle Jérusalem de solidarité, de respect de l’homme et d’espérance.

Autrement dit, ou bien nous continuons dans l’ornière qui va vers la fin de l’humain, où l’homme deviendrait obsolète, comme l’écrit Bruno Patino, journaliste et essayiste, (que Léon XIV ne cite pas), ou bien nous choisissons le chemin difficile mais salutaire d’une sortie de crise écologique, numérique et politique et nous vivrons en hommes libres et fraternels dans une « civilisation de l’amour » invoquée par Paul VI . Dans le § 232, Léon XIV écrit : »Ce qui sauve l’homme, c’est l’amour divin qui descend jusqu’au point le plus fragile de son histoire et la régénère au plus profond« . Magnifica Humanitas est un cri d’amour du pape pour la dignité inaltérable de l’homme créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu »…

Permettez-moi pour conclure cette trop brève chronique de faire référence au § 121 de l’encyclique, où le pape cite Viktor Frankl, neuropsychiatre juif autrichien (1905-1997) : « L’homme est l’être qui a inventé les chambres à gaz d’Auschwitz ; mais il est aussi celui qui y est entré debout, le Notre Père ou le Shema Israël aux lèvres« . Ces mots empreints d’une tragique vérité retentissent si fortement en moi… La plus grande prière chrétienne que Jésus nous a donnée, associée à la prière juive par excellence que chaque juif récite le matin et le soir : « Ecoute Israël, l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est UN…« , nous rappelle explicitement que le christianisme est né dans le judaïsme et que le Christ était un juif galiléen pratiquant, qui n’est pas venu abolir mais accomplir la Loi de Moïse consignée dans la Torah et reçue de Dieu sur le Mont Sinaï…

Edmond Sirvente

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